Le 2 juin 2006
Au moyen de sa Stratégie de commercialisation des innovations, le gouvernement McGuinty vise à aider les entreprises novatrices à développer des technologies à la fine pointe qui contribueront à renforcer l’avantage économique de l’Ontario et à créer des emplois de grande valeur en vue de l’avenir.
Le gouvernement reconnaît qu’il faudra plus que des investissements en recherche et en développement du savoir afin de promouvoir une culture fondée sur l’innovation. En fait, il faudra aussi investir dans la transformation de ces recherches et connaissances en produits et services qui enrichiront l’existence de la population.
La Stratégie de commercialisation des innovations à hauteur de 160 millions de dollars du gouvernement McGuinty annoncée à l’occasion du discours du budget 2006 aidera les entreprises à transformer la recherche et les idées en nouveaux produits et services qui pourront être lancés sur le marché.
La Stratégie de commercialisation des innovations comporte enveloppes budgétaires distinctes :
La croissance d’entreprises novatrices est une composante clé de l’économie ontarienne. Cependant, les investissements au stade précoce de démarrage des entreprises à potentiel élevé s’étaient faits rarissimes en Ontario. C’est du moins la conclusion émise par un Groupe de travail sur le capital de risque mis sur pied par le gouvernement de l’Ontario, ainsi que dans divers rapports portant sur le capital de risque et plusieurs autres traitant de commercialisation. 1
De plus, une étude menée par MacDonald and Associates en 2004 a permis de conclure que le Canada et l’Ontario étaient incapables de mobiliser le capital de risque nécessaire de la part du secteur privé afin d’aider les entreprises en démarrage à lancer leurs idées novatrices sur le marché. 2
Le ministère de la Recherche et de l’Innovation a instauré le Groupe de travail sur le capital de risque afin de cerner les problèmes et de proposer des solutions relativement à ce qui faisait obstacle à la conception, au développement et à la mise en marché des innovations ontariennes. Les experts du groupe ont déterminé qu’il existait deux vides importants : Une pénurie de fonds de financement ainsi que d’individus compétents et avertis (gestionnaires et entrepreneurs).
Un manque de soutien financier initial et d’assistance aux entrepreneurs pour ces entreprises novatrices à un stade précoce empêche la croissance du nombre d’emplois hautement techniques et dont la rémunération est supérieure en Ontario. Les investissements à un stade précoce aident les entreprises ontariennes prometteuses à attirer des investissements à des étapes ultérieures. Cela permet à des entreprises novatrices « nées en Ontario » d’y rester, d’y créer des emplois, et de se montrer concurrentielles sur le marché mondial.
D’autres régions du monde, particulièrement aux États-Unis, investissent dans les entreprises technologiques dont le potentiel est élevé à l’étape précoce. Ce qui accentue le besoin pour l’Ontario d’aider ses meilleurs et plus brillants innovateurs à se montrer concurrentiels sur le marché mondial.
Les programmes mis de l’avant grâce à la Stratégie de commercialisation des innovations contribueront à remplir ce fossé aux stades précoces de l’évolution des technologies et à les propulser du laboratoire au marché.
1 Les gens et l’excellence : au cœur du succès de la commercialisation - Rapport final du groupe d’experts en commercialisation, Industrie Canada, avril 2006; Rapport annuel sur l’innovation 2003: « Trading in the Global Ideas Market », rapport produit par Le Conference Board du Canada, novembre 2003; « Picking a Path to Prosperity: A Strategy for Global Best Commerce », groupe de discussion de chefs de file sur la commercialisation – Le Conference Board du Canada, avril 2006.
2 Trouver la clé : les investisseurs institutionnels canadiens et les capitaux propres, MacDonald & Associates, juin 2004