Document d'information

Le 14 février 2008

LA SAUVEGARDE DE LA BIODIVERSITÉ MONDIALE

L’Ontario investit cinq millions de dollars pour appuyer à l’université de Guelph un projet de recherche de classe mondiale qui vise à préserver et à protéger la biodiversité du monde. Grâce à ce projet, des chercheurs et chercheuses de l’Ontario conçoivent une méthode unique en son genre, à code à barres, pour cataloguer les relevés d’ADN des organismes vivants du monde. 

L’investissement du gouvernement découle de la déclaration économique d’automne – plan de trois milliards de dollars conçu pour renforcer la compétitivité mondiale de l’Ontario et créer la prochaine vague de croissance économique. 

Le codage à barres de l’ADN a été inventé en Ontario : C’est la méthode la plus rapide et la moins coûteuse de préserver et de protéger la biodiversité

En 2003, le Dr Paul Hebert, chercheur à l’université de Guelph, a inventé le codage à barres de l’ADN. Il cherchait une méthode rapide et efficace d’identification de la vie des végétaux, des insectes et des animaux.    

Le Dr Hebert dirige une équipe de chercheurs et chercheuses au Biodiversity Institute of Ontario de l’université de Guelph, institut qui travaille avec plus de cent scientifiques de 25 pays pour établir le plus grand système d’identification des espèces qui repose sur l’ADN dans le monde.

L’équipe de recherche met au point une technologie qui, espère-t-elle, permettra une identification presque instantanée de l’ADN, en numérisant simplement un spécimen à l’aide d’un dispositif tenu à la main, un peu comme on numérise les produits d’épicerie au supermarché. À l’heure actuelle, les scientifiques envoient des échantillons à un laboratoire pour les échantillonnages d’ADN, procédé bien plus lent.

Ce système de codage à barres révolutionnera le mode d’accès à l’information biologique. Un meilleur accès à l’information sur les espèces influera sur de nombreux aspects de la société, dont la répression des maladies et des parasites, la sécurité des aliments et la conservation des ressources. Par exemple, la technologie aidera à atténuer la menace d’épidémies mondiales. Par une simple numérisation de l’ADN, les scientifiques pourront établir rapidement si un oiseau est porteur d’une maladie infectieuse, comme la grippe aviaire.

L’ADN renferme des instructions génétiques utilisées dans le développement et le fonctionnement de tous les organismes vivants. La quantité croissante de données de codes à barres conduira à de grandes améliorations de notre aptitude à identifier et à découvrir de nouvelles espèces.

La santé de la biodiversité du monde produit de nombreux effets critiques sur l’économie. Aujourd’hui, du fait de la croissance du commerce mondial et du risque grandissant de changement climatique, tous les territoires de compétence s’exposent d’une façon encore jamais vue aux espèces envahissantes qui menacent l’agriculture, la foresterie et les pêches. Le codage à barres de l’ADN permettra d’accélérer l’identification des espèces. Il sera donc plus facile de prendre des mesures décisives plus tôt et de réduire les coûts connexes.

Faits clés :

  • Le Dr Hebert a publié plus de 270 communications sur le codage à barres de l’ADN. Son activité actuelle, consistant à établir l’initiative internationale Barcode of Life, codera en barres 500 000 espèces en cinq ans.
  • Sous l’impulsion de l’équipe du Dr Hebert à Guelph, le Canada fut le premier pays à créer un réseau national de recherche axé sur l’acquisition et l’analyse des relevés de codes à barres de l’ADN pour des espèces nouvelles et actuelles de végétaux, d’insectes et d’animaux. À cet égard,  l’Ontario fut la seule province à construire une installation spécialisée, consacrée à la collecte de relevés de codes à barres et à la création d’une plateforme d’informatique pour la mémorisation et l’analyse. 
  • Le projet intégrera les efforts internationaux visant à créer un système exhaustif et universel pour recueillir, partager, identifier, préserver et analyser la biodiversité du monde et invite 25 nations à participer à l’initiative internationale Barcode of Life.

Pour de plus amples renseignements sur les programmes et le financement du ministère de la Recherche et de l’Innovation, veuillez visiter www.ontario.ca/innovation.

 

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