Le 27 août 2008
SOUS RÉSERVE DE MODIFICATIONS
J’aimerais souhaiter la bienvenue à Monsieur le Ministre Wilkinson, à nos invités venus des autres hôpitaux et universités de Toronto, aux membres de notre personnel ici à Bloorview, ainsi qu’aux étudiants et à leurs familles. Je me nomme Colin Macarthur, et je suis le directeur du Bloorview Research Institute, situé ici même, dans les murs du Bloorview Kids Rehab. Ici, à Bloorview, nous sommes ravis de pouvoir accueillir monsieur John Wilkinson, ministre de la Recherche et de l’Innovation, à l’occasion de sa présentation de cette importante annonce.
Pour ceux et celles d’entre vous qui ne le sauraient pas, le Bloorview Research Institute est le seul institut de recherche en milieu hospitalier du Canada qui se consacre aux enfants handicapés. Cet institut réunit des cliniciens, des scientifiques, des étudiants, des familles et des décisionnaires, dans le but de mener des recherches pour améliorer la qualité de vie des enfants handicapés.
Ici à Bloorview, nous avons une longue et riche histoire d’innovation en matière de recherche pour les enfants handicapés. Nous avons mis au point des traitements cliniques d’avant-garde, nous avons créé des technologies assistées constituant des innovations importantes et qui se vendent dans une bonne vingtaine de pays autour du globe, et nous avons généré des savoirs portant sur les obstacles d’ordre social ou physique, ou liés à des politiques, qui empêchent les enfants handicapés de participer pleinement à la vie.
Pour mener des recherches de calibre mondial, il faut des talents de renommée mondiale, et des investissements d’ampleur mondiale. Tom Chau, un scientifique, et son laboratoire d’étudiants des deuxième et troisième cycles, constituent la source de ce talent, et l’épine dorsale de l’investissement en recherche qui est au cœur du Programme d’innovation de l’Ontario; investissement grâce auquel de jeunes scientifiques comme Tom peuvent réaliser leurs rêves. Cet investissement vise également à permettre aux instituts de recherche d’attirer et de conserver les meilleurs et les plus brillants des étudiants des deuxième et troisième cycles, étudiants en qui réside le futur. En ce qui concerne Bloorview, cet investissement nous permet d’améliorer la qualité de la vie des enfants handicapés, non seulement en Ontario, mais aussi partout dans le monde. J’aimerais maintenant accueillir Monsieur le Ministre John Wilkinson, et l’inviter sur l’estrade.
Eh bien, bonjour à toutes et à tous. Il est certainement très agréable d’être de retour ici à Bloorview.
J’aimerais remercier Sheila, que tout le monde connaît ici comme la présidente et chef de la direction; un grand merci également à Colin pour sa présentation; Colin qui nous convie tous ici ce matin pour cet événement au cours duquel nous allons annoncer les lauréats du Programme de bourses de nouveaux chercheurs , ici dans la région du grand Toronto.
Je tiens aussi à souligner la présence d’un grand nombre de personnes qui sont venues se joindre à nous aujourd’hui, et à leur souhaiter la bienvenue. Nous avons notamment le plaisir d’accueillir Sheldon Levy, le président de l’Université Ryerson; je vois aussi Michael Julius, du Centre Sunnybrook, et Mark Rochon, de l’Institut de réadaptation de Toronto, sans oublier Christopher Paige, du Réseau universitaire de santé. Il y a aussi tous ceux et celles du Centre de réadaptation de Toronto – nous sommes heureux de vous voir ici. Bienvenue aussi à tous les autres qui ont pris le temps de se joindre à nous ce matin. Je reconnais beaucoup, beaucoup de visages qui me sont familiers.
Tout d’abord, j’aimerais vous remercier tous et toutes pour le travail que vous faites… jour après jour… œuvrant à faire de cette province l’un des hauts lieux de l’innovation dans le monde.
Le gouvernement de l’Ontario s’est engagé à soutenir la recherche et l’innovation comme le moyen de transformer les problèmes mondiaux à notre avantage, de façon à donner le jour à notre prochaine génération d’emplois – et, c’est là un point essentiel, de façon à prodiguer de meilleurs soins de santé, de contribuer à un environnement durable et vert et à une meilleure qualité de vie pour toutes les familles ontariennes.
Le Programme d’innovation de l’Ontario, dans le cadre duquel le gouvernement de l’Ontario prévoit injecter trois milliards de dollars, a pour objet d’investir dans notre atout par excellence – nos gens et leurs meilleures idées – pour faire de l’Ontario une province en meilleure santé, une province plus verte, plus durable, et plus forte.
À ce chapitre, l’Ontario est choyé : partout dans la province, dans toutes les collectivités, nous sommes forts d’une tradition de leadership en matière de recherche; c’est-à-dire que nous avons des gens dotés du talent nécessaire pour relever les défis planétaires.
En fait, nous n’avons pas besoin de chercher plus loin que l’endroit où nous sommes réunis aujourd’hui, ici à Bloorview, pour trouver des modèles d’émulation, des exemples extraordinaires d’innovateurs faisant œuvre de pionniers.
Permettez-moi maintenant de vous faire part d’un exemple de notre histoire… Par ailleurs, je voulais simplement vous mentionner que, un peu plus tôt cette semaine, je me suis entretenu avec la personne qui vous représente à l’Assemble législative : Kathleen Wynne, notre ministre de l’Éducation et députée pour Don Valley-Ouest, elle qui est si fière de Bloorview; nous nous sommes croisés dans ma circonscription, et nous en avons profité pour échanger nos dernières nouvelles. Elle se trouve dans l’impossibilité d’être parmi nous aujourd’hui. Ses devoirs ministériels l’appellent ailleurs, mais elle tenait à ce que je vous transmette ses plus cordiales salutations.
Mais revenons-en au sujet qui nous préoccupe. Je voulais vous parler d’un grand homme digne d’émulation : le docteur Hugh MacMillan.
Cloué à un fauteuil roulant après avoir contracté la polio pendant sa jeunesse, Dr MacMillan a transformé ses difficultés en possibilités d’innovation, et surtout, il en a fait une source d’espoir.
À titre d’administrateur adjoint de l’établissement qui s’appelait à l’époque l’Ontario Crippled Children’s Centre– le précurseur du Bloorview que nous connaissons aujourd’hui – Dr MacMillan était animé d’un but et d’une passion dont nous avons le résultat devant nous. Son but et sa passion consistaient à aider les enfants à réaliser leur plein potentiel, et ce, peu importe les obstacles physiques auxquels ils faisaient face…
Son objectif visait aussi à fonder une tradition de recherche et d’innovation qui repousserait les limites des sciences de la réadaptation.
J’aimerais donc ce matin souligner la profonde influence que le dévouement professionnel du docteur MacMillan… son attitude incroyablement positive… et son approche quant à sa vie et à son travail… ont eue sur les thérapies de réadaptation pour enfants; influence tout aussi profonde sur une nouvelle génération de chercheurs qui travaillent ici à Bloorview, aux quatre coins de notre province ou ailleurs dans le monde.
Et c’est justement pourquoi nous sommes ici aujourd’hui : pour annoncer un nouveau financement afin de créer des possibilités similaires aussi bien chez nos meilleurs chercheurs qu’au sein de notre prochaine génération de chercheurs d’élite… et ce, grâce au Programme de bourses de nouveaux chercheurs, du gouvernement de l’Ontario.
Ce programme soutient les chercheurs ontariens extrêmement doués qui ont été récemment embauchés, de façon à les aider à constituer leur équipe de recherche avec des étudiants des deuxième et troisième cycles, avec des chercheurs-boursiers de niveau postdoctoral et avec des chercheurs associés.
De cette façon, nos chercheurs seront certains de disposer de la main-d’œuvre dont ils ont besoin pour aller de l’avant avec leurs travaux de recherche…
En outre – et c’est tout aussi important – le programme donne aux membres de leurs équipes – j’en ai d’ailleurs rencontré un grand nombre ce matin dans l’équipe de Tom – la possibilité de peaufiner leurs compétences et de mener des recherches d’avant-garde… De cette façon, le programme développe de façon plus marquée encore notre formidable bassin de talents dont dispose la province.
C’est important, car le talent est l’élément fondamental de l’innovation.
Et aujourd’hui plus que jamais, l’Ontario a vraiment besoin d’innover.
En effet, tous savent que l’Ontario est aujourd’hui aux prises avec certains problèmes générés par des forces devant lesquelles nous sommes impuissants : des prix du pétrole à la hausse, une devise forte, et une économie américaine qui a du plomb dans l’aile. Toutefois, notre économie demeure solide… Pourquoi? Eh bien, parce que nous avons une formule grâce à laquelle, tous ensemble, nous passerons à travers cette épreuve.
Et nous continuerons d’améliorer ce dont dépendent les familles ontariennes, comme nos écoles, nos hôpitaux et notre environnement, et ce, afin de continuer de bâtir une qualité de vie supérieure et de renforcer nos avantages sur le plan économique.
La meilleure façon pour nous d’y parvenir, c’est d’investir dans notre atout maître : dans nos gens, et dans leur capacité de concrétiser les idées en résultats tangibles… pour en faire des produits et des services qui sont recherchés partout dans le monde, et qui nous procureront de meilleurs soins de santé, de meilleurs emplois, un environnement plus sain… et une meilleure qualité de vie.
C’est pourquoi il me fait plaisir d’annoncer que le gouvernement de l’Ontario va investir dans 66 nouvelles Bourses de nouveaux chercheurs, réparties sur l’ensemble de la province, pour une somme totale qui s’élève à quelque 9,24 millions de dollars.
Je suis particulièrement heureux d’annoncer qu’aujourd’hui nous investissons plus de trois millions de dollars de cette somme dans 22 de ces projets, lesquels sont en cours de réalisation ici même dans la région du grand Toronto.
L’un de ces projets extraordinaires est actuellement dirigé par Tom Chau, qui travaille ici même, dans ce laboratoire de Bloorview Kids Rehab où nous sommes réunis ce matin.
Tom Chau, qui fait un travail tout à fait novateur et exemplaire, œuvre dans le but d’aider les enfants qui sont limités par d’énormes obstacles d’ordre physique à interagir avec le monde qui les entoure. Est-il entreprise plus noble que de secourir un enfant que le destin emprisonne, et de changer son avenir? C’est pourquoi nous tenons à vous rendre hommage, à vous et à tous nos chercheurs qui œuvrent en ce sens.
Cela signifie que des enfants intelligents et pleins d’énergie, mais qui sont très limités quant à leur capacité de se mouvoir ou de parler, se retrouvent dotés de la faculté de s’exprimer… de communiquer avec leurs familles… de composer de la musique… et de commencer à réaliser leur plein potentiel.
Le travail accompli par Tom Chau laisse entrevoir un meilleur avenir pour ces enfants et pour leurs familles…
Ainsi qu’un meilleur avenir pour nos collectivités et pour la société tout entière.
Grâce au Programme de bourses de nouveaux chercheurs, du gouvernement de l’Ontario, c’est ensemble que nous travaillerons dans le but d’aider à renforcer les capacités de l’Ontario en matière de recherche et de commercialisation, dans des secteurs aussi essentiels que les sciences de la santé et les appareils médicaux de pointe – ce qui comprend le travail qui s’effectue ici même à Bloorview – ainsi que dans les technologies propres et dans les technologies liées aux communications et médias électroniques.
Le but de ce programme est d’améliorer la capacité de l’Ontario à attirer et à conserver les talents de la recherche qui comptent parmi les meilleurs et les plus brillants de l’élite mondiale. Et si vous parcourez la liste des 66 chercheurs et chercheuses qui se sont vu décerner des bourses cette année, parmi lesquels 22 travaillent ici même dans la région du grand Toronto, vous verrez une fenêtre sur le monde.
Ce qui constitue vraiment un avantage concurrentiel de poids est le fait que nous avons cette merveilleuse société à l’esprit ouvert. Que nous ne permettons ni à nos politiciens ni à la science politique de venir s’immiscer dans les affaires de la science. Que nous n’intervenons pas dans le marché, mais que nous croyons avoir, en tant que gouvernement, la possibilité d’agir comme catalyseur pour unir l’élite de nos chercheurs et le milieu des affaires dans le but d’apporter des solutions à ces problèmes planétaires. Voilà, à notre avis, la formule pour la réussite économique.
Je suis particulièrement heureux du fait que notre Programme de bourses de nouveaux chercheurs, en plus d’aider à attirer des équipiers vers nos 66 lauréats qui travaillent ici en Ontario, aidera en particulier à attirer ceux-ci vers les 22 chercheurs qui œuvrent dans la région du grand Toronto. Cela signifie que leurs équipes, et leurs équipes de recherche composées d’étudiants, d’étudiants des deuxième et troisième cycles et de chercheurs-boursiers de niveau postdoctoral, compteront près de 1 100 nouveaux membres qui auront été amenés à se joindre à elles. À l’heure actuelle, toutes les institutions qui ont parrainé ces chercheurs d’élite versent elles-mêmes des contributions pour favoriser cette recherche, ce qui témoigne sans équivoque de la foi dont sont animées vos propres institutions, dans toute la région du grand Toronto, à l’égard du travail que vous faites.
Dans le cadre du programme, nous avons expressément demandé aux chercheurs de prévoir obligatoirement un élément qui rejoigne les élèves des écoles secondaires. Car il nous faut inspirer la prochaine génération de scientifiques de cette province. L’idée est que les élèves des écoles secondaires auront une part active dans chacune – je dis bien chacune – de ces bourses. Nous estimons qu’il y aura quelque 6 700 élèves d’écoles secondaires en Ontario, qui, du simple fait de cette annonce prononcée aujourd’hui, vivront une expérience personnelle au contact de la science d’avant-garde.
En effet, parmi les scientifiques que j’ai rencontrés au ministère de la Recherche et de l’Innovation – et j’en ai rencontré beaucoup ces dernières années, notamment des scientifiques en lice pour le prix Nobel, ou qui en sont des lauréats – parmi ces scientifiques, dis-je, il n’y en a pas un qui ne m’ait confié avoir un jour vécu ce genre de moment décisif où l’on se trouve inspiré(e) par tel chercheur ou telle chercheuse; et c’est précisément ce que nous cherchons à faire grâce à ce programme.
Ainsi, notre gouvernement a engagé, en tout, quelque 47,2 millions de dollars pour le soutien de nos jeunes chercheurs les plus brillants.
Pour prendre un exemple célèbre, Thomas Edison a dit un jour : « Si nous tous nous faisions ce dont nous sommes capables, nous nous étonnerions nous-mêmes, littéralement. »
Les investissements annoncés aujourd’hui garantiront aux Ontariennes et Ontariens talentueux, de tous les établissements de recherche de la région du grand Toronto, de pouvoir réaliser tout ce dont elles et ils sont capables.
Je n’ai aucun doute là-dessus, nous continuerons d’être étonnés par ce que Tom Chau et son équipe de recherche réaliseront et par ce qu’ils s’apprêtent à nous communiquer ce matin.
Au cours des siècles précédents, c’était plutôt facile. Sur le plan de l’économie, la formule était simple : lorsque vous trouviez, pour un problème local, une solution fonctionnant à l’échelle locale, vous vous ouvriez un marché local, grâce auquel vous assuriez une situation prospère à votre famille.
Toutefois, en ce XXIe siècle, à l’heure où nous faisons face au défi inhérent à la mondialisation, nous disposons d’une nouvelle formule, et elle est tout aussi simple. Si nous réussissons à trouver ne serait-ce qu’une partie de solution à un problème planétaire, alors nous nous ouvrirons une porte sur le marché mondial, et les capitaux mondiaux, accompagnés des chercheurs au talent mondialement reconnu, viendront frapper à la porte de notre province ouverte sur le monde; et c’est cela qui sera le moteur de la prochaine génération d’emplois ici même à Toronto, dans la région du grand Toronto et partout ailleurs en Ontario.
J’aimerais conclure en vous citant ces paroles prononcées un jour par le docteur MacMillan : « La vie, c’est le résultat de ce que vous faites avec ce que vous avez, tout en acceptant les choses que vous ne pouvez changer. »
En notre époque secouée par tant de changements inouïs, l’Ontario ne se bornera pas à survivre… mais tous ensemble, nous prospérerons… en nous appuyant sur les esprits, sur les idées et sur la réussite des gens que nous soutenons ici même aujourd’hui.
Merci.
Merci, Monsieur le Ministre, pour votre engagement hors du commun envers les enfants et les jeunes handicapés, et envers leurs familles. Je puis vous assurer que cette somme investie fera beaucoup pour maximiser les possibilités des nombreux enfants qui sont si chers à nos cœurs, ici à Bloorview.
J’aimerais aussi féliciter tous les autres lauréats du Programme de bourses de nouveaux chercheurs. Ce n’est pas sans une grande humilité que je me vois au nombre d’un groupe aussi prestigieux de scientifiques ontariens.
Ici à Bloorview, les Bourses de nouveaux chercheurs financeront la recherche portant sur ce que l’on nomme Body Talk. Pour de nombreux enfants et jeunes handicapés, la communication et l’interaction constituent un problème quotidien. Les solutions ne sont pas faciles à trouver. Cependant, grâce au Programme de bourses de nouveaux chercheurs, l’Ontario deviendra un chef de file mondial au chapitre de la lutte contre ce problème mondial.
Pour la première fois, nous observons toutes les manières subtiles par lesquelles le corps humain peut communiquer de lui-même, c’est-à-dire sans gestes ni paroles – d’où le nom de Body Talk. Mettez-vous un instant à la place d’un enfant dont l’esprit a toute sa lucidité, mais qui est incapable de parler ou de bouger.
Imaginez maintenant que vous êtes capable de naviguer sur Internet simplement à l’aide de votre esprit. Représentez-vous en train de peindre un tableau avec des couleurs vives et des textures osées par la seule force de vos pensées. Imaginez que vous épelez votre nom pour la toute première fois après avoir été emprisonné(e) toute votre vie dans un corps paralysé. Envisagez un instant toute la nouvelle vie sociale et éducationnelle, toutes les nouvelles possibilités de jeux – et plus tard, les possibilités d’emploi – que Body Talk pourrait créer pour les enfants et les jeunes handicapés.
Le Programme d’innovation de l’Ontario permet d’investir dans le pouvoir de l’imagination, et ce que nous venons de voir, ce sont-là les visions que notre recherche s’emploie à traduire en résultats concrets. Mais le Programme de bourses de nouveaux chercheurs fera beaucoup plus. Monsieur le ministre Wilkinson a déjà parlé de l’extension du programme de bourses aux écoles secondaires. En effet, ces bourses nous permettront d’amorcer certaines activités nouvelles qui viseront à pendre contact avec les élèves des écoles secondaires, à catalyser l’intérêt pour le développement des appareils médicaux et des technologies assistées, l’un des secteurs prioritaires du Programme de bourses de nouveaux chercheurs, du gouvernement provincial – en générant des valeurs qui puisent dans l’excellence en recherche.
Le Programme de bourses de nouveaux chercheurs renforcera les liens de réciprocité entre la recherche et l’industrie, réciprocité grâce à laquelle nous consoliderons nos liens actuels avec l’industrie et nouerons de nouveaux partenariats. Bloorview a la réputation déjà bien attestée d’être une pépinière d’entrepreneurs talentueux, de nouveaux biens intellectuels, de nouveaux produits et de nouvelles initiatives. Le Programme de bourses de nouveaux chercheurs garantira que cet établissement dynamique continuera de tourner à plein régime.
En ce qui concerne la formation, le programme de bourses nous permettra de continuer d’attirer les plus passionnés parmi les étudiants des deuxième et troisième cycles et parmi les chercheurs-boursiers de niveau postdoctoral, étudiants et chercheurs, qui nous viennent de partout dans le monde. Ce sont eux qui façonneront l’Ontario de demain, et en particulier la qualité de vie des enfants et des jeunes handicapés, pour les générations à venir.
J’ai aujourd’hui le privilège de vous présenter l’une de ces personnes de talent, quelqu’un qui travaille fort; j’ai nommé Stefanie Blain. Stefanie est une étudiante de troisième cycle qui travaille dans notre laboratoire; elle détient une bourse d’études supérieures du Canada du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie. Elle est en voie de devenir une chef de file dans la prochaine génération de scientifiques de l’Ontario. Laissez-moi maintenant vous présenter Stefanie Blain.
Merci Tom. Je m’appelle Stefanie Blain. J’ai passé les trois dernières années au laboratoire PRISM, à travailler sur l’un des nombreux volets du projet de recherche nommé Body Talk. Ce qui m’intéresse, c’est d’observer les signaux physiologiques d’une personne en décodant, comme Tom l’a mentionné plus tôt, les changements subtils de ces signaux, afin de voir s’il y a moyen pour nous d’ouvrir une fenêtre sur le monde extérieur pour les personnes qui ont un handicap grave. Mon travail au laboratoire PRISM m’a donné la possibilité non seulement de travailler auprès de chercheurs incroyablement doués, comme Tom Chau, mais aussi aux côtés d’étudiants de calibre international, que Tom et son programme de recherche sont parvenus à recruter.
Dans cette discipline, beaucoup d’entre nous consacrent énormément de temps à observer les nuances subtiles des signaux corporels d’une personne. L’une des leçons que nous en tirons correspond à une leçon que l’on nous enseigne dans notre enfance : chaque personne est unique, absolument unique. Les personnes sont très différentes les unes des autres, et, en retenant cette leçon, nous avons structuré notre recherche de manière à passer beaucoup de temps à travailler individuellement avec nos clients, et individuellement aussi avec les familles. Pour notre programme de recherche, il n’est pas inhabituel de vouloir nous concentrer sur le cas d’une famille en particulier pendant toute la période de quatre ans qui est prévue pour notre recherche.
L’une de ces familles avec lesquelles j’ai eu le privilège de travailler pendant les trois dernières années de mes recherches est celle de Karen Castelane et de Max Weinrib. Je connais Max depuis deux ans maintenant; il vient périodiquement à Bloorview pour travailler avec moi dans le cadre de mon projet de recherche, et c’est un très grand privilège que d’avoir fait sa connaissance et d’avoir travaillé avec lui ces dernières années.
Karen est du nombre de ces personnes exemplaires sans lesquelles cette recherche serait impossible. Car nous ne pouvons mener à bien cette recherche qu’avec le soutien des familles et des parents concernés. Karen fait preuve de beaucoup de souplesse, et elle nous offre un appui formidable dans l’ensemble de notre travail. Ainsi, il m’est arrivé de me trouver dans son salon, tard le soir, à installer des capteurs sur son fils, et à venir parfois jusque dans sa classe, d’où je tirais Max pour le mener près d’un ordinateur auquel je le branchais afin que nous puissions faire avancer la recherche, et apprendre le chemin à suivre pour décoder ses signaux physiologiques.
J’aimerais maintenant profiter de cette occasion pour vous présenter Karen, qui va vous parler, en quelques mots, de ce que cette recherche signifie pour elle. Karen?
Merci, Stefanie, et, bien sûr, merci aussi à Tom Chau et à toute l’équipe de Bloorview de nous permettre de faire une présentation en personne.
Vous nous avez peut-être vus entrer tout à l’heure, mon fils Max et moi. Max est dans cette salle; il est possible que vous ne puissiez pas l’apercevoir dans son coin. Il a quinze ans et il est atteint d’infirmité motrice cérébrale spastique. Il ne ressemble peut-être pas à la plupart des garçons de son âge, mais je peux vous assurer qu’il représente plus de cent mille enfants et jeunes qui ont toutes leurs capacités cognitives, mais dont les facultés motrices sont extrêmement limitées par de nombreuses, de très nombreuses causes, et pas seulement par l’infirmité motrice cérébrale.
Le résultat, c’est que Max est emprisonné. Vous avez déjà entendu ce mot : emprisonné. Emprisonné dans un corps qui ne fonctionne pas de façon fiable ni cohérente. Il n’est pas paralysé. Il peut bouger, mais il lui est impossible d’envoyer, à partir de son cerveau, des impulsions pour activer ses muscles de manière assez cohérente ou fiable pour communiquer efficacement. Il ne parle pas, et malheureusement, il lui a été impossible d’utiliser les technologies de communication non verbale qui sont disponibles aujourd’hui. Il a essayé un interrupteur au menton, un interrupteur à levier, des interrupteurs à bascule, des interrupteurs à commande oculaire, divers commutateurs pour fauteuils électriques. Il y a accès, il en connaît le fonctionnement et il essaie très fort, mais il n’arrive pas, de façon cohérente, à communiquer de façon à se faire comprendre. Alors jusqu’à maintenant nous n’avons jamais vraiment communiqué, sinon par quelques gestes : la bouche ouverte et le bras levé pour dire « oui », et aucune réponse pour dire « non ».
La recherche Body Talk qui est en cours ici à Bloorview nous donne, pour la première fois, la possibilité d’ouvrir la porte qui nous sépare du monde de Max; jamais nous n’avons été si près d’y arriver. Pour la première fois, nous pouvons apprendre quels sont ses véritables besoins, ses sentiments, ses opinions, ses commentaires, son apprentissage et tout ce qui touche le monde de son éducation et de sa scolarisation, et de plus, comme Tom l’a mentionné, sa vie sociale et ses loisirs. C’est là la véritable clef de son autonomie.
Quels parents ne voudraient pas entendre leur enfant dire « merci », « je m’amuse bien! », « s’il te plaît, éteint la télé ou change de chaîne, j’en ai assez de Sponge Bob »; ou tout simplement « je t’aime »?
Les répercussions de Body Talk sont immenses. Je ne m’aventurerai même pas à en exprimer les véritables retombées par un ordre de grandeur. Mais je sais que le fait de ne pas pouvoir communiquer avec mon enfant, cela signifie – tant pour l’enfant que pour la famille - se retrouver frustré, et souffrir d’un sentiment d’impuissance et de la perte de potentiel, sentiments que l’on apprend à connaître à la longue.
Je suis vraiment… je suis extrêmement reconnaissante, et j’ai bon espoir que Tom Chau et Stefanie Blain, avec leur équipe, trouveront la clef grâce à laquelle Max pourra s’exprimer et faire entendre sa voix. Merci.
Merci beaucoup, Karen.
Je suis Sheila Jarvis, présidente et chef de la direction de Bloorview Kids Rehab, et je souhaite sincèrement la bienvenue à tous nos invités et visiteurs qui se sont joints à nous aujourd’hui, et dont beaucoup sont en ce moment dans le hall, juste devant la porte du tout petit laboratoire PRISM de Tom, lequel sera bientôt agrandi, heureusement, et peut-être qu’alors, à votre prochaine visite, vous serez un peu moins à l’étroit. Quoi qu’il en soit, nous vous souhaitons de tout cœur la bienvenue aujourd’hui.
J’aimerais remercier le ministre Wilkinson et le gouvernement de l’Ontario pour ce formidable investissement dans la recherche et la formation à Bloorview et dans les nombreux centres hospitaliers universitaires de Toronto, dont nous voyons des représentants ici aujourd’hui, de même que dans les universités. Nous vous remercions de tout cœur, vous, Monsieur le Ministre, et le gouvernement de l’Ontario.
En outre, comme Tom en a donné l’exemple plus tôt, j’aimerais féliciter tous les lauréats du Programme de bourses de nouveaux chercheurs. Vos talents pour la recherche viennent cette année d’être véritablement reconnus par le gouvernement de l’Ontario, et vous êtes maintenant pourvus d’importantes ressources pour vous appuyer dans vos activités d’enseignement et de recherche, et dans vos efforts qui visent à bâtir une capacité accrue pour la recherche, ici en Ontario.
Nous allons à présent conclure le volet officiel de cette cérémonie qui vous était consacrée ce matin. Nous aimerions maintenant laisser la place aux membres des médias qui voudraient rencontrer le ministre Wilkinson, Tom Chau, Stefanie Blain, Karen, et Max qui se trouve lui aussi dans ce laboratoire. Comme nous le savons, ces personnes participent activement à certains des travaux de recherche en cours ici à Bloorview.
À vous tous, donc, merci d’être venus aujourd’hui. Vous êtes aussi invités à venir prendre un rafraîchissement avec nous, et à profiter de cette occasion pour échanger avec vos collègues, sur la terrasse, juste à côté de la salle qui se trouve là, à la sortie du laboratoire.
Alors, une fois de plus, merci beaucoup de vous être déplacés, et encore un grand merci à Monsieur le Ministre.
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