Le 17 août 2009
L’Ontario fournit 11,5 millions de dollars pour soutenir 82 nouveaux chercheurs ainsi que leurs équipes dans 21 établissements de recherche de l’ensemble de l’Ontario. Tous les chercheurs en chef recevront 140 000 $ par l’entremise du Programme de bourses de nouveaux chercheurs.
Internet quantique
Chercheur principal : Dr Duncan Hew-Jon O'Dell
Chercheurs impliqués : 4
L’application de la mécanique quantique à l’informatique et aux technologies de la communication constitue un domaine nouveau et fascinant de recherche fondamentale. Elle pourrait révolutionner complètement les technologies en question, si elle franchit l’obstacle lié à la manière de distribuer l’information quantique, qui est généralement plus délicate que l’information classique, dans un réseau à nœuds spatialement séparés. Le Dr Duncan O’Dell et son équipe conduiront des recherches théoriques qui pourraient aider les chercheurs à vaincre cet obstacle. Ils vont s’occuper du problème du transfert fiable et sur demande des photons dans un réseau de cavités optiques reliées entre elles par des fibres optiques.
Étude génétique moléculaire du développement de l’appareil reproducteur
Chercheur principal : Dr Bhagwati Gupta
Chercheurs impliqués : 4
Le laboratoire du Dr Gupta mène actuellement des recherches sur l'appareil reproducteur des vers (nématodes) des espèces Caenorhabditis elegans et Caenorhabditis briggsae. Ces travaux nous aideront à comprendre le fonctionnement des gènes et leur interaction les uns avec les autres dans tout l'éventail étonnant des événements qui prennent place à partir du moment où un œuf est fertilisé jusqu’à son développement en adulte humain. La modification de toute interaction dans les réseaux géniques qui contrôlent les événements en question pourrait causer des maladies, y compris le cancer. Les conclusions du Dr Gupta révéleront les fondements des maladies en question, ce qui conduira à une amélioration des diagnostics et des traitements.
Toxique ou non? – Les interactions des protéines dans un système bactérien
Chercheur principal : Dre Marie Alaine Elliot
Chercheurs impliqués : 3
Les amyloїdes constituent des agrégations de protéines associées à des maladies comme la maladie d'Alzheimer. On présume depuis longtemps que les amyloїdes qui se forment lorsque les protéines interagissent de manières inappropriées et que les interactions en question sont toxiques et susceptibles d’entraîner des maladies. La recherche permet maintenant d’affirmer que toutes les amyloїdes ne sont pas toxiques, étant donné qu’on a montré récemment que des « amyloїdes fonctionnelles » jouent un rôle important dans divers systèmes biologiques, y compris celui de la pigmentation de la peau et du développement des bactéries. Les efforts de la Dre Elliot et de son équipe pour comprendre la manière dont se forment les amyloїdes dans la bactérie Streptomyces coelicolor pourrait nous aider à déterminer ce qui différencie une amyloїde toxique d'une amyloїde fonctionnelle et, du même coup, nous faire franchir une étape vers une cure pour la maladie d'Alzheimer.
Comprendre le risque de contamination microbiologique de l’eau souterraine posé par la présence de fractures
Chercheur principal : Dre Sarah Elizabeth Dickson
Chercheurs impliqués : 4
L’eau souterraine est typiquement considérée comme une source sécuritaire d’eau potable. La recherche de la Dre Dickson, combinent des expériences sur le terrain et des expériences en laboratoire avec une modélisation informatique afin de déterminer les situations qui pourraient amener les sources d’eau à devenir vulnérables aux agents pathogènes. Les résultats de cette recherche fourniront aux organismes de réglementation gouvernementaux de meilleures données scientifiques pour guider la législation en matière de protection de l’eau. Il en découlera ultimement une protection de la santé publique des Ontariens qui se fient à l’eau souterraine pour s’approvisionner en eau potable.
Investigation des mécanismes qui conduisent à un gain de poids d'origine médicamenteuse chez les patients atteints de troubles de l'humeur
Chercheur principal : Dre Valerie Hanah Taylor
Chercheurs impliqués : 5
L'équipe de recherche de la Dre Taylor travaille actuellement à mettre au point une meilleure compréhension de la raison pour laquelle la prévalence de l'obésité chez les personnes ayant reçu un diagnostic de trouble de l'humeur dépasse celle de la population générale. Les chercheurs savent que les personnes qui prennent un médicament pour traiter les troubles de l’humeur, maladie mentale relativement courante, prennent du poids, ce qui constitue un effet indésirable du médicament. Mais quels sont les facteurs exacts qui contribuent au gain de poids et à la maladie physique ultérieure? La Dre Taylor se propose de les découvrir. Elle examine les habitudes alimentaires, l’activité physique et le métabolisme chez des personnes traitées pour un trouble de l’humeur. Ces travaux aideront les personnes qui prennent un médicament pour traiter un trouble de l’humeur à éviter l’obésité.
Étudier les chromosomes du sexe pour mieux comprendre l’évolution du génome
Chercheur principal : Dr Ben Jonathan Evans
Nombre de chercheurs concernés : 3
Les recherches du Dr Evans sur la détermination du sexe et l’évolution des chromosomes du sexe constitueront une étape franchie dans notre compréhension de l’évolution de génome, de la variation génétique, de la recombinaison chromosomique et des mécanismes génétiques de la reproduction. Ce projet se concentre sur la découverte de nouvelles connaissances sur l’évolution des chromosomes qui déterminent le sexe, et offrira de l’information nouvelle relativement aux troubles humains connexes, à l’expression des gènes et à la reproduction. Il exposera aussi les membres de l’équipe de recherche du Dr Evans à une technologie de pointe pour une collecte et une analyse de données à haut débit. Les membres de l’équipe acquerront l’expertise d’origine ontarienne nécessaire pour les emplois en bioinformatique, en biologie computationnelle et en biologie moléculaire.