Songez-vous à transférer de la technologie en Chine? – La première étape

Ling Loerchnerpar Ling Loerchner, agente de transfert technologique, bureau de la commercialisation de l’université de Waterloo (WatCo)

Nombre d’universités et de compagnies de l’Ontario ont hâte d’établir des partenariats commerciaux en Chine. Si vous abordez le marché chinois pour la première fois ou que vous envisagiez de transmettre de la technologie en Chine, la conférence internationale du transfert technologique (ITTC), prévue ce mois-ci de mars à Beijing, pourrait constituer un point de départ.

Le bureau de la commercialisation de l’université de Waterloo (WatCo) a commencé à convertir les innovations en débouchés de Chine, en assistant en avril 2011 à la première ITTC, tenue à Beijing. Co-présenté par l’AUTM (Association of University Technology Managers), cet événement marquant s’appelle aussi conférence AUTM-Asie. Au début, j’ai pensé que cet événement revêtirait une forme analogue à celle de l’assemblée annuelle de l’AUTM ou des réunions régionales d’Amérique du Nord. Toutefois, à l’arrivée, j’ai constaté que ses objectifs allaient au-delà d’une simple réunion liée au transfert technologique. Suivant un rapport de l’ITTC, beaucoup d’experts chinois de l’industrie étaient présents, soit plus de 950 de Beijing et 10 d’autres provinces, pour créer des possibilités de réseautage avec les décisionnaires du secteur privé.

À la conférence, j’ai présenté cinq projets/produits liés aux TIC du milieu de la recherche de l’université de Waterloo. La plus grande partie de l’auditoire consistait en cadres du secteur des TIC, en compagnies s’occupant de logiciels et en sociétés d’investissement. Les avantages de la conférence sont vite devenus évidents : Après mon exposé, des représentants de plusieurs compagnies et sociétés d’investissement m’ont demandé un complément d’information.

À l’inverse d’autres événements de transfert technologie, le comité organisateur de l’ITTC a très bien assuré le suivi auprès des participants de la conférence. Deux mois plus tard, une gestionnaire principale d’une compagnie de Beijing m’a rendu visite au campus de l’université de Waterloo (UW). Elle a demandé des renseignements sur une technologie propre à l’UW et un processus de collaboration éventuelle. Plusieurs mois après, la personne-ressource de ma conférence a ménagé une visite à mon bureau pour un partenaire principal d’un groupe d’investissement. Après avoir examiné un portefeuille des technologies des TIC de l’UW, l’investisseur a sélectionné deux projets et voulait officialiser un partenariat pour lancer de jeunes entreprises. La conférence de l’ITTC de 2011, au thème particulièrement bien choisi, consistant à mettre les meilleurs éléments en rapport et à créer des partenariats axés sur le succès, s’est révélée précieuse, car elle a permis d’établir des liens essentiels pour Waterloo auprès des marchés chinois.   

Plus tard dans le mois, j’assisterai à la seconde conférence de l’ITTC à Beijing. C’est quatre mois à l’avance que j’ai commencé à communiquer avec le comité organisateur. Les membres du comité de la conférence ont déjà déployé d’importants efforts pour harmoniser plusieurs de nos technologies avec des compagnies chinoises. En conséquence, par nos propres efforts et deux mois avant le début de la conférence, nous avons trouvé plusieurs compagnies qui recherchaient notre technologie protégée par des droits de propriété intellectuelle.

Nouer et entretenir des relations avec les partenaires chinois sont une mission permanente de notre équipe WatCo. Voici des observations clés et des leçons que nous avons tirées en chemin :  

  • En général, les compagnies chinoises sont de plus en plus disposées à collaborer avec les organismes/groupes de commercialisation universitaires d’Amérique du Nord. Elles sont ouvertes au co-développement et à l’investissement direct pour la technologie protégée par des droits de propriété intellectuelle (PI). C’est une bonne nouvelle pour tous les gestionnaires de transfert technologique d’Amérique du Nord.
  • Il importe au plus haut point d’acquérir la confiance. C’est un grand atout que de disposer dans notre groupe d’un membre qui connaisse la langue et la culture. Comme je suis Chinoise d’origine, il m’est plus facile d’établir le contact avec des représentants chinois. Une fois qu’ils savent que l’on parle leur langue, ils sont plus enclins à discuter du monde commercial et des méthodes connexes, ainsi qu’à fixer des attentes mutuelles pour les projets.
  • Faites preuve de patience. Les rapports de commercialisation n’évoluent pas du jour au lendemain. Il vous faut donner aux compagnies chinoises assez de temps pour comprendre votre technologie et les répercussions commerciales. En outre, il vous faut comprendre que ces compagnies ont peut-être besoin de plus de temps que nous pour lancer une compagnie. Par exemple, pour l’auto-inscription en ligne d’une société au Canada, il suffit d’un ou de deux jours. En Chine, pour enregistrer une compagnie, il faut au moins 30 jours.
  • Si possible, ménagez des réunions en tête à tête pour la prise des grandes décisions. Le simple fait que la langue et la culture diffèrent n’entraîne pas forcément qu’après une réunion et plusieurs suivis par courriel, on puisse signer une entente. Vous devez vous engager à vous rencontrer en personne et à communiquer d’une façon positive, empreinte de confiance, afin de susciter assez d’attention et d’intérêt, et d’exécuter la tâche.

Comme je l’ai déjà mentionné, il n’y a pas longtemps que nous avons commencé à établir des relations en Chine. À mon avis, grâce à une technologie avant-gardiste commercialisable, un solide engagement, ainsi qu’un respect mutuel à l’égard de pratiques culturelles et commerciales uniques en leur genre, nous continuerons d’accomplir en Chine d’importantes réalisations reposant sur notre « potentiel » initial de commercialisation.

Au sujet du bureau de la commercialisation de l’université de Waterloo :

http://www.research.uwaterloo.ca/watco/

Le bureau de la commercialisation de l’université de Waterloo (WatCo) fournit les compétences et la grande diversité d’expériences nécessaires pour gérer les biens intellectuels de l’université et donner efficacement aux « membres de l’université » une possibilité réelle de participer aux avantages commerciaux découlant de leur recherche. Pour commercialiser les technologies de nos chercheurs, nous proposons des licences avec des partenaires de l’industrie ou créons des compagnies dérivées.

Catégories: de collaboration avec la Chine

Les opinions exprimées dans le présent carnet Web ne sont pas forcément celles du gouvernement de l’Ontario, ni celles de son personnel. Elle sont celles de la carnetière invitée ou du carnetier invité.

Laissez une réponse

 

Avez-vous une idée pour le carnet Web? Nous aimerions beaucoup la connaître. Veuillez nous informer de vos idées pour ce carnet.

Si vous avez besoin d´une traduction française ou anglais des commentaries du blog, svp soumettez votre demande par la forme "pour nous joindre", et specifies L´URL des pages contenant les commentaries.