Le 24 avril 2007
BOURSES D’EXCELLENCE DU PREMIER MINISTRE
EN RECHERCHE MÉDICALE
Les Bourses d’excellence du premier ministre en recherche médicale offrent un appui extraordinaire à la recherche à un petit nombre d’éminents chercheurs et chercheuses médicaux. Elles visent à attirer et à conserver en Ontario les meilleurs chercheurs et chercheuses, en leur permettant d’étendre beaucoup l’ampleur de leurs programmes de recherche. Financées par le ministère de la Recherche et de l’Innovation de l’Ontario, ces bourses sont administrées par le District de la découverte MaRS.
Les lauréats et lauréates dont le profil figure ici sont des chefs de file reconnus à l’échelle internationale en matière de recherche médicale. Dans chaque cas, leur travail exerce une grande influence dans leur domaine. Ces chercheurs et chercheuses ont apporté une contribution importante et remarquable à la science médicale et pourraient fort bien accomplir d’autres réalisations. Chacun de ces lauréats et chacune de ces lauréates recevront jusqu’à cinq millions de dollars au cours d’une période de cinq ans, une contribution de 2,5 millions du programme de bourses d’excellence donnant lieu à une contribution de 2,5 millions de leur établissement de parrainage.
Établissement de parrainage : Réseau universitaire de santé, Toronto
Précurseur de la biologie des cellules souches du cancer
Le docteur John Dick est un précurseur du domaine de la biologie des cellules souches du cancer. Son travail a transformé l’interprétation classique de l’origine et de la nature du cancer, ouvert un nouveau domaine de recherche et conduit à de nouveaux aperçus du traitement thérapeutique du cancer. Il continue à jeter les bases de traitements innovateurs du cancer.
La recherche du Dr Dick sur la leucémie humaine a abouti à des concepts qu’on applique maintenant à la biologie des tumeurs solides. Sa découverte du fait que les leucémies se composent des deux cellules souches et de cellules plus différenciées donne un aperçu capital du développement du cancer. Ses études ont offert la preuve que les cellules souches du cancer sont des cibles thérapeutiques clés.
Son travail consistant à comprendre la biologie fondamentale de la cellule souche et à la traduire en résultats cliniques offre de grandes possibilités pour le traitement du cancer. Cette bourse d’excellence aidera à faire avancer son programme de recherche de base, c’est-à-dire à créer des stratégies propres aux cellules souches du cancer.
Maintenant à l’apogée de sa carrière, le Dr Dick compte à son actif une remarquable série de publications, soit plus de 115 articles dans de grandes revues examinées par des pairs et qui comprennent Nature, Science, Cell et Nature Medicine. Il a été reconnu à l’échelon national et international par la bourse d’excellence Michael Smith, le prix Robert L. Noble et le prix William Dameshek.
Établissement de parrainage : Réseau universitaire de santé, Toronto
Longue liste de réalisations de recherche
Souvent appelé l’élément moteur des réalisations scientifiques de l’Ontario, le Dr Tak Mak compte à son actif une longue liste de réalisations de recherche, couronnée par sa découverte du récepteur des cellules T. Son clonage des gènes du récepteur des cellules T a aidé à démontrer comment les cellules T peuvent reconnaître les substances étrangères et les éléments pathogènes qui envahissent le corps humain. Ce fait a conduit à de nouvelles connaissances sur la façon dont le système immunitaire interagit avec les tumeurs, condition préalable de la conception de vaccins contre le cancer.
La recherche du Dr Mak continue d’accomplir de grands progrès dans la bataille contre de nombreuses maladies, dont l’auto-immunité, les troubles inflammatoires, les maladies infectieuses et le cancer. Il a aussi apporté de grandes contributions dans l’étude des gènes de suppression des tumeurs. En 1999, son groupe a établi que l’interleukine 13 est un facteur clé des cellules tumorales qui activent le lymphome de Hodgkin. Son actuelle recherche sur la restriction des sources d’énergie aux tumeurs conduit à de nouvelles connaissances capitales sur le métabolisme du cancer. Le Dr Mak est directeur du Campbell Family Institute for Breast Cancer Research, de création récente, du Réseau universitaire de santé.
Au cours des cinq dernières années, il a publié 180 articles dans de grandes revues examinées par des pairs, revues comme Cell, Nature, Cancer Cell et Nature Immunology. Le Dr Mak a reçu nombre de distinctions et de prix, dont le prix W. R. Steacie du Conseil national de recherches, le Gairdner Foundation International Award et le très prestigieux General Motors Research Foundation Alfred P. Sloan Prize, pour d’exceptionnelles contributions scientifiques de base à la recherche sur le cancer.
Établissement de parrainage : Samuel Lunenfeld Research Institute, Toronto
Contribution à chacun des aspects de la recherche biomédicale
Le Dr Pawson a passé 25 ans à étudier comment les cellules croissent et communiquent entre elles. Son travail contribue à chacun des aspects de la recherche médicale, dont la recherche sur l’immunologie et le cancer. Il se distingue par sa découverte capitale des domaines d’interaction protéique, vers 1985, où il a lancé une structure toute nouvelle de compréhension des mécanismes des cellules. Son travail a des applications dans de nombreuses maladies de l’être humain, comme le cancer, qui découlent de ruptures dans les communications cellulaires.
En particulier, le Dr Pawson a établi l’importance des tyrosines-kinases, qui transmettent les instructions aux hormones qui régularisent la croissance des cellules. Ses découvertes ont contribué à la création de médicaments qui bloquent les signaux de tyrosines-kinases et, par conséquent, arrêtent la croissance de certaines formes de cancers. Son travail a utilisé une combinaison unique en son genre de biochimie, de génétique, de biologie des cellules et d’analyse structurelle pour établir un paradigme clé : les domaines d’interaction protéique fournissent un mécanisme unificateur de régulation du comportement des cellules.
Le Dr Pawson compte parmi les premiers scientifiques qui aient reconnu l’importance de la biologie des systèmes et il a remanié la conception de son laboratoire pour œuvrer dans ce domaine exigeant. Ses associés, au Samuel Lunenfeld Research Institute, forment une équipe qui représente nombre de chefs de file de la biologie des systèmes au Canada.
L’an dernier, Sa Majesté la Reine a nommé le Dr Pawson membre de l’Ordre des compagnons d’honneur pour les services que celui-ci a rendus aux sciences génétiques et à la recherche sur le cancer. L’acceptation au sein de ce groupe émérite n’a été présentée qu’à neuf Canadiens ou Canadiennes.
Établissement de parrainage : Université de Toronto et Réseau universitaire de santé, à Toronto
Mieux comprendre la maladie d’Alzheimer
Le Dr St George-Hyslop a fait une série de découvertes scientifiques qui ont beaucoup accru notre compréhension de la maladie d’Alzheimer. C’est un précurseur de l’utilisation de l’information génétique et moléculaire pour avoir un aperçu des causes des maladies neurologiques. Le Dr St George-Hyslop est un des premiers scientifiques ayant constaté que l’identification des gènes causant des formes héritées de la maladie d’Alzheimer offrirait un puissant moyen de découvrir les mécanismes biochimiques de celle-ci.
En 1995, l’équipe dirigée par le Dr St George-Hyslop a découvert que les gènes de la préséniline étaient le siège de mutations causant la maladie d’Alzheimer. Cinq années plus tard, elle a identifié une protéine clé qui cause la dégénération des cellules nerveuses. En outre, ce travail prépare le terrain de la première génération des traitements thérapeutiques d’autres maladies neurodégénératrices comme la maladie de Parkinson, l’affection du neurone moteur et la maladie de Creutzfeldt-Jakob.
Un des auteurs les plus cités de la recherche sur la maladie d’Alzheimer, le Dr St George-Hyslop, a publié plus de 250 communications dans de grandes revues, dont Nature, Nature Genetics, Nature Medicine et Science. Sociétaire de la Royal Society of London, il a reçu de nombreux prix, dont le Metropolitan Life Award for Medical Research (É.-U.), le prix de la médaille d’or Michael Smith pour l’excellence en recherche (Canada), l’Oon Prize for Medicine de l’Université de Cambridge (R.-U.), le Howard Hughes Foundation International Scholar Award (É.-U.) et le Giacchino da Flore Prize (Italie).
Membres du Comité des bourses d’excellence du premier ministre en recherche médicale :
Le programme de bourses d’excellence du premier ministre en recherche médicale est administré par le District de la découverte MaRS, qui a établi le Comité des bourses d’excellence du premier d’excellence en recherche médicale. Le Comité a parachevé les lignes directrices du programme et supervisé l’exécution du programme. En voici les membres :
John Evans, président émérite, Université de Toronto (président)
John Bell, professeur Nuffield de médecine clinique et professeur Regius de médecine, Université d’Oxford
David R. Colman, directeur, Institut neurologique de Montréal
Brett Finlay, Professeur distingué Peter Wall, Michael Smith Laboratories, Université de Colombie-Britannique
Suzanne Fortier, présidente du Conseil de recherches en sciences naturelles
et en génie du Canada
Henry Friesen, professeur émérite distingué, Faculté de médecine, Université du Manitoba. Ancien président du Conseil de recherches médicales du Canada et des organismes qui succèdent à celui-ci : les Instituts de recherche en santé du Canada.
Sir Keith Peters, professeur Regius de physique et directeur de la School of Clinical Medicinede l’Université de Cambridge. À l’heure actuelle, président de l’Academy of Medical Sciences (R.-U.)
Phillip A. Sharp, professeur de l’Institut, Center for Cancer Research, Massachusetts Institute of Technology et lauréat du prix Nobel en physiologie ou médecine, 1993
MaRS est une société à but non lucratif qui s’emploie à porter au maximum l’effet économique et social de l’innovation. Pour ce, MaRS établit et favorise la collaboration entre les milieux des sciences, des affaires et des capitaux.
Le Centre MaRS se situe dans le réputé « District de la découverte » de Toronto, la plus forte concentration du Canada en matière de recherche biomédicale, répartie entre les grands hôpitaux-écoles, l’Université de Toronto et plus de deux douzaines de centres de recherche affiliés.
Le modèle MaRS utilise les lieux et les partenariats pour édifier une collectivité où les innovateurs, les entrepreneurs, les scientifiques, les membres de professions libérales et les investisseurs, hommes ou femmes, peuvent échanger des connaissances, partager les meilleures pratiques et étendre leurs réseaux. MaRS offre une vaste gamme de programmes éducatifs et de services commerciaux pour répondre aux besoins de compagnies naissantes et axées sur la croissance. Les activités de liaison avec le public englobent tant les sciences que la culture, alors que les programmes d’entrepreneuriat pour les étudiantes et étudiants atteignent un auditoire interdisciplinaire et créent une culture qui célèbre les idées innovatrices, les entrepreneuriats et la commercialisation.
Site Web: www.marsdd.com
Le Samuel Lunenfeld Research Institute, de l’Hôpital Mount Sinai, centre de recherche affilié à l’Université de Toronto, a été créé en 1985. C’est un des plus grands centres du monde en fait de recherche biomédicale. L’institut dispose de 125 000 pi2 de locaux de laboratoire et d’un budget annuel de 65 millions de dollars (2004/2005).
L’institut s’est engagé à pratiquer l’excellence en matière de recherche biomédicale et de formation de jeunes chercheurs et chercheuses. Chaque année, à l’institut, plus de 200 élèves du 2e ou du 3e cycles, boursiers et boursières postdoctoraux ou en recherche clinique suivent une formation dans le domaine des programmes de recherche. De solides partenariats conclus avec l’industrie et les programmes cliniques de l’Hôpital Mount Sinai veillent à ce que les connaissances scientifiques servent à favoriser la santé de l’être humain.
Les programmes de recherche, à l’institut, se concentrent sur plusieurs centres d’excellence interdisciplinaires. L’objectif de ces huit programmes interdépendants consiste à comprendre la fonction des gènes et la façon dont les voies génétiques et les facteurs environnementaux conduisent à l’apparition de maladies de l’être humain comme le cancer, le diabète, l’hypertension, l’accouchement prématuré, la dépression et l’ostéoporose.
Site Web: www.mshri.on.ca
Doté d’un budget d’exploitation de plus de 850 millions de dollars, le Réseau universitaire de santé est un des plus grands hôpitaux-écoles du Canada. Le Réseau universitaire de santé se compose du Toronto General Hospital, du Toronto Western Hospital et de l’Hôpital Princess Margaret. Chaque hôpital conserve son identité et son nom au sein du réseau.
Les instituts de recherche du RUS comprennent l’Institut du cancer de l’Ontario, l’Advanced Medical Discovery Institute, le Campbell Family Institute for Breast Cancer Research, le Toronto General Research Institute et le Toronto Western Research Institute.
Quelque 2 500 scientifiques, membres du personnel technique, élèves et stagiaires au Réseau universitaire de santé collaborent à la résolution de problèmes fondamentaux et de recherche appliquée.
Le financement principal du Réseau universitaire de santé provient du ministère de la Santé de l’Ontario. Parmi les autres sources de financement, citons le ministère de la Recherche et de l’Innovation de l’Ontario, les services aux patients et patientes, les subventions et les dons de particuliers et de sociétés.
Site Web: www.uhn.ca
Établie en 1827, l’Université de Toronto est la plus grande université du Canada, reconnue comme chef de file mondial en matière de recherche et d’enseignement. L’éminent corps professoral, les antécédents institutionnels de bourses d’études avant-gardistes et la multitude de débouchés universitaires attirent en permanence de remarquables étudiantes et étudiants, professeures et professeurs du monde entier.
L’Université de Toronto dispose d’un budget de fonctionnement de 1,187 milliard de dollars, de biens de plus de deux milliards de dollars, de 11 807 employés à temps plein ou partiel et de 70 143 étudiantes et étudiants. Elle compte 31 divisions, collèges et facultés répartis sur trois campus. Il y a 75 programmes de doctorats, 17 facultés de professions libérales, nombre de centres de recherche, dix hôpitaux-écoles affiliés et le plus grand réseau de bibliothèques universitaires du Canada, la troisième bibliothèque de recherche de l’Amérique du Nord par ordre d’importance.
Site Web: www.utoronto.ca
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