Le 28 octobre 2009
Aujourd’hui, par l’entremise du Programme d’infrastructure de recherche du Fonds pour
la recherche en Ontario, l’Ontario investit plus de 112 millions de $ dans les institutions de recherche de Toronto pour soutenir 64 projets de recherche et plus de 1000 chercheurs.
Transformer les vies : neuroIMAGENE, la convergence de la génétique et de l’imagerie cérébrale en santé mentale et en toxicomanie
Améliorer le diagnostic et le traitement des maladies mentales
Chercheur principal : M. Bruce Pollock
Financement provincial : 2 806 899 $
Chercheurs impliqués : 25
Les maladies mentales et la toxicomanie figurent parmi les pathologies les plus difficiles à diagnostiquer et à traiter. Dans un nouveau local du Centre de toxicomanie et de santé mentale, M. Pollock combine des approches en génétique et en imagerie pour comprendre les maladies mentales. Son objectif est d'écarter le plus possible les risques inhérents au diagnostic d’essais-erreurs et de s’orienter vers des soins plus sûrs et plus efficaces. C’est la recherche qui peut véritablement transformer la vie de presque un million de Canadiennes et Canadiens atteints d’une maladie mentale grave.
Plateforme intégrée et régionale pour l'amélioration des modèles pathologiques de maladies humaines
Utiliser les modèles pathologiques pour mettre au point des traitements contre des maladies humaines
Chercheuse principale : Mme S. Lee Adamson
Financement provincial : 6 523 359 $
Chercheurs impliqués : 30
Mme. Adamson est à la tête d’une initiative regroupant plusieurs institutions qui vise à concevoir et analyser de nouveaux modèles pathologiques de maladies. Les découvertes qu’elle et ses collègues feront seront appliquées aux mesures précliniques et à la découverte de médicaments afin de traiter les maladies chez les humains.
À ce jour, Mme Adamson a reçu un financement de 390 545 $ du ministère de la Recherche et de l’Innovation.
Phénotypage clinique et installation informatique pour l'étude de maladies complexes
Étudier le rôle des facteurs environnementaux et génétiques dans les maladies
Chercheuse principale : Mme Julia Alexandra Knight
Financement provincial : 442 951 $
Chercheurs impliqués : 21
Au cours des 20 dernières années, le taux de mortalité lié au cancer du sein a chuté de 25 % grâce à une avancée capitale réalisée dans la détection et le traitement précoce de la maladie. Toutefois, plus de cent Canadiennes meurent encore des suites de cette maladie chaque semaine. Ce chiffre reste inacceptable pour Mme Knight.
La chercheuse de l'Université de Toronto espère prévenir l'éclosion de la maladie au départ en dégageant le mode de vie et les facteurs génétiques qui augmentent le risque de développer le cancer du sein. Un nouvel équipement de détermination des phénotypes au Samuel Lunenfeld Research Institute permettra d'accélérer ses travaux de recherche ainsi que des travaux similaires entrepris par ses collègues pour les maladies cardio-vasculaires et le diabète.
Biologie cellulaire quantitative et protéomique
Étudier la façon dont les cellules communiquent
Chercheur principal : M. Anthony J Pawson
Financement provincial : 11 542 412 $
Chercheurs impliqués : 28
Les scientifiques savent que la transmission des signaux extracellulaires et intracellulaires fait partie d’un système de communication complexe qui régit l’activité cellulaire fondamentale et coordonne les actions des cellules. Ils savent que les erreurs dans le traitement de l’information cellulaire causent des maladies comme le cancer et le diabète. La question qui intrigue le biologiste des appareils anatomiques, M. Pawson, de l’Université de Toronto est justement de savoir comment ces erreurs se produisent. Il est à la tête d’une équipe de chercheurs qui étudient la façon dont les réseaux cellulaires fonctionnent dans des cellules saines et des cellules malades. Ces travaux de recherche conduiront à la mise au point de thérapies plus efficaces, et dynamiseront le secteur des biotechnologies en Ontario, notamment dans le domaine de l’instrumentation et des logiciels.
Pour avoir découvert la manière dont les cellules humaines communiquent et changent lorsqu’elles sont en proie à la maladie, M. Pawson a obtenu le prix d’innovation du premier ministre de 2008. À ce jour, M. Pawson a reçu un financement de 6 907 225 $ du ministère de la Recherche et de l’Innovation.
Design et environnement de jeu expérientiels
Créer la prochaine génération de jeux numériques
Chercheur principal : M. Dimitrios Androutsos
Financement provincial : 424 538 $
Chercheurs impliqués : 26
Le marché mondial des jeux numériques s’élève de plus de 45 milliards de dollars et s’accroît à un rythme de plus de 11 p. 100 par an. M. Androutsos et une équipe de chercheurs de l’Université Ryerson s’attachent principalement à aider l’Ontario à augmenter sa part du marché. Ces travaux de recherche exceptionnels donneront un aperçu important de la conception des technologies, du développement des applications, de la création de contenu et des analyses sociales et commerciales dans un environnement urbain. Tous ces renseignements permettront aux entreprises du jeu installées en Ontario de créer la prochaine génération de jeux numériques.
À ce jour, M. Androutsos a reçu un financement de 61 867 $ du ministère de la Recherche et de l’Innovation.
Institute for Research in Stress, Health and Intervention (Institut de recherche sur le stress, la santé et l’intervention)
Trouver des moyens de gérer le stress
Chercheur principal : M. Leslie Atkinson
Financement provincial : 418 512 $
Chercheurs impliqués : 23
Le stress. Il est relié à presque toutes les maladies physiques et psychologiques. Il influe également sur notre productivité au travail et sur notre capacité à jouir de la vie. C’est un véritable fléau; il touche la moitié des travailleurs canadiens qui se disent stressés, un tiers avancent qu’ils souffrent d’un épuisement professionnel ou qu’ils sont déprimés et une personne sur dix rapporte un absentéisme élevé en raison d’une fatigue émotionnelle, physique ou mentale. À l’Institute for Research in Stress, Health and Intervention nouvellement créé, M. Atkinson observe la dimension subjective, psycho-physiologique, neuronale et cognitive-comportementale du stress ayant pour but de mettre sur pied des interventions efficaces qui permettront à l'industrie et au système de soin de santé d’économiser des milliards de dollars par année.
R et D en technologie éolienne : élargissement du Laboratory for Electric Drive Application and Research (LEDAR, laboratoire pour l’application de la propulsion électrique et la recherche connexe) à la technologie éolienne avancée
Faire progresser l’énergie éolienne
Chercheur principal : M. Bin Wu
Financement provincial : 729 771 $
Chercheurs impliqués : 25
Ressource abondante et gratuite, le vent est une source renouvelable d’énergie propre. Même si la capacité de l’Ontario en énergie éolienne s’est considérablement accrue au cours des dix dernières années, bon nombre de difficultés techniques doivent encore être surmontées avant que nous puissions l’exploiter à sa pleine capacité. À l’Université Ryerson, M. Bin Wu et une équipe de chercheurs travaillent à améliorer les aérogénérateurs et les convertisseurs de puissance ainsi que les composantes fondamentales des éoliennes. Les progrès accomplis renforceront l’efficacité et la fiabilité des éoliennes pour assurer l’intégration de celles-ci dans le réseau électrique en toute sécurité, ce qui aidera la province et le monde d’atteindre leurs objectifs en matière d’énergie renouvelable.
Infrastructure de communication et d’imagerie destinée au
Canadian Atherosclerosis Imaging Network (CAIN)
Améliorer le traitement de maladies vasculaires
Chercheur principal : M. Alan Moody
Financement provincial : 4 548 919 $
Chercheurs impliqués : 30
Les maladies vasculaires constituent la première cause de mortalité chez les Canadiens; pourtant, on s’explique encore mal comment elles se développent, et c’est l’objectif que s’est fixé le nouveau Canadian Atherosclerosis Imaging Network. Le réseau national regroupe l’expertise en imagerie de cinq centres phares au Canada parmi lesquels trois se trouvent en Ontario – Sunnybrook Health Sciences Centre, L’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa et le Robarts Research Institute. Tous se concentrent sur l’élaboration de technologies en imagerie qui permettraient d’accélérer les nouveaux diagnostics et les traitements des maladies vasculaires. Ces travaux de recherche visent également à dégager de nouvelles stratégies afin de prévenir la maladie.
Biomatrice de recherche sur le cancer du sein
Améliorer le traitement contre le cancer du sein
Chercheur principal : M. Martin J Yaffe
Financement provincial : 737 246 $
Chercheurs impliqués : 28
Sunnybrook Hospital dispose de l’un des programmes les plus importants de lutte contre le cancer du sein en Amérique du Nord, et il produit une quantité énorme d’équipement clinique, y compris des images médicales, des tests de diagnostic, des rapports et des échantillons de tissus, de l’information sur les traitements et des résultats. Sous la direction de M. Yaffe, les chercheurs préparent l’équipement en ayant pour objectif de dégager de nouvelles perspectives sur les facteurs qui causent le cancer du sein et sur la façon dont il progresse. Ces travaux de recherche permettront d’arriver à un diagnostic plus tôt, de personnaliser davantage des traitements et de les rendre rentables pour lutter contre une maladie qui demeure une forme courante de cancer chez les femmes.
À ce jour, M. Yaffe a reçu un financement de 100 000 $ du ministère de la Recherche et de l’Innovation.
Technologies de rupture en matière d’intervention pédiatrique et foetale
Conception d’outils de chirurgie pédiatrique
Chercheur principal : M. Peter Kim
Financement provincial : 2 200 000 $
Chercheurs impliqués : 20
Les besoins médicaux des enfants sont assez différents de ceux des adultes. Pourtant par le passé, les techniques chirurgicales en pédiatrie s’inspiraient majoritairement des techniques mises au point pour les adultes. À l’institut de recherche du Hospital for Sick Children à Toronto, M. Kim et ses collègues sont en train de mettre au point des systèmes d’imagerie avancés, des outils très précis et des simulations virtuelles tout particulièrement adaptés à la chirurgie foetale et pédiatrique. Étant donné que plus de la moitié de toutes les erreurs médicales en chirurgie sont liées à une utilisation inadaptée ou erronée de la technologie, leurs travaux promettent d’améliorer la qualité de vie des plus jeunes et de leur sauver la vie.
Génomique intégrée dans le cadre de la recherche en santé – Phase II
Réaliser le caractère prometteur de la génomique
Chercheur principal : M. Stephen W. Scherer
Financement provincial : 4 276 707 $
Chercheurs impliqués : 30
Le centre de génomique appliquée de l’institut de recherche de Hospital for Sick Children est un des centres phares sur le génome humain dans le monde, et le généticien Stephen Scherer est décidé à conserver cette position. Son équipe a déjà découvert de nombreux gènes de prédisposition à certaines maladies, et a énormément contribué à comprendre la génétique de l’autisme. À l’heure actuelle, ils analysent la façon dont la variation de la séquence d’ADN peut entraîner des maladies et développe des algorithmes permettant d’analyser ces variations. Leur objectif? Faire que le caractère prometteur de la génomique contribue à une meilleure santé.
Pour son travail de pionnier dans la génétique moléculaire et pour avoir découvert la susceptibilité des gènes à la maladie, M. Scherer a reçu le prix d’innovation du premier ministre de 2008. À ce jour, M. Scherer a reçu un financement de 1 604 459 $ du ministère de la Recherche et de l’Innovation.
Positionnement robotique destiné à la chirurgie et à la radiothérapie guidées par imagerie
Améliorer les radiothérapies
Chercheur principal : M. David A Jaffray
Financement provincial : 5 558 902 $
Chercheurs impliqués : 26
La radiothérapie est un outil courant pour lutter contre le cancer. En réalité, on y a recours dans 50 p. 100 des cas de cancer. À la University Health Network, M. Jaffray dirige une équipe de chercheurs qui élaborent de nouveaux systèmes d'imagerie en 3D. Ces systèmes permettent aux scientifiques de voir l'emplacement exact des tissus cancéreux en temps réel. Il s'agit d'une avancée qui va améliorer le taux de survie de centaines de milliers d'Ontariens atteints du cancer et améliorer leur qualité de vie. Ces travaux vont également permettre à l'Ontario de conserver un rôle de chef de file dans les techniques d'imagerie.
À ce jour, M. Jaffray a reçu un financement de 1 210 389 $ du ministère de la Recherche et de l’Innovation.
The Ontario Regional Center for Cell and Vector Production (CCVP, centre régional ontarien pour la production de cellules et de vecteurs)
Explorer le potentiel de guérison de la thérapie cellulaire et génique
Chercheur principal : Armand Keating
Financement provincial : 7 377 525 $
Chercheurs impliqués : 29
La thérapie cellulaire et la thérapie génique sont toutes deux des approches innovantes en matière de guérison. La thérapie cellulaire consiste à remplacer, à réparer ou à renforcer la fonction des tissus ou des organes à dîner en administrant des cellules qui ont été modifiées à l'extérieur du corps. La thérapie génique aborde le traitement des maladies en modifiant l'expression des gènes d'une personne ou en corrigeant des gènes anormaux. Sous la direction de M. Keating de la University Health Network, un nouveau centre régional ontarien pour la production de cellules et de vecteurs regroupera les éminents sans échine de la province afin de créer un réseau de recherche en thérapie cellulaire et génique. Ce réseau désolait à accélérer les découvertes qui permettront de procéder avec de nouveaux traitements efficaces pour toute une variété de maladies.
NanoMed Fab : centre de nanofabrication d’une médecine personnalisée
Faire progresser la médecine personnalisée
Chercheur principal : M. Gang Zheng
Financement provincial : 2 486 515 $
Chercheurs impliqués : 24
Les scientifiques partout dans le monde se livrent à une course pour fabriquer des nanoparticules ciblées et les utiliser ensuite pour diagnostiquer et traiter des maladies graves comme le cancer ou les maladies cardio-vasculaires. Dans le nouveau laboratoire NanoMed Fab de la University Health Network, M.Zheng est à la tête d'une équipe de scientifiques qui se servent de nouveaux concepts en nanotechnologies, en ingénierie moléculaire et en médecine pour concevoir des nanoparticules ciblées. Leurs travaux amèneront à détecter de façon précoce des maladies graves et à prescrire des traitements plus ciblés pour les soigner. Ils permettront également à l'Ontario de rester à la fine pointe de cette industrie évaluée à plusieurs milliards de dollars.
The Canadian Aerosol Research Network (CARN) : le climat , la qualité de l’air et la santé en 2020
Améliorer la qualité de l’air grâce à la recherche sur les aérosols
Chercheur principal : M. Jonathan Abbatt
Financement provincial : 3 589 907 $
Chercheurs impliqués : 27
Les aérosols sont de minuscules particules suspendues dans les airs. Elles se forment naturellement à partir des volcans, des tempêtes de poussière et des incendies de forêt et à partir d'activités humaines comme la combustion de carburants fossiles. Les scientifiques ont encore beaucoup à apprendre sur les aérosols et la façon dont ils affectent la santé et l’environnement. Le Canadian Aerosol Research Network nouvellement créé se penchera sur ces questions. Sous la direction deM. Abbatt de l’Université de Toronto, le réseau met en commun les connaissances des chercheurs provenant des sciences, de l'ingénierie, de la santé publique et de la médecine. Les découvertes qu'ils feront permettront d'instaurer des politiques publiques fiables au cours des dix prochaines années.
Déchiffrer les réseaux cellulaires sains et malades à l'aide de la génétique automatisée et de la biologie cellulaire
Cartographier la façon dont les gènes interagissent
Chercheuse principale : Mme Brenda Andrews
Financement provincial : 2 342 442 $
Chercheurs impliqués : 16
Comment les gènes interagissent-ils pour générer des cellules saines et des cellules malades? Cette question n'en finit pas de poser des problèmes aux chercheurs. À l'Université de Toronto, Mme Andrews est à la tête d'une équipe de scientifiques qui sont en train de mettre au point une prochaine génération d'outils qui permettront de répondre à cette question. Grâce à des robots faits sur mesure d’immobilisation d’un débit élevé et à un système d’imagerie, les scientifiques ont l'intention de produire la première cartographie de la façon dont les gènes interagissent afin d'identifier des caractéristiques complexes. Leur cartographie cellulaire nous aidera à mieux comprendre comment utiliser l'information que contiennent nos génomes pour traiter les maladies et mettre au point des médicaments plus efficaces.
À ce jour, Mme Andrews a reçu un financement de 3 000 000 $.du ministère de la Recherche et de l’Innovation.
L’organisation de la mémoire dans le cerveau humain
Le perfectionnement des thérapies dans le traitement des troubles de la mémoire
Chercheur principal : M. Morgan Barense
Financement provincial : 100 000 $
Chercheurs impliqués : 30
D'après les estimations, environ 450 000 Canadiens sont atteints de troubles de la mémoire, notamment la démence et la maladie d’Alzheimer, et ce nombre devrait augmenter considérablement avec le vieillissement de la population. À l’Université de Toronto, le chercheur Morgan Barense a recours à diverses technologies de pointe afin d’étudier l’organisation des fonctions liées à la mémoire dans le cerveau humain, et comment ces fonctions se détériorent à la suite d’une lésion ou d’une maladie cérébrale. Les travaux de M. Barense visent à mettre au point des thérapies précoces et perfectionnées dans ce domaine, à rehausser la qualité de vie des personnes atteintes tout en reduisant les coûts associés et dépensés sur notre système de soins de santé.
Mieux comprendre la présence de métal-trace et d’isotopes métalliques dans l’environnement
Nouvelles pistes dans le perfectionnement de l’évaluation des contaminants dans l’environnement
Chercheuse principale : Mme Bridget A. Bergquist
Financement provincial : 440 000 $
Chercheurs impliqués : 1
Les Ontariens et les Canadiens en général sont de plus en plus préoccupés par les effets de la contamination découlant de l’activité humaine sur la santé des individus et des écosystèmes. La recherche de Mme Bergquist comporte deux volets : la découverte de nouvelles pistes permettant d’accroître le degré de précision de l’évaluation et de la surveillance des contaminants dangereux (notamment le mercure et le plomb); et mieux comprendre la présence de métal-trace, en particulier du fer, dans les milieux marins. Les conclusions de ses recherches auront des répercussions tant environnementales qu’économiques. En plus d’éclairer l’élaboration des politiques environnementales, les conclusions contribueront à la gestion de la pêche et au processus décisionnel dans le cadre de la protection des Grands Lacs et de plus petits plans d’eau en Ontario — des ressources naturelles et économiques importantes — et ces résultats seront disséminés à l’échelle nationale et internationale.
Center for Neurobiology of Stress (centre de neurobiologie du stress)
Accélérer les traitements contre les dommages au cerveau causés par le stress
Chercheur principal : M. Ian R. Brown
Financement provincial : 2 105 735 $
Chercheurs impliqués : 19
Plus on vieillit, plus on risque davantage de développer des maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson, d'Alzheimer et des déficiences cardiovasculaires comme les accidents vasculaires cérébraux. Ces maladies sont foudroyantes pour les victimes et mettent à rude épreuve la famille et le système de soin de santé. Il est urgent de mettre au point des traitements efficaces. Au Center for Neurobiology of Stress (centre de neurobiologie du stress) à l’Université de Toronto à Scarborough, M. Brown et une équipe de chercheurs repèrent des voies dans le cerveau qui peuvent être activées par de nouveaux agents thérapeutiques afin de prévenir les dommages au cerveau causés par le stress et qui entraînent ces maladies.
Spectroscopie optique : outils novateurs pour perfectionner les procédés et les dispositifs de pointe
Perfectionner nos connaissances des propriétés des matières magnétiques
Chercheur principal : M. Kenneth Burch
Financement provincial : 340 000 $
Chercheurs impliqués : 6
La découverte des propriétés proprement exotiques des matières magnétiques est le but que s’est donné M. Burch de l’Université de Toronto dans le cadre de ses travaux de recherche dans ce domaine. Dans un nouveau laboratoire aux possibilités inédites, M. Burch se sert de diverses techniques optiques afin d’en sonder les applications potentielles. Les matières magnétiques étudiées offrent des perspectives prometteuses notamment dans la production d’énergies renouvelables et l’accroissement de l’efficacité énergétique, des domaines d’une importance névralgique pour l’Ontario et les entreprises de production d’énergie établies en Ontario.
MHC – Reconnaissance autonome de l’immunité innée par les cellules K naturelles
La mise au point de thérapies novatrices dans le traitement du cancer, la lutte contre les infections et la transplantation d’organes
Chercheur principal : M. James Carlyle
Financement provincial : 99 911 $
Chercheurs impliqués : 1
Les lymphocytes à immunité innée, aussi appelées cellules naturelles NK, ont la faculté de reconnaître et de détruire les cellules cancéreuses, les cellules infectées par une bactérie ou un virus, et d’autres cellules ciblées. La compréhension de ces mécanismes est une étape fondamentale dans la compréhension et la manipulation de l’immunité des cellules contre le cancer et les maladies infectieuses, ainsi que des mécanismes en cause dans la biologie de la transplantation et de l’auto-immunité. Dans un nouveau laboratoire de biotechnologie cellulaire et moléculaire à la fine pointe, M. Carlyle, chercheur à l’Université de Toronto, cherche à élargir les connaissances actuelles au sujet de ces cellules NK afin de perfectionner les thérapies cliniques dans ce domaine.
À ce jour, M. Carlyle a reçu un financement de 140 000 $ du ministère de la Recherche et de l’Innovation.
Hyperpolarisation du carbone-13 dans l’orientation des régimes thérapeutiques
Élargissement des capacités et applications de l’imagerie par résonance magnétique
Chercheur principal : M. Charles Cunningham
Financement provincial : 208 697 $
Chercheurs impliqués : 1
Malgré l’importance de l’imagerie par résonance magnétique dans l’orientation des choix thérapeutiques – les médecins y ont recours pour planifier leurs interventions et évaluer la réponse à la thérapie – cette technologie a néanmoins des limites. Les travaux de M.Cunningham, chercheur à l’Université de Toronto, visent à élargir le spectre des capacités et des applications de cette technologie. Il se concentre en particulier sur la mise au point d’une méthodologie d’imagerie par résonance magnétique permettant de mieux comprendre les changements métaboliques associés aux lésions du muscle cardiaque et la réponse du muscle à la thérapie. Dans un premier temps, les travaux de recherche résulteront en la mise au point et la mise à l’épreuve de thérapies plus performantes pour le traitement des maladies cardiaques, ensuite pour le traitement d’autres maladies dans lesquelles interviennent des changements métaboliques.
BioZone : une installation de recherche en bioingénierie sur l’énergie, l’environnement et la durabilité économique
Trouver des solutions pour lutter contre les problèmes environnementaux et énergétiques urgents
Chercheuse principale : Mme Elizabeth A. Edwards
Financement provincial : 2 533 654 $
Chercheurs impliqués : 25
Mettre en place des approches biotechnologiques dans les règles de l'art favorisant l'énergie durable et une protection de l'environnement, c’est l'objectif de Biozone, un centre de recherche unique à l'Université de Toronto. Sous la direction de Mme Edwards, Biozone rassemble des scientifiques, des ingénieurs et des experts en politique face aux besoins de plus en plus urgents de trouver des solutions permettant de générer une énergie propre, un air pur et une terre non polluée. Au cours du processus, Biozone fera de l'Ontario un chef de file en biotechnologie environnementale.
À ce jour, Mme Edwards a reçu un financement de 218 144 $ du ministère de la Recherche et de l’Innovation.
Renforcer la sécurité et la stabilité du matériel de forage outre-mer
Mieux comprendre comment les conditions maritimes affectent les tubes ascenseur de pétrole
Chercheur principal : M. Alis Ekmekci
Financement provincial : 150 000 $
Chercheurs impliqués : 12
Les tubes ascenseurs de pétrole, utilisés dans les activités de forage outre mer, servent à relier la tête de puits sous-marine à la plateforme de forage. Dans l’éventualité d’un bris de la conduite sous l’effet de la force du courant, des vagues ou des vibrations, l’on assisterait à une diminution importante, voire à l’interruption, des activités d’extraction, à une pollution environnementale massive, et à la mise en péril de la vie aquatique et de l’industrie de la pêche. Or, malgré leur importance, on en sait très peu au sujet du degré de fiabilité des systèmes des tubes ascenseurs et des moyens permettant de les perfectionner. Dans des installations de classe mondiale et uniques en Ontario, le programme de recherche de niveau international de M. Ekmekci vise à mieux comprendre comment les conditions maritimes affectent les tubes ascenseurs de pétrole. Les résultats de ses travaux auront une importante incidence sur la mise au point de nouvelles technologies destinées à réduire ou à éliminer le risque de défaillance ou de bris des systèmes des tubes ascenseurs pour les activités de forage outre-mer à l’avenir. Ces travaux visent à assurer la production pétrolière et gazière de manière plus sécuritaire pour l’environnement et plus sûre au plan économique, résultant en des avantages socio-économiques considérables pour tout le Canada.
Centre for Collaborative Interactive Digital Media (centre de médias numériques interactifs et collaboratifs)
Influencer l’avenir des médias numériques
Chercheur principal : M. Eugene Fiume
Financement provincial : 2 400 000 $
Chercheurs impliqués : 32
Les médias numériques ont transformé la façon dont nous vivons et nos modes de communication dans presque tous les aspects de la vie, notamment l'éducation, le divertissement, la culture, le design, les sciences, l'ingénierie, la production et les soins de santé. Depuis le début, l'Ontario se situe à l'avant-garde de la recherche sur les médias numériques, et M. Fiume de l'Université de Toronto est décidé à faire en sorte que nous restions à la fine pointe. Il dirige une équipe pluridisciplinaire d'ingénieurs, de scientifiques, de développeurs de jeux, d'animateurs et d'artistes qui mettent en commun leurs connaissances en vue de définir de nouvelles orientations pour les médias numériques et de nouveaux types de communication numérique interactive.
Infrastructure pour un laboratoire de pharmacologie comportementale spécialisé en maladies mentales et en toxicomanies
Mettre au point de meilleurs traitements des maladies mentales et des maladies liées à la toxicomanie
Chercheur principal : M. Paul Fletcher
Financement provincial : 123 638 $
Chercheurs impliqués : 20
Parmi les dix principales causes d’incapacitéau Canada, cinq sont des maladies mentales et des maladies liées à la toxicomanie, notamment la dépression, les troubles liés à la consommation d’alcool, les troubles bipolaires, la schizophrénie, et les troubles obsessivo-compulsifs. D’après les estimations, moins de la moitié des personnes souffrant de ces maladies cherchent à se faire soigner et, parmi celles-ci, seulement la moitié reçoit les médicaments efficaces. Au Centre de toxicomanie et de santé mentale, M. Fletcher, un pharmacologue du comportement se penche sur la compréhension des causes neurobiologiques liées aux troubles psychiques et la toxicomanie, avec un objectif primordial de mettre au point des nouveaux traitements plus efficaces.
Comprendre comment les mutations génétiques se conjuguent pour provoquer les maladies
Nouvelles pistes dans la prévision de la susceptibilité des maladies
Chercheur principal : M. Andrew Fraser
Financement provincial : 394 796 $
Chercheurs impliqués : 1
La façon dont les virus mutants se développent pour devenir une maladie est une question majeure dans la génétique médicale et surtout principale pour la médecine personnalisée. Dans un centre unique en son genre à l’échelle internationale, M.Fraser et son groupe de scientifiques cerchent à établir de façon systématique les interactions entre les gènes chez les mouches et les vers, ce qui permettrait d’avoir de nouvelles connaissances des règles fondamentales de ces interactions et de comprendre comment on peut prévoir leur incidence sur les maladies. Cinq domaines tireront profits de ces recherches : acquerir des connaissances importantes de la maladie genétique complexe, faire avancer les méthodes de recherche en rapport avec l’interférence ARN (une technique critique pour les recherches techniques ), mettre en place un centre international unique en son genre, former un personnel hautement qualifé qui peut contribuer à la vitalité économique future du Canada et établir des liens scientifiques internationaux
L’écologie et l’évolution du mutualisme : infrastructure pour la recherche sur le terrain et en laboratoire
Comprendre les influences du comportement coopératif sur les écosystèmes
Chercheur principal : M. Megan Frederickson
Financement provincial : 109 600 $
Chercheurs impliqués : 8
Comment les interactions coopératives entre les espèces (ou mutualismes) évoluent-elles? Le magazine Science a qualifié cette question comme faisant partie des 25 questions les plus importantes auxquelles la science sera confrontée dans le prochain quart de siècle. C’est également la question à laquelle M. Megan Frederickson, chercheur de l’Université de Toronto, souhaite ardemment répondre en combinant des approches moléculaires, chimiques et expérimentales. Les mutualismes constituent des parties intégrantes de tous les écosystèmes, du corps humain aux forêts tropicales amazoniennes, et le travail de M. Frederickson permettra une meilleure compréhension de l’environnement et de comment les gestionnaires des territoires peuvent conserver les ressources naturelles et protéger la biodiversité.
Laboratoire de recherche sur les toxicomanies biocomportementales et les troubles concurrents (BACDRL) au CAMH)
Comprendre le rôle de la toxicomanie dans les maladies mentales
Chercheur principal : M. Tony George
Financement provincial : 98 596 $
Chercheurs impliqués : 10
M. Tony George est un scientifique de l’Université de Toronto qui est bien connu par la communauté internationale de la recherche pour son travail de pointe dans le domaine de la dépendance et de la maladie mentale. Dans un nouveau laboratoire de recherche clinique du Centre de toxicomanie et de santé mentale, M. George se concentre sur la compréhension des éléments qui influencent la santé mentale et la dépendance. Son travail offre de l’espoir aux millions de gens dans le monde qui souffrent à la fois de dépendances et de troubles de santé mentale.
Développer de nouvelles branches de la science de la Terre
Mettre en place une nouvelle discipline
Chercheur principal : M. Giovanni Grasselli
Financement provincial : 165 000 $
Chercheurs impliqués : 25
Les approches de recherche traditionnelles limitent l’avancement de nos connaissances et de notre compréhension de la croute terrestre qui pourraient nous permettre de trouver des solutions aux problèmes énergétiques et environnementaux. Un nouveau laboratoire permettra à M. Giovanni Grasselli de lancer une nouvelle approche de l’étude holistique du système terrestre à l’échelle des grains individuels. Cela jettera les bases d’une nouvelle branche sciencitifque, appelée « Earthomics », qui aura la capacité de produire la même sorte de vague d’innovation dans les sciences de la terre et l’ingénierie que l’avènement de la génomique a créée dans les sciences médicales. Le résultat avantagera directement les secteurs ontariens des ressources naturelles, de l’énergie et des sciences des matériaux. Les avantages comprendront l’amélioration de la quantification et de la gestion des risques naturels (p. ex. les glissements de terrain), la réduction des risques associés à l’extraction de pétrole, de gaz et de minerai, ainsi qu’une compréhension approfondie des matériaux utilisés dans la construction (p. ex. le béton).
Plateforme technologique nationale intégrée et multisites destinée à la cartographie des réseaux d’interaction entre les protéines dans un état sain et malade
Découvrir à la manière dont les protéines interagissent dans un état sain et malade
Chercheur principal : M. Jack Greenblatt
Financement provincial : 5 173 778 $
Chercheurs impliqués : 54
Les chercheurs ont recensé des milliers d'interactions au sein des cellules. Toutefois, il reste extrêmement difficile de les regrouper en réseaux et de comprendre comment ils fonctionnent dans un environnement changeant. Des chercheurs provenant de l'Université de Toronto, du Mount Sinai Hospital et de l'Université d'Ottawa se penchent sur cette question. Sous la direction de M. Greenblatt, les travaux des chercheurs engendrent de vastes répercussions, qui vont d'une meilleure compréhension des cellules souches à une mise au point plus efficace de marqueurs biologiques de la maladie et à la médecine personnalisée.
Outils protéomiques d’analyse de l’interaction entre les chaperons
Mettre au point de nouvelles approches pour la prévention ou le traitement des maladies causées par le « mauvais repliement »
Chercheur principal : M. Walid Houry
Financement provincial : 139 260 $
Chercheurs impliqués : 12
La recherche effectuée par M. Walid Houry à l’Université de Toronto peut amener les scientifiques à une étape plus près de l’élaboration de nouvelles approches pour prévenir ou guérir des maladies comme l’Alzheimer, la maladie de Creutzfeldt-Jacob et le cancer. Ces maladies sont causées par un phénomène appelé le repliement inadéquat des protéines. Ce qui se produit lors du repliement des protéines, et ce qui peut aller de travers lors de ce processus, sont le sujet de la recherche de M. Houry, et des compagnies pharmaceutiques majeures suivent son travail avec intérêt.
Le régime alimentaire, la trace digestive et la maladie : le centre en 3D
Créer de nouvelles lignes directrices pour un régime alimentaire sain
Chercheur principal : M. David JA Jenkins
Financement provincial : 5 437 276 $
Chercheurs impliqués : 36
Si vous êtes ce que vous mangez alors le régime alimentaire pourrait jouer un rôle crucial dans la prévention des maladies chroniques. Le chercheur David Jenkins de l'Université de Toronto en est convaincu. Le créateur de l'indice glycémique, un outil qui classe les aliments en fonction du niveau de sucre qu'ils produisent dans le sang, a établi que les aliments présentant un faible indice peuvent prévenir certaines maladies. Son équipe de chercheurs cliniciens, en partenariat avec une équipe de spécialistes des sciences fondamentales supervisé par le docteur Gaisano, dirige un nouveau centre de recherche (le centre 3D) à l'Université de Toronto et à St. Michael’s Hospital afin de déterminer les mécanismes cellulaires précis par lesquels les aliments transformés (affichant un indice glycémique élevé) entraînent le développement de problèmes de santé graves comme des maladies vasculaires, le diabète, la stéatose hépatique ou le cancer, ou augmenter le risque de développer ces maladies. Cette équipe de scientifiques vise à définir avec précision les stratégies alimentaires particulières et la façon dont elles permettent d'éviter les maladies chroniques et de les traiter.
Approches d’imagerie moléculaire par cognition
Mettre au point des traitements pour les troubles d’apprentissage et de mémoire
Chercheuses principales : Josselyn, Sheena
Financement provincial : 239 085 $
Chercheurs impliqués : 2
Grâce à la recherche qui est effectuée à l’Université de Toronto, il y a de l’espoir en vue pour les 30 millions de Nord-Américains qui souffrent d’une forme de trouble de mémoire acquis ou héréditaire. Reconnus dans le monde entier pour leur recherche innovatrice en neurobiologie de la mémoire, Sheena Josselyn et Paul Frankland étudient comment le cerveau encode, enregistre et récupère normalement l’information. Leur but est d’appliquer leurs découvertes dans l’élaboration de traitements pour ces troubles dévastateurs.
À ce jour, Mme Josselyn a reçu un financement de 140 000 $ du ministère de la Recherche et de l’Innovation.
Études de la RMN de haute résolution des molécules protéiniques saines et malades
Mieux comprendre comment les systèmes vivants se forment et se développent
Chercheur principal : M. Lewis E Kay
Financement provincial : 4 595 843 $
Chercheurs impliqués : 22
Le rôle que jouent les protéines dans la fonction génique est une question qui continue de poser des difficultés aux scientifiques. Ils savent qu'il est important de comprendre comment fonctionnent ces protéines, mais la tâche s’est avérée difficile, car elles sont structurées d'une façon complexe qui échappe aux instruments scientifiques traditionnels. À l'Université de Toronto, M. Key a recours à de nouveaux spectromètres perfectionnés et très puissants de résonance magnétique nucléaire pour étudier les protéines complexes. Les découvertes qu’il fera nous permettront de nous familiariser avec la façon dont les systèmes vivants se forment et se développent et conduiront à des avancées capitales sur la façon de protéger ces systèmes contre les maladies.
Mieux cibler les médicaments anticancéreux dans les cellules
Mettre au point des traitements thérapeutiques plus efficaces contre le cancer
Chercheuse principale : Mme Shana Kelley
Financement provincial : 200 000 $
Chercheurs impliqués : 7
Il y a un besoin pour de nouveaux médicaments avec des effets secondaires minimes afin de combattre le cancer, la principale cause de décès en Ontario. Être capable d’ajuster des médicaments pour qu’ils ciblent des structures dans les cellules qui effectuent des fonctions spécifiques aurait le potentiel de produire des thérapies plus efficaces contre le cancer. Mme Shana Kelley produira synthétiquement des nouveaux composés et étudiera comment ils se déplacent dans une cellule. Les avantages de la recherche comprendront la mise au point de nouveaux traitements contre le cancer, la formation de scientifiques interdisciplinaires, la stimulation de partenariats industriels avec des compagnies de fabrication de médicaments, et des nouvelles collaborations qui renforceront la communauté scientifique de l’Ontario.
Laboratoire de culture matérielle égéenne
Un regard sur le passé pour mieux façonner l’avenir de l’industrie
Chercheur principal : M. Carl Knappett
Financement provincial : 92 234 $
Chercheurs impliqués : 10
Qu’est-ce que nos possessions matérielles nous apprennent sur notre culture et son évolution? Qu’est-ce qu’elles nous disent sur la direction où elle va? Ces questions intriguent le chercheur de l’Université de Toronto Carl Knappett. Son domaine est la culture matérielle, soit l’étude de la signification des objets, et il a un intérêt particulier pour l’âge de bronze égéen. C’est à cette époque, il y a 5000 ans, que les civilisations ont commencé à commercer sur de vastes distances. M. Knappett croit qu’en examinant les méthodes d’innovation et d’invention égéennes ainsi que les motivations derrière celles-ci, nous pouvons en apprendre plus sur nos propres processus d’innovation, au bénéfice de l’industrie d’aujourd’hui.
Centre for Spectroscopic Investigation of Complex Organic Molecules and Polymers (centre d’investigation spectroscopique de molécules et de polymères organiques complexes)
Utiliser la résonance magnétique nucléaire pour faire avancer la recherche en chimie
Chercheur principal : M. M. Lautens
Financement provincial : 2 588 764 $
Chercheurs impliqués : 24
Dans un nouveau centre de recherche de l’Université de Toronto, les scientifiques s’attaquent à de nouveaux problèmes en chimie, en biologie, en médecine, dans les produits pharmaceutiques et les polymères. Les groupes de recherche ont à leur disposition une série de nouveaux spectromètres puissants de résonance magnétique nucléaire (RMN) pour les aider dans leur tâche. Vingt groupes de recherche en chimie ont recours aux spectromètres de RMN afin de mettre au point des outils visant à produire la prochaine génération d’agents médicinaux, à comprendre la structure moléculaire des événements biologiques qui entraînent la maladie, à concevoir des matières perfectionnées destinées à des applications biomédicales et à des applications de pointe et à comprendre l'effet des agents chimiques sur l'environnement.
Comprendre et réduire les répercussions des activités de transport sur environnement (particulièrement dans le domaine de l’aviation)
Étudier les techniques de contrôle de flux pour réduire les coûts de transport
Chercheuse principale/Chercheur principal : M. Philippe Lavoie
Financement provincial : 149 832 $
Chercheurs impliqués : 3
Diverses organisations internationales (p. ex. le Conseil consultatif pour la recherche sur l’aéronautique en Europe) a déterminé le besoin de contrôle de flux, une technologie utilisée pour modifier le flux des fluides (comme l’air ou l’eau) sur des objets immergés (p. ex. des voitures ou des avions), comme le moyen essentiel pour pouvoir réduire les impacts environnementaux et les coûts d’utilisation des industries du transport, comme l’aviation. M. Lavoie et son équipe étudieront les techniques de contrôle de flux qui peuvent être utilisées par les secteurs des transports pour réduire la résistance générale, la vibration structurelle et les émissions de bruits de leurs véhicules. Les découvertes permettront de trouver des façons de réduire la consommation de carburant, apportant ainsi des avantages significatifs sur l’économie et l’environnement pour les secteurs des transports, et aideront les compagnies canadiennes dans ces secteurs à maintenir et renforcer leur avantage compétitif, tout en réduisant leur fardeau environnemental.
Le rôle de la mort programmée des cellules bactériennes dans les infections par les biofilms
Étudier l’autodestruction des micro-organismes comme stratégie de traitement des infections par les biofilms
Chercheuse principale : Mme Celine Levesque
Financement provincial : 106 847 $
Chercheurs impliqués : 25
Les biofilms sont des colonies de microorganismes vivants et se reproduisant, et ils se trouvent partout, de la plaque qui se forme sur nos dents à la substance visqueuse qui couvre les roches de rivières. Les biofilms sont responsables de plusieurs conditions sérieuses, comme la fibrose kystique et les infections de l’oreille moyenne. Ils se répandent rapidement et sont résistants aux antibiotiques et au système immunitaire humain, ce qui en fait un défi médical majeur. À l’Université de Toronto, Mme Céline Lévesque étudie l’autodestruction microbienne comme stratégie contre les biofilms. L’objectif est de mettre au point des traitements pour un problème qui risque de nous replonger dans une ère où les infections sont impossibles à traiter.
L’étude des états liés à la grossesse affectant la santé fœtale, néonatale et maternelle
Nouvelles méthodes de diagnostic des états liés à la grossesse
Chercheur principal : M. Stephen Lye
Financement provincial : 376 693 $
Chercheurs impliqués : 5
Les complications durant la grossesse ont des fardeaux médicaux, sociaux et économiques importants en Ontario. À partir des études cellulaires, biochimiques et comportementales, M. Stephen Lye entreprendra de nouvelles études sur les facteurs sous-jacents relatifs à des complications de la grossesse qui entraînent des décès et des maladies chez les mères et de bébés. Il utilisera ces découvertes pour élaborer de nouveaux diagnostics et traitements pour ces conditions associées à la grossesse qui touchent des membres particulièrement vulnérables de notre société. Par exemple, un test de diagnostic pour prévenir les accouchements prématurés améliorerait le traitement ciblé aux patients et aurait un potentiel commercial important (probablement plus de 60 millions de dollars par année en ventes internationales et jusqu’à 20 millions de dollars en économies de coûts de soins de santé en Ontario). Les découvertes peuvent aussi avoir des implications pour les traitements ciblés du cancer de la prostate résistant aux hormones.
À ce jour, M. Lye a reçu un financement de 10 000 $ du ministère de la Recherche et de l’Innovation.
Laboratoire avancé des produits fluorés ou d'autres substances nouvelles dans l’environnement
Créer des composés fluorés sûrs
Chercheur principal : M. Scott A. Mabury
Financement provincial : 712 000 $
Chercheurs impliqués : 8
Les composés organiques fluorés sont utilisés dans toute sorte de produits industriels et de produits de consommation que nous utilisons tous les jours. Ils présentent de nombreux avantages : ils sont résistants, ils peuvent être modelés et traités, ils sont hydrophobes et résistent aux produits chimiques. Le problème est que lorsqu’ils se dégradent, ils entraînent une pollution environnante considérable et des risques pour la santé qui doivent encore être analysés en profondeur. Le chimiste spécialiste en environnement de l’Université de Toronto M. Mabury dirige une équipe de scientifiques qui ont recours à la spectrométrie de masse pour détecter les nouveaux polluants fluorés et déterminer comment ils engendrent de la pollution. L’équipe vise à créer des produits fluorés qui offrent les caractéristiques voulues par les gens sans polluer l'environnement.
Une ligne de faisceau électronique de la 5e génération : « cinéma moléculaire »
Produire des films moléculaires
Chercheur principal : M. R. J. Dwayne Miller
Financement provincial : 120 000 $
Chercheurs impliqués : 20
L’un des plus grands défis de la recherche aujourd’hui est d’observer la chimie à l’échelle atomique en temps réel. Comment pouvons-nous surmonter cette tâche et vraiment observer des atomes bouger avec la bonne résolution spatiale et temporelle? Dans une installation de recherche unique au monde (un « cinéma moléculaire ») qui fera de l’Ontario la terre d’accueil des plus grands efforts scientifiques mondiaux de ce domaine, R.J. Dwayne Miller utilisera une nouvelle source d’électrons ultrabrillants et les fera rebondir sur les atomes afin d’illuminer les mouvements atomiques. La recherche se concentrera sur la relation structure-fonction des systèmes biologiques, qui est depuis longtemps reconnue comme une part importante de la résolution des problèmes biologiques. On s’attend à ce que les découvertes de la recherche mènent à des avancements importants dans les stratégies de médicaments ciblés. Il y aura également une augmentation de la compréhension des processus primaires qui contrôlent les fonctions chimiques et biologiques, une connaissance que les scientifiques de l’Ontario pourront transférer à des applications pratiques.
À ce jour, M. Miller a reçu un financement de 8 398 756 $ de ministère de la Recherche et de l’Innovation.
Installation en imagerie moléculaire : des protéines simples aux dynamiques structurelles résolues à l'échelle de l'atome
Utilser des films sur les atomes pour faire progresser la recherche de médicaments
Chercheur principal : M. R. J. Dwayne Miller
Financement provincial : 1 002 090 $
Chercheurs impliqués : 6
Dwayne Miller est en quelque sorte un réalisateur de films bien que cela n'apparaît pas dans la section divertissement du journal. Le chercheur de l'Université de Toronto fait des films de chimie et de biologie, notamment d'atomes se déplaçant en temps réel. Au lieu d'une caméra, il utilise un canon à électrons de la prochaine génération qui lui permet d'illuminer la trajectoire des atomes lorsqu'ils se déplacent. Le travail révolutionnaire de M. Miller a des répercussions importantes dans de nombreux domaines, y compris dans les soins de santé où on prévoit que ses travaux de recherche mettent en évidence la façon dont se comportent les molécules biologiques à l'échelle de l'atome et conduisent à des avancées dans les stratégies de ciblage des médicaments.
Installations avancées de diagnostic du processus de projection thermique et de caractérisation du revêtement
Optimiser l’utilisation de l’énergie
Chercheur principal : M. Javad Mostaghimi
Financement provincial : 1 602 731 $
Chercheurs impliqués : 18
Économiser l’énergie et mettre au point les technologies d’énergies renouvelables sont de grandes difficultés auxquelles se heurte le gouvernement à l’heure actuelle. Ce sont ces difficultés qui intéressent M. Mostaghimi, chercheur à l’Université de Toronto. Il travaille à une technologie de revêtement obtenu par projection thermique dont l’objectif consiste à mettre au point des dispositifs de récupération de la chaleur et des échangeurs de chaleur très efficaces. Ses travaux de recherche ne feront pas non seulement progresser l’initiative de l’Ontario pour économiser et produire de l’énergie, mais ils permettront aussi de maintenir la province à la pointe des technologies d’énergie propre.
À ce jour, M. Mostaghimi a reçu un financement de 397 956 $ du ministère de la Recherche et de l’Innovation.
Laboratoire d’études des protéines de polarité dans le cancer du sein
Mettre au point un traitement de deuxième intentiondu cancer du sein
Chercheur principal : M. Senthil Muthuswamy
Financement provincial : 399 973 $
Chercheurs impliqués : 35
Bien que le traitement du cancer du sein se soit amélioré de façon significative au cours des dernières années, les stratégies visent surtout à contrôler les malignités, une approche qui aide à prolonger la vie du patient, mais qui ne représente pas un « remède ». Dans un nouveau laboratoire de l’Université de Toronto, M. Senthil Muthuswamy, un chercheur de renom sur le cancer du sein, se concentre sur la prévention de la croissance des lésions précancéreuses avant qu’elles ne deviennent des tumeurs malignes. Il s’agit d’une nouvelle approche qui pourrait mener à un nouveau traitement efficace du cancer du sein.
Unité de biologie des systèmes pour la métabolomique des hormones des plantes
Accroître la biomasse végétale pour l’expansion de la production d’énergie propre
Chercheur principal : M. Eiji Nambara
Financement provincial : 330 000 $
Chercheurs impliqués : 4
L’augmentation de la biomasse végétale est l’objectif de la recherche effectuée à l’Université de Toronto par M. Eiji Nambara. Pour accomplir ceci, M. Nambara cherche à modifier le métabolisme des hormones des plantes grâce à un nouveau programme de recherche fondé sur une approche de la biologie des systèmes. Son travail aboutira à une augmentation de la production énergétique, ce qui aidera non seulement à subvenir à la demande mondiale croissante, mais aussi à garder l’industrie du biocarburant de l’Ontario en tête des utilisateurs des technologies de l’énergie propre.
Combattre les bactéries résistantes aux médicaments
Rechercher de nouvelles stratégies antiinfectieuses
Chercheur principal : M. William W. Navarre
Financement provincial : 131 929 $
Chercheurs impliqués : 10
Les bactéries résistantes à plusieurs médicaments représentent une menace grave et couteuse pour le système de santé régional. Le laboratoire de M. William Navarre se concentre sur le rôle d’un facteur bactérien (H-NS) dans l’activation et la désactivation des gènes qui sont nécessaires aux bactéries pour causer des maladies et résister aux antibiotiques. Il lancera un programme de recherche de classe mondiale qui appliquera des technologies de pointe à l’analyse du matériel génétique bactérien et du fonctionnement des organismes. Ses découvertes pourraient amener de nouvelles stratégies antiinfections et de nouvelles cibles pour les antibiotiques, sauvant des vies, réduisant les coûts associés à l’augmentation des hospitalisations et fournissant de nouveaux traitements thérapeutiques à moindre coût pour les Ontariens.
Étendre les écrans chimiogenomiques du génome de la levure à l’être humain
Définir les protéines « cibles » afin d’accélérer la découverte des médicaments
Chercheur principal : M. Corey Nislow
Financement provincial : 148 000 $
Chercheurs impliqués : 6
Bien qu’il y ait eu des progrès remarquables effectués dans la découverte de nouveaux médicaments dans les 88 ans depuis l’établissement de la Loi sur les aliments et les drogues, le processus de découverte et d’approbation des médicaments est lent et coûteux. La raison de ceci est que les scientifiques ne connaissent toujours pas les fonctions d’un grand nombre de protéines humaines, qui sont ce qui nous maintien en vie. Le chercheur Corey Nislow de l’Université de Toronto utilise des outils de génomique récemment conçus pour identifier les protéines « cibles » dans le but d’accélérer la découverte d’une drogue accélérante. Dans le cadre de ce processus, il accordera un avantage compétitif important au secteur de la biotechnologie de l’Ontario.
Élaborer des méthodes de manipulation des réactions des lymphocytes T pour la mise au point de traitements plus efficaces du cancer
Mobiliser la capacité du système immunitaire pour combattre ce cancer
Chercheuse principale : Me Pamela Ohashi
Financement provincial : 418 684 $
Chercheurs impliqués : 21
Selon la Société canadienne du cancer, chaque semaine, en moyenne 1144 Ontariens sont diagnostiqués avec un cancer et 517 en décèdent du cancer. Ces chiffres mettent en évidence le besoin de nouveaux traitements pour cette maladie dévastatrice. En atteignant une compréhension approfondie de la manière dont les cellules T traquent et éliminent les agents spécifiques qui causent la maladie, Mme Pamela Ohashi vise à créer de nouvelles approches pour exploiter le pouvoir du système immunitaire et le diriger contre les tumeurs. Sa recherche devrait mettre au point la première immunothérapie pour les patients du Canada souffrant d’un mélanome métastatique de phase IV (une forme de cancer de la peau), avec un potentiel très prometteur de régression et même de rémission de la maladie, ainsi que d’excellentes possibilités de commercialisation. La recherche aidera l’Ontario et le Canada à poursuivre son rôle de chef de file international dans les nouvelles thérapies contre le cancer.
Laboratoire d’anthropologie et de primatologie moléculaire pour l’étude de l’évolution
Améliorer les programmes d'élevage captif
Chercheur principal : M. J. A. Parga
Financement provincial : 70 000 $
Chercheurs impliqués : 8
Dans un laboratoire unique à son genre à l’Université de Toronto Scarborough. Mme Joyce Parga utilise un équipement moléculaire à la fine pointe de la technologie pour étudier la génétique et le comportement des primates, dans le but de faire avancer la théorie sur la sélection sexuelle. Il s’agit d’une recherche qui aidera à assurer le succès de programmes de reproduction en captivité et à empêcher la disparition des espèces en voie d’extinction.
Centre for Industrial Application for Microcellular Plastics (centre de l’application industrielle des matières plastiques microcellulaires)
Créer de nouvelles matières plastiques présentant des propriétés renforcées
Chercheur principal : M. Chul B. Park
Financement provincial : 3 334 310 $
Chercheurs impliqués : 10
Nous utilisons les matières plastiques d’innombrables façons chaque jour, mais à mesure que le coût de fabrication des matières plastiques conventionnelles augmente, l'industrie des matières plastiques cherche des façons de les produire à un coût moindre, mais elle veut aussi qu'elles soient plus légères, plus résistantes et plus durables. Une réponse se trouve dans les matières plastiques microcellulaires. Ces matières se caractérisent par la taille extrêmement petite de leurs cellules et de leur densité cellulaire élevée, ce qui renforce leur propriété tout en réduisant leur coût. Toutefois, réaliser son plein potentiel requiert le développement de nouvelles méthodes de fabrication. Ce sont les éléments au cœur des travaux de recherche entrepris à l'Université de Toronto par Chul B. Park. Ses travaux donneront à l'industrie des matières plastiques en Ontario un gros avantage dans la création de nouveaux produits innovants.
À ce jour, M. Park a reçu un financement de 2 850 892 $ du ministère de la Recherche et de l’Innovation.
Analyse des événements précurseurs liés aux maladies dans les réseaux de cellules
Mise au point de traitements médicamenteux ciblés efficaces pour plusieurs maladies
Chercheur principal : M. Tony Pawson
Financement provincial : 379 330 $
Chercheurs impliqués : 6
L’attaque de cibles moléculaires simples dans des maladies complexes comme le cancer a ses limites. Une approche désirable est de viser le réseau de cellules de signal lui-même. M. Tony Pawson est un des experts les plus compétents au monde en matière de transduction de signal – la façon dont les cellules contrôlent leurs comportements les unes des autres par des signaux chimiques. Il poussera encore plus loin son travail d’avant-garde des deux dernières décennies pour analyser les événements causant des signaux associés aux maladies que son équipe et lui ont découverts. La connaissance obtenue contribuera à mettre au point de traitements par médicaments à cibles définies de plusieurs maladies et troubles (p. ex. le cancer, les maladies neurologiques et les maladies cardiovasculaires), avantageant les patients et le système de soins de santé de l’Ontario. La recherche augmentera aussi la capacité de fournir de la formation en techniques d’imagerie cellulaire avancée. Des investissements avisés dans la technologie devraient fournir des avantages économiques significatifs.
Pour son travail de pionnier dans les domaines de la biologie cellulaire, de la biochimie et de la génétique, M. Pawson a obtenu le prix d’innovation du premier ministre de 2007. À ce jour, M. Pawson a reçu un financement de 6 907 225 $ du ministère de la Recherche et de l’Innovation.
Un microscope à deux photons pour l’imagerie quantitative et l’intégration de cellules vivantes avec des plateformes microfluidiques
Concevoir de nouveaux traitements du diabète
Chercheur principal : M. Jonathan Rocheleau
Financement provincial : 334 999 $
Chercheurs impliqués : 10
L’Ontario a été un pionnier dans le champ de la recherche sur le diabète depuis 1921, quand les docteurs Banting et Best ont découvert l’insuline dans leur laboratoire à l’Université de Toronto. Près de 90 ans plus tard, un autre chercheur innovateur de l’Université de Toronto espère apporter une contribution majeure au traitement du diabète. M. Jonathan Rocheleau combine l’imagerie des cellules vivantes avec la technologie microfluidique pour en apprendre plus sur les mécanismes de base du diabète, ce qui mènera à l’élaboration de nouveaux traitements pour cette épidémie en croissance rapide.
Initiative ontarienne d'une médecine personnalisée grâce aux cellules souches
Faire progresser la médecine personnalisée
Chercheuse principale : Mme Janet Rossant
Financement provincial : 9 932 011 $
Chercheurs impliqués : 31
On estime que le marché mondial des thérapies axées sur les cellules souches atteindra 20 milliards de dollars d’ici 2010. La scientifique de l’Université de Toronto, Mme Rossant, est à la tête d’une équipe de chercheurs de renom qui travaillent sur les cellules souches et qui s’attachent principalement à faire passer la médecine personnalisée axée sur les cellules souches des laboratoires aux cliniques à l’aide de la technologie des cellules souches pluripotentes induites (on utilise les cellules de la peau pour fabriquer des cellules souches). Leurs travaux maintiendront l'Ontario à l'avant garde de la recherche sur les cellules souches et leurs applications dans le traitement des maladies dégénératives et des blessures traumatiques – et apporteront au secteur des biotechnologies en Ontario un énorme avantage concurrentiel dans un domaine en plein essor.
Étude analytique de la thermosensibilité chez le colibacille et C.Elegant
Se servir du C. elegant pour étudier la perception sensorielle des stimuli thermiques
Chercheur principal : M. William Ryu
Financement provincial : 300 000 $
Chercheurs impliqués : 3
Les voies prévues dans la mesure et le traitement de la température sont-elles aussi impliquées dans la maladie cellulaire? Il s’agit là d’une question à laquelle il sera probablement possible de répondre grâce à la recherche effectuée à l’Université de Toronto par M. William Ryu, une nouvelle recrue originaire de l’Université Princeton. M. Ryu combine ses compétences en physique, biologie et ingénierie pour concevoir de nouvelles méthodes d’instrumentation et de calcul afin d’étudier la thermosensibilité (la perception sensorielle de stimuli thermiques) dans le C. elegant. Il s’agit d’un organisme modèle souvent utilisé pour étudier des questions biologiques fondamentales, puisqu’il partage plusieurs structures cellulaires/moléculaires et des caractéristiques biologiques de base avec des organismes plus avancés.
Centre for Microfluidic Systems in Chemistry and Biology (centre de systèmes microfluidique en chimie et en biologie)
Révolutionner le traitement des maladies cardiovasculaires
Chercheur principal : M. Michael V. Sefton
Financement provincial : 3 749 954 $
Chercheurs impliqués : 21
Les maladies cardiovasculaires représentent la première cause de mortalité en Ontario. Le besoin se fait pressant de disposer de nouvelles thérapies de prévention et de traitement étant donné le coût croissant que ces maladies font peser sur le système de soins de santé. Le Centre for Microfluidic Systems in Chemistry and Biology de l’Université de Toronto a mis sur pied des laboratoires miniatures puissants de chimie et de biologie cellulaire – laboratoires sur puce – qui vise à changer radicalement la mise au point de médicaments de l’appareil cardiovasculaire. Non seulement ces travaux de recherche auront des répercussions sur la façon dont les maladies cardiovasculaires sont traitées à l’avenir, mais ils dynamiseront le secteur des biotechnologies en Ontario.
À ce jour, M. Sefton a reçu un financement de 6 476 182 $ du ministère de la Recherche et de l’Innovation.
Ressources de criblage à haut débit pour l’isolation des anticorps et des ligands de peptides exposés sur phage
Concevoir des anticorps pour diagnostiquer et traiter les maladies graves
Chercheur principal : M. Sachdev Sidhu
Financement provincial : 298 240 $
Chercheurs impliqués : 1
Sachdev Sidhu est un fabricant de bibliothèques. Par contre, ses bibliothèques sont constituées d’anticorps synthétiques qui peuvent être utilisés pour traquer et moduler des protéines de signal, soit celles qui causent les maladies auto-immunitaires, cardiovasculaires et infectieuses, le cancer et l’inflammation. On prévoit que le marché mondial des anticorps de diagnostic et des anticorps thérapeutiques devrait atteindre 26 milliards de dollars d’ici 2010. Grâce au travail des scientifiques de l’Université de Toronto, ceci apportera à l’Ontario un avantage critique dans un domaine que plusieurs considèrent comme la médecine de l’avenir.
Laboratoire d’archéologie et d’architecture spatiale
Étudier des civilisations anciennes pour répondre aux importants enjeux de construction d’aujourd’hui
Chercheur principal : M. Edward Swenson
Financement provincial : 74 302 $
Chercheurs impliqués : 8
Le croisement de la religion, de la politique et de l’environnement construit est un champ d’intérêt clé pour le chercheur Edward Swenson de l’Université de Toronto. À l’aide de Systèmes d’information géographique et de technologies de cartographie sophistiqués permettant d’interpréter des communautés urbaines préhistoriques, il étudiera comment l’utilisation de l’espace pour les constructions a modelé les expériences quotidiennes, les stratégies économiques et les traditions rituelles des habitants de ces villes antiques. La recherche vise à illuminer les enjeux critiques qui nous touchent aujourd’hui, y compris la planification urbaine, la vie urbaine et la conversation écologique.
Étudier les interactions entre les cellules du système immunitaire et les bactéries causant les troubles et les maladies intestinales
Rechercher de nouveaux traitements contre les infections bactériennes
Chercheur principal : M. Mauricio R Terebiznik
Financement provincial : 186 121 $
Chercheurs impliqués : 5
Les maladies inflammatoires de l’intestin (MII) affectent la qualité de vie de 170 000 Canadiens, et on estime que le Canada a l’un des plus hauts taux de MII au monde. M. Mauricio Terebiznik effectuera des études uniques et d’avant-garde sur l’interaction des composants cellulaires importants (appelées cellules dendritiques ou CD) du système immunitaire et des bactéries dans le tractus intestinal qui causent des maladies impliquées dans les MII. Les découvertes de cette recherche aideront à déterminer de nouveaux traitements plus efficaces pour contrer des infections bactériennes. Elles auront aussi un effet sur la compréhension des causes, des origines et éventuellement des remèdes des maladies inflammatoires de l’intestin comme la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse, qui sont actuellement incurables.
Module de synthèse du carbone 11
À la recherche de nouveaux traitements contre les troubles mentaux graves
Chercheur principal : M. Neil Vasdev
Financement provincial : 101 366 $
Chercheurs impliqués : 15
Parmi les 10 principales causes d’incapacités dans le monde, cinq sont des troubles mentaux : le trouble bipolaire, la dépression unipolaire, l’alcoolisme, le trouble bipolaire, la schizophrénie et les troubles obsessivo-compulsifs. Ces troubles causent des souffrances pour les patients et leurs familles, ce qui entraîne des pertes de milliards de dollars en productivité et pèse énormément sur notre système de santé. Au Centre de toxicomanie et de santé mentale, M. Neil Vasdev met au point de nouveaux produits radiopharmaceutique TEP au carbone 11 pour sonder les mécanismes sous-jacents de ces maladies psychiatriques, dans le but de concevoir de nouveaux traitements.
À ce jour, M. Vasdev a reçu un financement de 140 000 $ du ministère de la Recherche et de l’Innovation.
Comprendre la diversité et l’évolution du génome des plantes pour protéger la biodiversité de l’Ontario et d’améliorer ses cultures
Lutter contre les plantes invasives qui menacent la biodiversité
Chercheur principal : M. Stephen Wright
Financement provincial : 254 000 $
Chercheurs impliqués : 7
L’industrie biotechnologique de l’Ontario se dirige rapidement vers des approches génomiques de l’amélioration des cultures et du traitement des maladies des cultures. M. Stephen Wright effectuera des recherches d’une ampleur inégalée et excédant les normes internationales, pour étudier la diversité et l’évolution du génome des plantes. Cette recherche offrira des indices importants pour la préservation des espèces menacées, le contrôle des plantes envahissantes qui menacent la biodiversité en Ontario et l’amélioration des cultures, particulièrement celles de la famille des Brassicacées (p. ex. la moutarde, le chou, le brocoli, le navet et le cresson). Elle augmentera aussi l’expertise en génomique et en bio-informatique du secteur de la biotechnologie, contribuant à sa croissance de façon importante.
Améliorer les connaissances sur les ruptures causées par les tremblements de terre et les effondrements structuraux
Apporter de nouvelles connaissances sur la façon dont les matériaux répondent aux fractures dynamiques
Chercheur principal : M. Kaiwen Xia
Financement provincial : 150 000 $
Chercheurs impliqués : 5
Les fractures (ruptures) dynamiques peuvent se produire spontanément (p. ex. à cause d’un tremblement de terre, de l’écroulement d’un pont) ou être causées volontairement (p. ex. des explosions de roches dans une mine). L’installation unique au pays de M. Kaiwen Xia sera capable d’effectuer un suivi à grande vitesse des fractures dynamiques, nous donnant une meilleure idée de comment les matériaux réagissent et s’effondrent.Ceci fournira de l’information supérieure que l’industrie minière utilisera pour créer des plans d’explosifs. Les décideurs du gouvernement s’en serviront pour les questions concernant les tremblements de terre et les vibrations terrestres. Et les entreprises travaillant sur des conceptions des structures en profiteront également.
Centre for Microsatellite Science and Technology Development and Low-Cost Space Research (centre de développement de la science et de la technologie des microsatellites et de recherche spatiale à peu de frais)
Faire progresser la technologie des satellites miniatures
Chercheur principal : M. Robert E Zee
Financement provincial : 4 008 198 $
Chercheurs impliqués : 20
Lorsque la plupart des Canadiens pensent au Canada et l'espace, ils pensent au Canadarm. Ce n'est pas le cas de M. Zee qui pense aux satellites, aux satellites miniatures, à une grande quantité de satellites. M. Zee dirige le laboratoire sur les vols spatiaux de l’Université de Toronto, qui conçoit et fabrique des satellites miniatures depuis plus de dix ans et avec peu d'argent. Désormais, M. Zee et son équipe poussent la technologie plus loin en mettant au point de nouveaux instruments plus petits et des technologies perfectionnées des satellites. Leurs travaux permettront aux chercheurs ontariens d'effectuer leur propre petite mission dans l'espace et de faire en sorte que le secteur aérospatial reste à la fine pointe de la technologie dans un domaine en pleine croissance.
À ce jour, M. Zee a reçu un financement de 343 519 $ du ministère de la Recherche et de l’Innovation.
La recherche dans les institutions de recherche de Toronto est un exemple de la position d’avant-garde de l’Ontario dans le monde à l’égard de la quête de connaissances et de découvertes. Le soutien pour ce type de travail fait partie du Programme d’innovation de l’Ontario, la stratégie de 3,2 milliards de dollars de la province dont l’objectif est de faire de l’innovation un moteur de l’économie ontarienne. En ciblant des investissements dans des secteurs où l’Ontario est déjà un chef de file mondial ou est en voie de l’être et en misant sur notre plus grande force, soit le talent et l’ingéniosité de notre population, la province tire profit de l’innovation pour s’assurer que notre économie est l’une des plus prospères du 21e siècle.
Une partie du Programme d’innovation de l’Ontario, le Fonds pour la recherche en l’Ontario (FRO) est essentielle au plan de la province qui est de mener la recherche de classe mondiale du laboratoire au marché mondial. Le rôle du FRO est de s’assurer que les chercheurs disposent des outils dont ils ont besoin pour donner l’exemple dans le monde, ou de diriger des collaborations internationales, dans leurs domaines respectifs.
Le Fonds consiste en deux programmes : le Programme d’excellence en recherche finance les coûts opérationnels de projets, comme les salaires des chercheurs, et le Programme d’infrastructure de recherche soutien l’acquisition de la nouvelle infrastructure de recherche, comme l’équipement de laboratoire.
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