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Écoutez Dr. Mick Bhatia qui est interviewé par John Biggs de ‘Hamilton’s Talk 820’

Remarques faites pendant l'événement pour annoncer que l’Ontario lance un nouveaux fonds pour attirer et retenir les meilleurs chercheurs en génomique du monde dans la province. (en anglais seulement)

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TRANSCRIPTION 

 

Le 7 mai 2009

Transcription

Entrevue avec le Dr Mick Bhatia
CHAM-AM Hamilton
Date  : Le jeudi 7 mai 2009
Heure  : 13 h 17

SOUS RÉSERVE DE MODIFICATIONS

M. JOHN BIGGS (CHAM-AM) : L’un des phénomènes les plus stimulants à survenir dans l’univers des sciences ici dans la province de l’Ontario a été l’annonce qu’a faite le gouvernement ontarien d’un nouveau plan qu’il prévoit mettre en place. L’un des scientifiques affectés au dossier a été un invité du Biggs Show par le passé : il s’appelle Dr Mick Bhatia et il se joint à nous en direct maintenant. Dr Bhatia, c’est un plaisir de vous recevoir à nouveau au Biggs Show. Comment allez-vous aujourd’hui?

DR MICK BHATIA : Très bien et merci de votre nouvelle invitation à participer à votre émission.

M. JOHN BIGGS : J’aimerais simplement parler, si je le peux, d’abord de la dernière entrevue entre vous et moi. Nous avons parlé du fait que l’étude que vous avez réalisée à l’Université McMaster et qui jetait un regard neuf sur la manière dont les cellules souches se développent dans les cellules sanguines. Je me demandais si la situation avait évolué ou si vous en êtes essentiellement à la même étape.

DR MICK BHATIA : Eh bien, oui... il s’est sans doute écoulé quelques mois depuis, mais nous nous en sommes effectivement à la même étape. Nous marquons des points et tentons de tirer profit de nos constatations, mais fait plus important encore, nous tentons de partir de nos résultats et de collaborer avec d’autres chercheurs qui ont d’excellentes idées un peu partout sur la planète. Assurément, nous voulons garder un accent aussi international que possible.

M. JOHN BIGGS : Et un des aspects que l’annonce du gouvernement ontarien pourrait soulever est la découverte d’une aide ici plutôt que quelque part ailleurs dans le monde étant donné que le gouvernement de l’Ontario a amorcé quelque chose qu’il a qualifié de concours de recherches mondiales. Est-ce exact?

DR MICK BHATIA : Oui, c’est exact. C’est certainement… c’était l’intention, je crois. Nous étions évidemment très heureux d’entendre cette annonce, qui nous permettra, je crois, de faire avancer ce genre de recherche et d’autres types de recherches dans le domaine de la génomie en Ontario. Je crois que nous sommes déjà des chefs de file mondiaux dans ce domaine. La question consiste maintenant à déterminer comment nous pouvons nous inspirer de cet incitatif, de ces nouveaux fonds. Ce sera un concours public, bien entendu, mais nous voulons certainement nous en servir de manière à faire passer nos travaux à l’étape suivante et l’appliquer aux soins de santé.

M. JOHN BIGGS : Maintenant lorsque le gouvernement parle d’un concours, comment exactement… qui pilote le concours, c’est ce que je crois que j’aimerais poser comme première question?

DR MICK BHATIA : Ouais. Vous savez, c’est une excellente question. Alors, les fonds ont été mis à notre disposition, mais bien évidemment il y a beaucoup de personnes avec d’excellentes idées en Ontario, de merveilleuses recherches qui se déroulent partout, et ça semble être une grosse somme d’argent et ce l’est; je crois qu’elle s’avérera très utile, mais on voudra certainement dresser une liste des priorités, et la seule façon de le faire c’est de tenir un concours où on documente toutes les idées dans le cadre d’une proposition écrite, puis cette proposition subit un examen de la part d’un comité international indépendant par rapport aux chercheurs qui obtiennent ou non les subventions et qui décide de certains des travaux scientifiques les plus méritoires et de ce qui aura le plus de répercussions sur l’Ontario, et c’est là que l’aspect concours entre en jeu.

M. JOHN BIGGS : L’un des points que vous et moi avons abordé lors de notre dernier entretien était que… maintenant il semblerait que le gouvernement américain replongera dans le dossier de la recherche sur les cellules souches, il y a possibilité que nous perdions la bataille… que nous éprouvions en quelque sorte un autre exode des cerveaux. Maintenant étant donné qu’ils… que l’administration Bush avait essentiellement fermé les vannes, nous avions, j’imagine, l’avantage des cerveaux qui voulaient travailler dans le domaine et qui se dirigeaient vers le nord du 49e parallèle. Ensuite nous sommes devenus à risque à nouveau de voir la possibilité que cette recherche soit rapatriée en sol américain. C’est là quelque chose qui pourrait aider à retenir ces cerveaux ici. Est-ce bien le cas?

DR MICK BHATIA : Ouais. Je veux dire que, personnellement, je ne crois pas que c’est une « possibilité ». Je crois que c’est une certitude.

M. JOHN BIGGS : D’accord.

DR MICK BHATIA : Ces fonds permettront… ancreront les scientifiques qui auront choisi de s’installer en Ontario, qui travaillent actuellement en Ontario, feront évoluer leur discipline et, plus important encore, ces chercheurs n’auront vraiment aucune raison d’aller s’installer nulle part ailleurs.

M. JOHN BIGGS : Exact, et cela… cela n’affecte pas seulement votre domaine. On compte de nombreuses autres disciplines scientifiques que le gouvernement de l’Ontario abrite sous ce parapluie, non?

DR MICK BHATIA : Absolument. Il y a certainement de merveilleux travaux en cours en génomie qui tentent de comprendre pourquoi nous nous retrouvons avec une maladie et comment nous pouvons nous attaquer à ce phénomène au niveau génétique. Ces travaux seront, espérons-le, nettement financés dans le cadre de ce concours, et beaucoup d’applications seront visées. Alors, ce sera assurément une amélioration sur ces deux fronts, mais l’idée que les scientifiques ontariens déménagent, j’espère que… que ce ne soit absolument pas le cas. Je crois qu’ils sont bien enracinés ici, et ce que cela démontre vraiment au gouvernement… le gouvernement de l’Ontario saisit le message. Il comprend que les découvertes élémentaires dans les laboratoires nécessitent des incitatifs de la part du gouvernement pour que les chercheurs partent de ces observations, de ces découvertes, et qu’ils les appliquent, les appliquent aux soins de santé et aux démarches visant à assainir la vie des gens et à améliorer la province de l’Ontario.

M. JOHN BIGGS : Absolument, et espérons-le nous maintiendrons en poste un plus grand nombre d’infirmières aussi, mais c’est là un tout autre sujet. [RIRES] Dr Bhatia, merci de vous être prêté à cette entrevue, et la meilleure des chances à vous dans vos travaux de recherche.

DR MICK BHATIA : Merci beaucoup. Ce fut un plaisir de vous parler.

M. JOHN BIGGS : Très bien, prenez soin de vous.

DR MICK BHATIA : Au revoir.

M. JOHN BIGGS : Au revoir. C’était le Dr Mick Bhatia de l’Université McMaster, qui s’intéresse à fond au domaine de la recherche sur les cellules souches et de la recherche sur le cancer et qui nous parlait de la nouvelle selon laquelle le gouvernement de l’Ontario injectera encore plus d’argent dans des stratégies pour conserver nos meilleurs cerveaux, maintenir en poste les meilleurs chercheurs qui soient, ici dans la province.

 

 
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