Document d'information

Le 16 octobre 2009

Un nouvel institut met au point des produits chimiques et des carburants à partir de nouvelles ressources

En 2008, le gouvernement de l’Ontario investissait 5 millions de dollars pour soutenir la création d’un nouveau centre de recherche de 20 000 pieds carrés. L’Institute for Chemicals and Fuels from Alternative Resources (ICFAR), qui fait partie de The University of Western Ontario, a été officiellement inauguré le 16 octobre 2009.

L’ICFAR, entre autres, est doté d’installations permettant de mettre à l’essai la prochaine génération de biocarburants mis au point par les chercheurs de l’université Western. Les chercheurs étudient un processus appelé pyrolyse, qui permet de transformer des sous-produits agricoles comme les enveloppes de maïs en des solides appelés biochar et biohuile. Ces composés peuvent être utilisés pour fabriquer des engrais, des carburants et des produits chimiques sans danger pour l’environnement, dont des insecticides et des pesticides. L’ICFAR sera doté de deux nouvelles chaires de recherche en énergie et offre un espace de travail aux chercheurs et aux étudiants invités, tant du Canada que de l’étranger.

L’institut a pour objectif de devenir un chef de file dans la mise au point de technologies et de procédés pour la production, surtout axée sur l’ingénierie verte et la durabilité environnementale, de produits chimiques et de carburants à partir de nouvelles sources. Le but est de passer rapidement de la recherche en laboratoire à des projets de démonstration de grande envergure, permettant ainsi aux innovations ontariennes en matière de biocarburants et de produits chimiques de percer rapidement les marchés internationaux.

L’ICFAR effectue actuellement un tel projet de recherche pour le compte d’Agri-Therm Inc., une entreprise dérivée de l’université Western, qui en est aux premiers stades de la mise en marché d’une nouvelle technologie de biocarburant. Agri-Therm fabrique une unité mobile brevetée pour la pyrolyse et a commencé à la commercialiser, venant de réaliser sa première vente, à l’université de Veracruz au Mexique.

En Ontario, l’ICFAR a établi des liens avec le Centre d'innovation bioindustrielle de Sarnia-Lambton pour créer des débouchés commerciaux supplémentaires. L’Ontario a versé 10 millions de dollars pour la mise sur pied du Centre d’innovation bioindustrielle en 2007 pour mettre au point des solutions de rechange aux combustibles fossiles. Le centre de Sarnia, avec d’autres partenaires de la collectivité, s’attend à attirer plus de 1 milliard de dollars en investissements privés et à soutenir de nombreux nouveaux emplois en recherche et en ingénierie.


Voir aussi: