Le 13 août 2007
Le gouvernement McGuinty aide les chercheurs et chercheuses à obtenir les outils qu’il leur faut pour rester à l’avant-garde de l’innovation, dont des locaux de laboratoire, de l’équipement et des logiciels en vertu du programme d’infrastructure de recherche du Fonds pour la recherche en Ontario. Cette série de financements au titre du programme fournira 10 650 812 $ pour l’appui de 55 projets de calibre mondial dans la Région du Grand Toronto (RGT).
Infrastructure d’une chaire en conception et évaluation des interventions de santé Chercheuse principale : La Dre Souraya Sidani
Coût total du projet : 454 580 $
Financement provincial : 125 000 $
Un des moyens d’améliorer l’efficacité des traitements médicaux consiste à concevoir des programmes de traitement que les patients et patientes trouvent acceptables et auxquels ils peuvent vite s’adapter. À l’Université Ryerson, la Dre Souraya dirige une équipe de chercheuses et chercheurs étudiant des stratégies qui aident à intégrer les préférences des patientes et patients dans la conception des interventions médicales. Le but ultime consiste à mettre au point des interventions saines du point de vue théorique, mais conformes aux préférences des patientes et patients.
Chercheur principal : M. Marcello Papini
Coût total du projet : 334 626 $
Financement provincial : 133 850 $
De nombreuses industries façonnent des surfaces de métal, nettoient des pièces ou enlèvent de la peinture à l’aide d’un jet très rapide de particules abrasives. Cette méthode largement répandue pourrait s’appliquer à des tâches aux proportions microscopiques, à l’usinage d’éléments complexes pour le secteur de l’électronique ou de la biotechnologie. Ingénieur à l’Université Ryerson, M. Marcello Papini, titulaire de la chaire de recherche du Canada en technologie des jets abrasifs, étudie comment cette méthode pourrait remplacer la roulette classique du dentiste ou servir à réparer des os endommagés par un genou ou une hanche artificiels. En utilisant cette technologie dans le cadre d’un laboratoire, M. Papini et son équipe étudieront comment l’on pourrait accroître l’exactitude et la précision de ces jets pour répondre aux exigences de telles applications.
Le Digital Cinema Laboratory à l’Université Ryerson Chercheuse principale : Mme Abby Goodrum
Coût total du projet : 2 962 115 $
Financement provincial : 242 309 $
L’avenir des films restera sur le grand écran, mais pas celui de la projection des images axées sur des films. En effet, la technologie numérique va en principe remplacer tous les éléments des procédés filmiques actuels et ce, de l’enregistrement et du montage à la visualisation du produit fini dans la salle de cinéma de votre quartier. À l’avenir, les films seront transmis au domicile, à l’ordinateur portatif et aux dispositifs mobiles de la spectatrice ou du spectateur. Mme Abby Goodrum, membre du Digital Cinema Laboratory (laboratoire du cinéma numérique) de l’Université Ryerson, examine tout le cycle de vie de cette nouvelle technologie. Mme Goodrum et son équipe assemblent l’équipement qu’il faut pour travailler avec les films numériques et évaluent la réaction du public à ces films suivant des facteurs comme le mouvement des yeux, les ondes cérébrales ou la fréquence cardiaque. Ainsi, ce travail maintiendra la position que le Canada occupe depuis longtemps à l’avant-garde de la technologie filmique.
Laboratoire de recherche en matériaux électrochimiques Chercheur principal : M. E. Bradley Easton
Coût total du projet : 125 669 $
Financement provincial : 39 442 $
Pour que les piles à combustible offrent une solution économiquement viable de remplacement des sources actuelles d’énergie, il faudra trouver de nouveaux matériaux qui en réduisent le coût et en améliorent le rendement à long terme. M. Brad Easton, chercheur à l’Institut universitaire de technologie de l’Ontario, a créé un laboratoire consacré à la recherche de tels matériaux. En définissant les propriétés électrochimiques de combinaisons innovatrices de composés organiques et inorganiques, M. Easton et son équipe comptent trouver les éléments les plus prometteurs qui soient pour les électrodes qui constituent le noyau de la technologie des piles à combustible. La recherche va non seulement faire valoir les perspectives d’avenir de cette nouvelle technologie riche en promesses, mais aussi garantir la faisabilité d’une source clé d’énergie durable pour l’économie de l’Ontario.
Laboratoire de réalité virtuelle et d’interfaces utilisateurs perfectionnées Chercheur principal : M. Mark Green
Coût total du projet : 209 401 $
Financement provincial : 59 607 $
En dépit du succès indéniable de l’interface utilisateur graphique, combinaison familière d’icônes et d’indicateurs qu’on retrouve sur tous les écrans d’ordinateur du monde, cette méthode de gérer l’infotechnologie n’est pas toujours la meilleure. Les chirurgiens et chirurgiennes qui manipulent un instrument d’opération robotique, par exemple, peuvent lui préférer une interface tactile, analogue à celle de certaines des consoles de jeux les plus perfectionnées. À l’Institut universitaire de technologie de l’Ontario, le chercheur Mark Green conçoit un laboratoire pour étudier ces autres interfaces. Ce travail se penchera en particulier sur le rôle de la projection vidéo de haute qualité, qui pourrait permettre de manipuler les fonctionnalités sans avoir à porter d’encombrantes aides visuelles comme des lunettes. De telles innovations pourraient tôt ou tard jeter les bases de nouvelles entreprises établies en Ontario qui se situeraient à la tête du marché en fait de conception de ces interfaces originales.
Laboratoire avant-gardiste de recherche sur le réseautage et les communications sans fil Chercheurs principaux : MM. Shahram Shahbazpanahi et Ramiro Liscano
Coût total du projet : 232 419 $
Financement provincial : 85 460 $
Des technologies comme les communications
mobiles et sans fil ont joué un rôle capital dans le développement économique et social du grand et divers paysage de l’Ontario. À la prochaine étape de ce développement, les communications sans fil devraient acquérir des capacités de réseautage efficaces sur le plan de la largeur de bande, qui n’accompagnent actuellement que des réseaux câblés comme Internet. Les chercheurs Shahram Shahbazpanah et Ramiro Liscano, ingénieurs à l’Institut universitaire de technologie de l’Ontario, créeront un laboratoire pour y mener une recherche théorique et appliquée efficace en communications sans fil, en réseautage et en traitement des signaux, en créant un réseau de détection mobile et à grande échelle. Ils examinent les moyens qu’on pourrait employer pour faire communiquer en collaboration de tels capteurs entre eux ou pour les déployer de façon efficace dans la surveillance de milieux comme des vignobles, ainsi que la surveillance de patientes et patients à leur domicile ou dans des centres de soins de longue durée.
Laboratoire d’informatique appliquée à la santé Chercheuse principale : Mme Carolyn McGregor
Coût total du projet : 361 000 $
Financement provincial : 97 310 $
Dans les endroits reculés du Canada, il n’y a pas toujours de spécialistes disponibles pour des installations médicales exigeantes comme les unités de soins intensifs (USI). Grâce à la technologie des communications, on peut obtenir les conseils nécessaires, ce qui donne accès en temps utile aux compétences et aux connaissances essentielles. Mme Carolyn McGregor, titulaire de la chaire de recherche du Canada en informatique appliquée à la santé à l’Institut universitaire de technologie de l’Ontario, créera un laboratoire pour la modélisation de ce genre de système d’appui des décisions. Mme McGregor et son équipe s’emploient à déterminer, en particulier, comment les unités de soins intensifs néonatals peuvent tirer parti de la toute dernière technologie, en offrant des aperçus qui peuvent non seulement améliorer les taux de survie des enfants nés avant terme, mais aussi réduire le coût des soins et améliorer la gestion des patientes et patients.
Centre de recherche de l’assurance et de la confidentialité des services mobiles de santé Chercheur principal : M. Patrick Hung
Coût total du projet : 150 319 $
Financement provincial : 54 459 $
Le matériel d’infotechnologie à main se prête à de puissantes applications dans des cadres médicaux comme les hôpitaux, où l’on peut transférer et mettre à jour de façon efficace, de partout sur le site, les détails des soins aux patientes et patients. Il s’est toutefois révélé difficile de garantir la confidentialité et la sécurité de cette même information. Membre de la faculté de commerce et d’infotechnologie de l’Institut universitaire de technologie de l’Ontario, M. Patrick Hung recherche des moyens d’aider le secteur des soins de santé à relever le défi. Lui et son équipe ont créé un centre de recherche qui détermine la conception optimale d’un réseau informatique au service des usagers de téléphones cellulaires, qui veille à ce que l’échange d’information se conforme aux textes législatifs clés du Canada qui préservent la confidentialité des relevés personnels. En aidant l’industrie à répondre à ces besoins, la présente recherche peut à la fois améliorer la qualité et réduire le coût de la prestation des soins de santé en Ontario.
Chercheur principal : M. Jason Matthews
Coût total du projet : 496 721 $
Financement provincial : 198 500 $
On reconnaît depuis longtemps que les dioxines sont des polluants environnementaux très toxiques qui s’accumulent dans le corps. Grâce à un nouvel équipement de recherche, les chercheurs et chercheuses de l’Université de Toronto, dirigés par M. Jason Matthews, peuvent étudier, aux niveaux moléculaire, génomique et protéomique, comment les dioxines perturbent la signalisation des oestrogènes et comment ce processus influe sur la formation des maladies. Cette recherche innovatrice, menée en collaboration avec le Karolinska Institutet de Suède, donnera de nouveaux aperçus qui pourraient conduire à des traitements plus efficaces contre des maladies comme le cancer du sein.
Infrastructure d’études d’épidémiologie métabolique et nutritionnelle du diabète et de perturbations connexes Chercheur principal : Le Dr Anthony Hanley
Coût total du projet : 315 131 $
Financement provincial : 125 000 $
Le diabète et ses complications coûtent à la population canadienne quelque cinq milliards de dollars par an, la plus grande partie de cette somme étant payée par les régimes provinciaux de soins de santé. Les populations canadiennes autochtones, afro-canadienne et canadienne hispanique contractent une proportion anormalement élevée de diabète de type 2, mais il n’existe guère d’information qui en expliquerait la raison. À l’Université de Toronto, les chercheurs et chercheuses dirigés par le Dr Anthony Hanley contribueront à combler cette lacune des connaissances, en menant une vaste étude des membres des groupes à risque élevé. Les résultats ouvriront la voie à de nouveaux programmes de prévention et à des outils efficaces de recherche et de pratique cliniques.
Cartographie et modulation systématiques des réseaux biologiques Chercheur principal : Le Dr Michael Tyers
Coût total du projet : 1 044 388 $
Financement provincial : 417 755 $
Le comportement de la cellule – qu’elle soit une levure ou un élément du corps humain, qu’elle soit normale ou malade – est régi par un réseau complexe d’interactions protéiniques. Pour mieux faire comprendre comment et pourquoi des mutations survenant dans ces interactions peuvent conduire au cancer et à d’autres maladies, le Dr Michael Tyers et une équipe de scientifiques de l’Université de Toronto utilisent la robotique et des spectromètres de masse de la prochaine génération pour représenter, à un niveau de détail jusqu’alors jamais atteint, les interactions biochimiques, génétiques et des médicaments. Les données de l’étude, qui seront partagées avec les milieux biomédicaux internationaux au moyen de la base de données BioGRID à accès libre relative aux interactions, conduiront à la création d’un paradigme plus efficace de découverte de médicaments.
Équipement de l’étude intégrée de la dynamique des fluides de l’environnement au laboratoire et sur le terrain Chercheur principal : M. Mathew Wells
Coût total du projet : 250 000 $
Financement provincial : 100 000 $
En comprenant mieux les fluctuations des courants d’eau dans les Grands Lacs, on pourrait mieux suivre les polluants, mieux protéger les zones de frai des poissons et mieux gérer cet écosystème d’une incroyable importance. À l’Université de Toronto, un laboratoire de la dynamique des fluides, nouveau et perfectionné, permet à M. Mathew Wells d’entreprendre des recherches novatrices axées sur les processus de mélange horizontal et vertical des lacs et qui étudient comment ce phénomène influe sur la distribution tant des polluants que des éléments nutritifs. Les résultats de l’étude de M. Wells aboutiront à des applications pour les cours d’eau tant côtiers que de l’intérieur des terres et ils nous aideront à mieux nous préparer face aux effets du changement climatique.
Mécanismes moléculaires de la neurodégénération après une attaque ou un traumatisme du SNC Chercheur principal : Le Dr Paulo Koeberle
Coût total du projet : 430 970 $
Financement provincial : 120 458 $
Plus de 600 000 Canadiens et Canadiennes – nombre d’entre eux ayant moins de 20 ans – sont atteints d’incapacités causées par des traumatismes cérébraux, et 50 000 autres par an sont hospitalisés du fait d’une attaque, beaucoup de ceux-ci se retrouvant avec des séquelles. La recherche donne maintenant à penser que, dans certains cas, on peut réparer la dégénération du système nerveux central (SNC). À l’Université de Toronto, le Dr Paulo D. Koeberle a lancé un remarquable projet de recherche visant à découvrir les mécanismes moléculaires sous-jacents à la dégénération du SNC et à créer des traitements qui favorisent la régénération des nerfs et le rétablissement des fonctions. Les résultats de cette recherche de pointe pourraient aboutir à la création de traitements efficaces contre les lésions cérébrales, les attaques et les douleurs névropathiques.
Cryomicroscopie électronique des assemblages macromoléculaires Chercheur principal : Le Dr John Rubinstein
Coût total du projet : 1 648 305 $
Financement provincial : 659 322 $
Un équipement avant-gardiste nouveau permet à certains des meilleurs chercheurs et chercheuses de biomédecine du Canada d’accroître l’efficacité de médicaments contre le cancer, les infections bactériennes et les maladies héréditaires. Le Dr John Rubinstein, de l’institut de recherche de The Hospital for Sick Children, collabore avec des scientifiques de l’Université de Toronto et du Samuel Lunenfeld Research Institute à des projets de recherche de pointe en biologie structurelle, qui recourent au nouveau cryomicroscope électronique. Grâce à ce nouvel équipement, les scientifiques peuvent réunir nombre d’éléments de recherche biomédicale de Toronto pour s’attacher à trouver de meilleurs traitements contre les maladies à haute priorité.
Mécanismes moléculaires sous-jacents à la régulation motrice dans le striatum normal et la maladie de Parkinson Chercheuse principale : La Dre Joanne Nash
Coût total du projet : 220 969 $
Financement provincial : 88 000 $
Au cours des 25 prochaines années, le fardeau économique de la maladie de Parkinson au Canada passera, suivant les prévisions, de 613 millions à plus de 1,2 milliard de dollars, la majeure partie de ce coût résultant des soins à long terme relatifs aux incapacités. Une recherche avant-gardiste menée en ce moment au campus de Scarborough de l’Université de Toronto changera peut-être cette prévision de façon radicale. La Dre Joanne Nash collabore avec des scientifiques du Canada, du R.-U. et des É.-U. à une recherche multidisciplinaire révolutionnaire qui lie les études de neurobiologie et les études du comportement pour l’étude des perturbations du mouvement. Il s’agit de créer des traitements efficaces, qui empêcheront que les patients et patientes soient handicapés par les symptômes de la maladie de Parkinson et qui leur permettra de bénéficier d’une meilleure qualité de vie.
Chercheur principal : M. Charles Boone
Coût total du projet : 340 559 $
Financement provincial : 136 224 $
Pour les chercheurs et chercheuses, la levure est un organisme fascinant, car ses cellules fonctionnent d’une façon analogue à celles des êtres humains. Les chercheurs et chercheuses en génétique dirigés par M. Charles Boone, à l’Université de Toronto, utilisent la levure afin de créer le premier réseau mondial d’interaction génétique pour tout organisme. Avec l’aide d’un nouveau système personnalisé de robotique, l’équipe utilisera l’analyse du faisceau génétique synthétique (SGA) pour étudier la fonction des gènes et établir des données d’une façon plus précise et plus efficace que jamais auparavant. Ce projet a déjà engendré un élément dérivé : la création de la société S & P Robotics Inc, établie en Ontario.
Installations de laboratoire pour la production de protéines et de peptides destinées aux études structurelles axées sur l’IRM, à semi-conducteurs Chercheur principal : Le Dr Simon Sharpe
Coût total du projet : 300 535 $
Financement provincial : 120 214 $
Environ 80 % des cibles éventuelles de médicaments contre d’importantes maladies sont des protéines membranaires, dont celles de virus comme le VIH-1, l’hépatite C et le syndrome respiratoire aigu grave, mais nous avons eu du mal à les étudier, car ce fut difficile d’obtenir des données structurelles exactes, à haute résolution. Un nouvel équipement avant-gardiste de recherche permet maintenant aux scientifiques qui travaillent sous la direction du Dr Simon Sharpe, à l’Université de Toronto, d’étudier les activités biologiques des protéines à un degré de détail jusqu’alors jamais obtenu. Il s’agit de découvrir une information structurelle clé sur les protéines membranaires et les perturbations de repliement protéinique, information qui pourrait accélérer la création de traitements contre des maladies pouvant entraîner la mort.
Laboratoire d’étude intégrative de la génomique et de la systématique évolutives des végétaux Chercheur principal : M. Sasa Stefanovic
Coût total du projet : 248 815 $
Financement provincial : 99 526 $
Le changement climatique et le réchauffement du globe ont soulevé des questions sur la façon dont les végétaux évoluent et la vitesse à laquelle ils peuvent s’adapter à de nouvelles conditions environnementales. Pour nous aider à trouver les réponses qu’il nous faut, M. Sasa Stefanovic, de l’Université de Toronto, mène la première étude rigoureuse, systématique, exhaustive et à grande échelle de la génomique végétale liée à la photosynthèse. En principe, les résultats de la recherche exerceront une influence importante à l’échelon tant national qu’international, en approfondissant notre connaissance des interactions moléculaires qui influent sur l’efficacité de la photosynthèse végétale et en aboutissant peut-être à des hausses de productivité agricole.
Imagerie et analyse protéomique des voies de signalisation des matrices Chercheur principal : Le Dr Christopher McCulloch
Coût total du projet : 319 650 $
Financement provincial : 127 860 $
Nombre d’Ontariens et d’Ontariennes souffrent d’affections du tissu conjonctif comme l’arthrite, les maladies cardiovasculaires, les cancers et les maladies parodontales. À l’Université de Toronto, les chercheurs et chercheuses dirigés par Le Dr Christopher McCulloch ont lancé un nouveau programme pour étudier les mécanismes fondamentaux régularisant les maladies qui mettent en jeu le tissu conjonctif. Il s’agit d’ouvrir la voie à la création de traitements efficaces contre une grande diversité de maladies tissulaires.
Laboratoire de communication quantique et de photonique ultrarapide à fibre Chercheuse principale : Mme Li Qian
Coût total du projet : 537 220 $
Financement provincial : 213 974 $
Les technologies photoniques et les systèmes perfectionnés de communication sont la pierre angulaire du dynamisme de la haute technologie au Canada. À l’Université de Toronto, les scientifiques dirigés par Mme Li Qian étudient des moyens novateurs d’utiliser la lumière pour le traitement des signaux à une vitesse impossible à atteindre par tout moyen électronique. Une autre application très prometteuse touche au domaine de la communication quantique absolument sécurisée, impossible à obtenir avec les systèmes actuels de communications. La recherche jettera les bases d’avancées techniques, que pourraient commercialiser des compagnies ontariennes mondialement concurrentielles d’information et de communications.
Neuroscience cognitive de la mémoire Chercheuse principale : La Dre Jennifer Ryan
Coût total du projet : 312 500 $
Financement provincial : 125 000 $
Les pertes de mémoire affligent un Canadien ou une Canadienne de plus de 65 ans sur quatre, nombre qui croît régulièrement du fait du vieillissement de notre population. Un nouveau programme de recherche dirigé par la Dre Jennifer Ryan, de l’Université de Toronto, examine les multiples circuits de la mémoire du cerveau pour mieux comprendre comment ces fonctions s’altèrent du fait du vieillissement, de la maladie ou d’une lésion cérébrale. Pourvue de systèmes de surveillance de pointe, l’équipe étudiera la nature du rendement de la mémoire et concevra des techniques de modulation des déficits de la mémoire. Les percées réalisées par cette équipe aideront à atténuer, en Ontario et dans le monde entier, l’effet de la perte de mémoire attribuable au vieillissement.
Infrastructure d’appui d’un centre d’immunologie moléculaire des muqueuses Chercheur principal : Le Dr Rupert Kaul
Coût total du projet : 259 936 $
Financement provincial : 103 975 $
À l’heure actuelle, le VIH infecte plus de 40 millions de personnes. Chaque année, il infecte quelque cinq millions de personnes de plus. Le taux continue d’augmenter, en particulier chez les femmes. Au Canada, ce sont maintenant les femmes qui comptent le plus de nouvelles infections. À l’Université de Toronto, le Dr Ruper Kaul et son équipe utiliseront un nouveau « centre d’immunologie moléculaire des muqueuses » pour étudier comment le VIH se transmet dans l’appareil génital pendant l’acte sexuel et comment l’herpès et d’autres infections accentuent la transmission. Il s’agit de concevoir des microbicides et des vaccins contre le VIH, des substances topiques qui pourraient prévenir la transmission sexuelle du VIH ou d’autres infections transmises par voie sexuelle.
Caractérisation moléculaire de la voie de détection de l’oxygène Chercheur principal : Le Dr Michael Ohh
Coût total du projet : 311 653 $
Financement provincial : 123 639 $
Le maintien d’un bon équilibre d’oxygène cellulaire est indispensable pour protéger le corps contre le cancer, les maladies cardiovasculaires et les maladies pulmonaires chroniques, principales causes de décès dans les pays développés. Des scientifiques de l’Université de Toronto dirigés par le Dr Michael Ohh utiliseront une installation d’imagerie de l’hypoxie pour étudier les voies de détection de l’oxygène dans le corps. Leur recherche donnera un aperçu des processus morbides et de la biologie du cancer, ainsi que des fonctions cellulaires et organismiques de base tributaires de l’oxygène. Cette connaissance contribuera à créer de meilleurs traitements pour combattre des maladies cardiovasculaires et des maladies pulmonaires chroniques, ainsi que le cancer.
Extension des capacités de recherche du laboratoire de nanotechnologie et de sciences biomédicales intégrées Chercheur principal : Le Dr Warren Chan
Coût total du projet : 249 619 $
Financement provincial : 99 848 $
Un diagnostic précoce joue un rôle décisif pour améliorer la survie des personnes atteintes de cancer. En combinant la nanotechnologie avec la biologie et la médecine, les chercheurs et chercheuses qui travaillent sous la direction du Dr Warren C.W. Chan utilisent la nanotechnologie pour déterminer les changements moléculaires qui conduiront à créer des moyens de diagnostiquer le cancer plus tôt et d’améliorer les traitements. Nouveau et amélioré, ce laboratoire avant-gardiste de recherche en bionanotechnologie, à l’Université de Toronto, permet aux scientifiques de purifier et d’isoler d’importantes nanostructures pour la détection biomédicale.
Approche biologique de systèmes intégrés contre le cancer ovarien épithélial : Stratégie protéomique, transcriptomique et bioinformatique combinée Chercheur principal : Le Dr Thomas Kislinger
Coût total du projet : 659 212 $
Financement provincial : 215 608 $
Le cancer ovarien épithélial (COE) est la cause principale de décès par cancer gynécologique chez les femmes d’Amérique du Nord, en partie du fait de la grande difficulté de procéder à une détection précoce. Pour aider à alléger le lourd tribut de ce cancer, une équipe de recherche de l’Université de Toronto, placée sous la direction du Dr Thomas Kislinger, suivra des stratégies d’étude protéomique de pointe pour détecter et quantifier les protéines présentes dans le tissu ovarien cancéreux et le tissu ovarien normal. Un nouveau spectromètre de masse, nouveau et hautement spécialisé, permettra aux scientifiques d’établir les indicateurs des premières étapes de COE, qui conduiront à des diagnostics précoces et accroîtront la probabilité de traitements fructueux.
Conception d’un système extensible d’entrée et de gestion des données axé sur le Web pour les études épidémiologiques à grande échelle, reposant sur le sang Chercheur principal : Le Dr Prabhat Jha
Coût total du projet : 310 236 $
Financement provincial : 124 094 $
Les maladies du cœur sont la principale cause de décès chez les adultes et ce, en Ontario comme dans le monde entier. À l’Université de Toronto, le Dr Prabhat Jha dirige une étude internationale à grande échelle, reposant sur le sang, pour évaluer les causes environnementales et génétiques, chez les adultes, de la mortalité prématurée liée à des maladies cardiovasculaires. Pour mener la recherche, qui finira par inclure deux à trois millions de personnes, des scientifiques concevront un système extensible et innovateur d’entrée et de gestion des données axé sur le Web, qui mesurera le rôle des divers facteurs de risques relatifs aux maladies cardiovasculaires. Ce système avant-gardiste de gestion des données – le premier du genre au Canada – se prêtera à de futures applications dans la recherche axée sur la population en Ontario et dans l’établissement d’une collaboration avec des villes du R.-U., de l’Inde, de la Chine et d’autres pays.
Infrastructure d’analyse à grande échelle des interactions ADN-protéine Chercheur principal : Le Dr Timothy R. Hughes
Coût total du projet : 312 394 $
Financement provincial : 124 971 $
Dans une course mondiale à la découverte, on cherche à établir comment l’ADN de l’être humain fonctionne et à en découvrir le rôle dans les maladies et le vieillissement. À l’Université de Toronto, le Dr Timothy R. Hughes et son équipe de scientifiques utilisent une technologie du microfaisceau, nouvelle et puissante, pour réduire de façon spectaculaire le temps de recherche et permettre de lire l’ADN plus rapidement, de la même façon que le fait la cellule. L’équipe se propose de mieux comprendre le mode de régulation des gènes, étape clé dans la création de traitements contre de nombreuses maladies.
Analyse moléculaire de la division des cellules Chercheur principal : Le Dr Andrew Wilde
Coût total du projet : 231 860 $
Financement provincial : 92 744 $
Une division réussie des cellules nécessite la coordination méticuleuse de nombreux processus cellulaires. S’il survient des problèmes dans ces processus, il peut en résulter la mort de cellules ou la formation de cellules mal régularisées qui peuvent occasionner la formation de tumeurs. Nous comprenons encore mal la dynamique de la division des cellules, mais les installations perfectionnées de microscopie de l’Université de Toronto permettront aux chercheurs et chercheuses dirigés par le Dr Andrew Wilde de capter et de suivre ces processus avec plus de précision et de façon plus détaillée sans endommager les cellules. Une plus grande compréhension de la dynamique de la division des cellules suivant des approches non effractives répondra à des questions fondamentales de la science biomédicale et ouvriront la voie à de nouvelles stratégies de lutte contre le cancer.
Biologie calculatoire intégrative : Vers une médecine moléculaire intelligente Chercheur principal : Le Dr Igor Jurisica
Coût total du projet : 700 646 $
Financement provincial : 259 392 $
Une recherche avant-gardiste sur le cancer exige le traitement d’énormes quantités de données, lequel nécessite des ordinateurs à grand rendement et des logiciels analytiques perfectionnés. Des ordinateurs et des postes de travail haut de gamme permettront aux chercheurs et chercheuses de l’Université de Toronto qui travaillent sous la direction du Dr Igor Jurisica de réduire la période de calcul, qui passera de quelques mois à quelques jours. Leur recherche révolutionnaire vise à hisser la recherche sur le cancer au niveau suivant, à la faire passer de l’établissement et de l’exploration des données à la recherche de traduction, puis à l’appui des décisions en médecine individualisée. La recherche que mène le Dr Jurisica à l’Institut ontarien du cancer ouvrira la voie à d’importantes avancées dans la qualité et le coût du traitement contre le cancer et engendrera des retombées économiques découlant de logiciels brevetables d’exploration et de visualisation des données.
Nouveaux aspects de la réaction de l’hôte au peptidoglycane bactérien Chercheur principal : Le Dr Stephen E. Girardin
Coût total du projet : 320 080 $
Financement provincial : 124 931 $
Les maladies infectieuses peuvent, d’une façon ou d’une autre, atténuer l’aptitude du système immunitaire à repousser les bactéries nocives. À l’Université de Toronto, le Dr Stephen E. Girardin est le chercheur principal d’un nouveau projet d’étude de la façon dont certains microbes porteurs de maladie triomphent de notre immunité innée. Avec l’aide d’un nouvel équipement spécialisé, dont un microscope haut de gamme à fluorescence, l’équipe pourra observer les changements qui surviennent dans les cellules, changements qui permettent aux bactéries d’effectuer l’invasion. Cette recherche contribuera à des découvertes révolutionnaires dans le domaine du traitement des maladies infectieuses en Ontario et au Canada.
Épidémiologie génétique des maladies complexes Chercheuse principale : La Dre France Gagnon
Coût total du projet : 308 604 $
Financement provincial : 123 442 $
Il est maintenant établi que la génétique joue un rôle fondamental dans l’apparition des maladies du cœur et d’autres maladies courantes, mais notre connaissance des facteurs génétiques exacts reste limitée. À l’Université de Toronto, une équipe de recherche dirigée par la Dre France Gagnon utilise des ordinateurs à haut rendement pour accélérer l’analyse de maladies génétiques complexes parmi les diverses populations, afin d’améliorer l’exactitude statistique des prévisions des risques. Cette recherche permettra aux professionnels des soins de santé de l’Ontario de mieux identifier et de mieux traiter les personnes exposées à contracter des maladies comme celles du cœur.
Rechercher de nouveaux traitements contre le développement anormal du cerveau Chercheuse principale : La Dre Evelyn K. Lambe
Coût total du projet : 427 075 $
Financement provincial : 170 830 $
Des perturbations du développement du cerveau, dont la schizophrénie, l’épilepsie et l’autisme, affligent quelque 8 % des Ontariennes et Ontariens. À l’Université de Toronto, un programme de recherche nouveau et novateur, dirigé par la Dre Evelyn K. Lambe, étudie le développement du circuit du cerveau pour créer des traitements contre ces affections. Le nouvel équipement de laboratoire permettra aux scientifiques d’étudier comment s’enclenche, se maintient et se module l’activité persistante du réseau cérébral. Ce centre unique en son genre – le premier du genre au Canada – renforce notre compréhension du développement du cerveau chez les adultes et conduit à la création d’approches efficaces de traitement.
Chercheur principal : M. John Stinchcombe
Coût total du projet : 300 000 $
Financement provincial : 120 000 $
Quand les végétaux croissent et se reproduisent, ils présentent des propriétés moléculaires, génomiques, écologiques et évolutives qu’on a d’ordinaire étudiées de façon séparée. M. John Stinchcombe, chercheur et membre du département d’écologie et de biologie évolutive de l’Université de Toronto, crée un laboratoire pour intégrer ces études et les lier à une gamme diversifiée de disciplines scientifiques. Champ d’action d’une nouvelle génération de chercheurs et chercheuses de l’environnement ayant une perspective bien plus vaste sur leur sujet, ce centre donne des aperçus sur les mécanismes génétiques employés par les espèces envahissantes et sur ceux qu’utilisent les végétaux pour s’adapter aux climats froids. Cet aspect du travail se rapportera en particulier aux répercussions du changement climatique en Ontario, en révélant quelles espèces végétales pourraient apparaître en Ontario du fait de la hausse des températures saisonnières.
Outils d’étude des lipides et des membranes dans la délivrance des médicaments et la pharmacothérapie Chercheur principal : Le Dr Heiko Heerklotz
Coût total du projet : 506 330 $
Financement provincial : 202 532 $
Presque tous les médicaments doivent interagir avec les membranes cellulaires pour devenir actifs sur le plan thérapeutique. Certains agissent directement sur les membranes ou sur les récepteurs fixés aux membranes, alors que d’autres doivent traverser la barrière membraneuse pour atteindre leurs objectifs à l’intérieur de la cellule. En comprenant mieux le fonctionnement de ces membranes, on pourrait mieux affiner ou améliorer l’action de tels composés. En outre, les liposomes, particules mimétiques de membranes artificielles à l’échelle du nanomètre, remplissent un rôle de plus en plus important dans l’acheminement des médicaments vers des tissus déterminés (comme les tissus cancéreux).
Le Dr Heiko Heerklotz, chercheur à la faculté de pharmacie Leslie Dan de l’Université de Toronto, examine les règles et les modèles élémentaires de l’interaction médicament-membrane pour mieux rationaliser la conception des médicaments et des vecteurs de médicaments. En jetant une lumière nouvelle sur cet aspect fondamental du fonctionnement des médicaments dans le corps, le Dr Heerklotz et son équipe étudieront des questions plus étendues sur l’efficacité, la stabilité, la durée de conservation, le coût et les effets secondaires de nombre de médicaments.
Établissement d’un laboratoire de protéomique et de biologie moléculaire pour la recherche dans la transduction de signaux et la mort cellulaire dans l’ischémie Chercheuse principale : La Dre Michelle M. Aarts
Coût total du projet : 557 772 $
Financement provincial : 223 107 $
L’interruption du débit du sang causée par un caillot de sang endommage beaucoup les tissus, comme ceux du cerveau, mais on ne comprend pas encore bien les mécanismes cellulaires précis qui causent les lésions. La Dre Michelle Aarts, scientifique à l’Université de Toronto, a créé un laboratoire pour l’étude des signaux biochimiques transmis par des protéines clés qui font mourir les cellules dans ces conditions. En comparant comment une telle signalisation se produit dans des circonstances physiologiques normales, la Dre Aarts cherchera de nouvelles façons de neutraliser les effets négatifs des attaques et des crises cardiaques. L’introduction d’une telle stratégie thérapeutique représenterait une importante contribution à l’abaissement du nombre de victimes de maladies cardiovasculaires.
Voie Shp2/Ras dans les maladies de l’être humain Chercheur principal : Le Dr Benjamin G. Neel
Coût total du projet : 1 026 165 $
Financement provincial : 410 466 $
Quand les gènes d’une personne comprennent une version mutée d’une protéine appelée Shp2, il peut survenir divers problèmes de santé, dont des vices congénitaux du cœur et des formes de leucémie. Le Dr Benjamin Neel, chercheur à l’Institut ontarien du cancer, créé un laboratoire pour étudier en détail le rôle de cette protéine. Lui et son équipe détermineront les actions biochimiques particulières causées par cette mutation génétique, ainsi que les thérapies qui pourraient peut-être bloquer l’effet de ces actions. Ainsi, un tel progrès pourrait s’attaquer à la cause la plus courante du pays en matière de maladies héréditaires du cœur, de même qu’au point de départ d’une forme de cancer qui entraîne près du tiers des décès liés au cancer chez les Canadiennes et Canadiens de moins de 20 ans.
Infrastructure d’éléments photovoltaïques souples de base, axées sur l’organique, pour obtenir un grand rendement et une absorption à spectre étendu Chercheur principal : M. Timothy P. Bender
Coût total du projet : 586 710 $
Financement provincial : 234 694 $
Nombre d’entre nous aimeraient envisager de produire de l’électricité directement à partir de panneaux solaires, mais le coût en serait plus élevé qu’avec les autres sources d’énergie classiques ou non traditionnelles. M. Timothy Bender, ingénieur et chimiste à l’Université de Toronto, et son équipe examinent les possibilités de nouveaux matériaux qui pourraient rendre l’énergie solaire bien moins chère à posséder et à exploiter pour l’Ontarien moyen ou l’Ontarienne moyenne. La recherche réunit l’équipement nécessaire pour analyser divers types de composés organiques qui pourraient servir à convertir bien plus efficacement la lumière du soleil en électricité, ce qui ouvrirait la voie à une nouvelle génération de panneaux solaires souples ne coûtant qu’une fraction du prix des panneaux actuellement en vente. Le laboratoire qui dirige ce travail établit de nouveaux niveaux de référence pour une industrie qui devrait occuper une place de plus en plus importante au cours des décennies à venir.
Centre de neurobiologie intégrative de régulation du sommeil et de la respiration dans les états de santé et de maladie Chercheur principal : Le Dr Richard L. Horner
Coût total du projet : 312 500 $
Financement provincial : 125 000 $
En Ontario, au moins 4 % des adultes éprouvent des difficultés à respirer pendant le sommeil, affection qui peut les rendre si fatigués qu’ils ne peuvent pas accomplir en toute sécurité des tâches consistant par exemple à conduire une voiture. En outre, le manque de sommeil intensifie le risque d’attaque ou de crise cardiaque. Le Dr Richard Horner, chercheur en matière de sommeil et spécialiste des troubles respiratoires à l’Université de Toronto, crée un centre d’examen des mécanismes de régulation du cerveau et des muscles qui conduisent à cette dangereuse affection. Le travail consistera notamment en mesures du rapport qui existe entre les niveaux d’oxygène et les substances chimiques clés du corps. Les résultats feront mieux comprendre les moyens éventuels de résolution de ce problème, moyens qui pourraient abaisser de façon spectaculaire le coût des soins de santé découlant de tels problèmes de sommeil.
Chercheur principal : M. Datong Song
Coût total du projet : 662 504 $
Financement provincial : 240 000 $
Du fait de son abondance, l’hydrogène pourrait devenir la principale source d’énergie de la société moderne et finir par remplacer des combustibles fossiles comme le gaz naturel et le pétrole. M. Datong Song, de l’Université de Toronto, étudie des moyens de faciliter cette évolution, grâce à un nouveau laboratoire équipé pour analyser le comportement d’une grande diversité de composés constitués d’éléments organiques et métalliques. Une partie de la recherche créera des molécules liées à la photosynthèse, l’objectif étant de rechercher un moyen efficace de produire de l’hydrogène comme ressource. Un autre des aspects du projet examinera de nouveaux types d’agents chimiques qui pourront servir à manipuler des ressources comme le pétrole ou le gaz naturel pour obtenir des produits comme les plastiques.
Chercheur principal : M. Dae-Sik Moon
Coût total du projet : 1 000 000 $
Financement provincial : 400 000 $
C’est dans des établissements prestigieux qu’on a tendance à concevoir et à tester les instruments perfectionnés utilisés par les grands astronomes du monde entier. M. Dae-Sik Moon, membre du département d’astronomie et d’astrophysique de l’Université de Toronto, aimerait que son université fasse partie de ce groupe. Lui et son équipe créent un centre destiné à fabriquer un équipement d’astronomie spécialisé, à commencer par un spectrographe qui permettra de nouveaux types d’observations de phénomènes éloignés comme les supernovas. En plus de rehausser la présence de l’Ontario dans les milieux scientifiques internationaux, les compétences et la technologie de génie apportées à la réalisation de ce projet pourraient conduire à de nouvelles applications commerciales comme les dispositifs d’imagerie médicale ou les instrument de vision nocturne.
Installations d’étude intégrative de la neuroplasticité du système nerveux central (SNC) Chercheur principal : Le Dr Michael Salter
Coût total du projet : 1 996 729 $
Financement provincial : 798 691 $
L’aptitude à apprendre, à se rappeler et à se déplacer – sans douleur – dépend d’une propriété du système nerveux appelée neuroplasticité, aptitude des cellules à s’adapter aux nouvelles exigences ou aux nouveaux besoins. Cette aptitude peut être altérée par l’apparition de troubles qui touchent le cerveau et la colonne vertébrale, qui peuvent compromettre les aptitudes cognitives et aboutir à une douleur grave et implacable. Les chercheurs Michael Salter, Sheena Josselyn et Zhengping Jia, à The Hospital for Sick Children, établissent un centre de recherche exhaustive consacré à la compréhension de la neuroplasticité. En examinant ce sujet suivant la perspective de la biologie, de la génétique et du comportement des cellules, ce travail découvrira de nouveaux horizons en neuroscience, ainsi que des perspectives de création d’approches à des problèmes de santé aussi répandus qu’une attaque ou que la maladie d’Alzheimer.
Centre de biologie intégrative des drosophiles et la machine de mort des cellules à caractère mitochondrial Chercheur principal : Le Dr G. Angus McQuibbian
Coût total du projet : 275 000 $
Financement provincial : 100 000 $
Les mitochondries, structures qu’on trouve dans la plupart des cellules vivantes, engendrent de hauts niveaux d’énergie utilisée dans le corps. Toute défaillance du processus énergétique peut conduire à des troubles causés par de nombreuses cellules qui meurent prématurément. Le Dr G. Angus McQuibban, chercheur à l’Université de Toronto, étudie cette forme de dégradation dans les mitochondries des drosophiles. En équipant un laboratoire pour l’analyse des cellules recueillies chez ces insectes, son équipe et lui-même étudieront le rôle important de cette caractéristique fondamentale de la dynamique des cellules, connaissance qui jette les bases de nouveaux procédés de traitement.
Génétique et imagerie dans le développement du système nerveux Chercheurs principaux : Joseph Culotti, Jim Dennis et Mei Zhen
Coût total du projet : 987 964 $
Financement provincial : 395 186 $
Notre compréhension de maladies comme le cancer et la dégénérescence neurale continue de s’accroître, à mesure que de nouvelles technologies nous permettent de mieux étudier l’interaction des cellules. Les chercheurs Joe Culotti, Jim Dennis et Mei Zhenof, du département de génétique médicale et de microbiologie de l’Université de Toronto, utilisent de puissants outils d’imagerie pour étudier les processus cellulaires complexes en jeu dans la régénération du système nerveux et le cancer. Grâce à de l’information plus détaillée sur la façon dont ces activités se déroulent dans les cellules saines, la recherche améliorera la compréhension de la cause de la mutation ou de la mort prématurée des cellules.
Système de laboratoire de précision pour l’analyse environnementale à haute résolution Chercheur principal : M. Jorg Bollmann
Coût total du projet : 978 354 $
Financement provincial : 333 912 $
Pour comprendre l’évolution future du climat de la Terre, les scientifiques examinent les changements survenus dans un passé lointain. Certains des meilleurs indicateurs peuvent se trouver dans la composition biochimique du microplancton, créatures qui se sont fossilisées sous forme de sédiments océaniques il y a des dizaines de millions d’années. Pour extraire ces spécimens microscopiques de la roche, il faut un équipement hautement spécialisé, lequel deviendra bientôt disponible dans le cadre d’un nouveau projet de recherche à l’Université de Toronto. Dirigé par le chercheur Jörg Bollmann, le projet offrira d’utiles données de base pour comprendre d’importants événements climatiques comme l’El Niño.
Faire face aux stigmates : Les conséquences neurales, physiologiques et comportementales du préjudice Chercheur principal : M. Michael Inzlicht
Coût total du projet : 124 973 $
Financement provincial : 49 995 $
La paix et l’ordre social dépendent du degré de succès de notre gestion des attitudes négatives prises à l’égard de groupes comme les minorités ethniques. Des techniques conçues dans les domaines de la neuroscience et de la pyschophysiologie, comme la mesure des ondes de l’activité électrique cérébrale ou des battements du cœur pendant d’intenses émotions, peuvent aussi révéler les effets du rejet social sur des personnes qui ont été en butte aux stéréotypes ou à une haine déclarée. M. Michael Inzlicht, psychologue à l’Université de Toronto, crée un centre regorgeant d’équipement avant-gardiste pour étudier ces effets, qui peuvent inhiber le sens de l’assurance en soi, la capacité de se maîtriser et, avant tout, les réalisations en matière d’éducation. Ce laboratoire, qui n’aura guère de pareils dans le monde, offrirait ainsi une base technique pour la politique publique, ce qui renforcerait l’aptitude des immigrants et immigrantes à s’affirmer et à tirer le meilleur parti possible de leur nouveau cadre de vie.
Établissement d’une plate-forme protéomique à la faculté de pharmacie de l’Université de Toronto Chercheur principal : Le Dr Stephane Angers
Coût total du projet : 679 471 $
Financement provincial : 217 180 $
La protéomique, étude de la vaste gamme de protéines que le corps utilise au jour le jour, promet de jeter une lumière nouvelle sur la façon dont ces protéines nous maintiennent en vie et en santé, ainsi que sur la façon dont elles infligent une maladie mortelle. Le Dr Stephane Angers, professeur adjoint à la faculté de pharmacie de l’Université de Toronto, crée un centre de recherche pour l’étude des protéines clés liées à deux formes principales de cancer en Ontario. En déterminant comment ces protéines fonctionnent normalement et les types de défaillances qui engendrent cette maladie, son travail pourrait ouvrir la voie à des méthodes de traitement de l’apparition du cancer.
Le Cities Research Laboratory [CRL] pour les projets multimédias sur les villes du monde et la mondialisation Chercheur principal : M. Peer Zumbansen
Coût total du projet : 686 879 $
Financement provincial : 264 808 $
Comme près de 80 % des Canadiennes et Canadiens vivent maintenant dans des zones urbaines, il convient de mieux comprendre comment les villes fonctionnent aujourd’hui comme cadres de vie et de travail pour que nous puissions mieux en gérer l’avenir. Une équipe de chercheurs et chercheuses dirigés par M. Peer Zumbansen, Mme Patricia Wood et Mme Brenda Longfellow lance le Cities Research Laboratory, à l’Université York, pour approfondir la connaissance de ces questions fonctionnelles. À l’aide d’équipement haut de gamme pour le traitement des textes et des images, ils conçoivent des études novatrices sur la vie en ville, la tension entre la population urbaine et la population rurale, l’équilibre des pouvoirs entre la ville et la province, ainsi que des expériences analogues d’autres villes du globe. Il s’agit de fournir aux Ontariennes et Ontariens une série centralisée de perspectives sur l’économie politique de Toronto, la RGT et la province, ce qui conduira à de meilleures stratégies de gestion de la croissance.
Chercheur principal : M. Leah F. Vosko
Coût total du projet : 457 441 $
Financement provincial : 159 114 $
La hausse de l’emploi précaire – formes de travail mettant souvent en jeu des contrats atypiques, un faible revenu, un manque de maîtrise du processus de travail et un accès limité à la protection offerte par les règlements – lance des défis touchant les politiques et la réglementation pour le Canada et d’autres nations industrialisées. M. Leah F. Vosko, à l’Université York, mène un nouveau programme destiné à mettre au point des outils, de l’équipement et des services techniques pour aider à concevoir, à comprendre et à mesurer l’emploi précaire. La recherche traitera des questions d’heures de travail, de lieu et de durée du travail, du statut au regard de la citoyenneté, de la présence ou de l’absence d’une relation d’emploi. Les résultats contribueront à façonner la nouvelle politique publique en Ontario, à fournir des données pour d’autres études et à former de jeunes chercheurs et chercheuses pour continuer à mieux comprendre cette nouvelle question.
Chercheur principal : Le Dr Michael Connor
Coût total du projet : 457 131 $
Financement provincial : 182 853 $
Découvrir les événements sous-jacents au développement du muscle squelettique pourrait en principe beaucoup contribuer au traitement de maladies comme la dystrophie musculaire et l’amyotrophie. Pour étudier cette possibilité et découvrir exactement comment et pourquoi se forme le muscle squelettique parvenu à pleine maturité, le Dr Michael Connor, de l’Université York, a lancé un programme de recherche multidisciplinaire unique en son genre. En utilisant un nouvel équipement de culture des cellules, l’équipe de recherche pourra évaluer le rôle des protéines en jeu dans la régulation de la croissance des cellules pendant le développement du muscle squelettique parvenu à maturité. Ces nouveaux aperçus aideront à façonner de nouveaux traitements pour les Ontariennes et Ontariens atteints de lésions nerveuses et musculaires liées à la maladie et au vieillissement.
Chercheur principal : M. John Greyson
Coût total du projet : 999 974 $
Financement provincial : 399 971 $
De nouvelles technologies de l’écran prennent partout naissance, des arrêts d’autobus et des paysages de rues à nos téléphones cellulaires, ce qui transforme notre relation vis-à-vis de l’information, du divertissement et de la culture. Les chercheurs et chercheuses John Greyson, Caitlin Fisher et Janine Marchessault, à l’Université York, établissent un laboratoire avant-gardiste du cinéma de l’avenir, afin de concevoir un contenu qui reflète ce nouveau moyen d’expression. L’équipe étudiera comment des formats d’écrans novateurs – des appareils à main et des téléphones cellulaires aux rideaux vidéo et aux écrans opaques – entraînent de nouvelles approches de production de scénarios. Le laboratoire fournira aux artistes et aux chercheurs et chercheuses de l’Ontario un accès aux toutes dernières technologies de création de contenu pour leur permettre de créer des scénarios pour une grande diversité de formats d’écrans numériques.
Nouveau Media Collaboration Centre: Canadian Arts Content Management System et Centre for Digital Policy and Cultural Rights Initiatives Chercheuse principale : Mme Rosemary Coombe
Coût total du projet : 481 873 $
Financement provincial : 192 749 $
Un accès numérique facile à la musique, aux films et aux autres formes d’art met les secteurs juridique et culturel du Canada au défi de trouver de nouvelles approches pour sauvegarder les biens artistiques tout en encourageant les nouvelles formes de créativité que permettent les nouvelles technologies. Mme Rosemary Coombe et M. Christopher Innes, à l’Université York, tout comme M. Darren Wershler-Henry, à l’Université Wilfred Laurier, dirigent un nouveau programme destiné à créer les Digital Archives of Canadian Culture (archives numériques de la culture canadienne) et la Canadian Digital Policy and Cultural Rights Initiative (initiative canadienne de politique numérique et de droits culturels) qui y est associée, afin de concevoir un Arts Content Management System (système de gestion du contenu artistique) à source ouverte qui intègre les systèmes d’attribution des licences publiques et les interfaces numériques novatrices pour favoriser les pratiques de transactions équitables dans la gestion en ligne des biens intellectuels de culture canadienne.
Compréhension de la conception et des conséquences de l’établissement de stéréotypes raciaux : Approche socio-cognitive Chercheuse principale : Mme Jennifer Steele
Coût total du projet : 394 826 $
Financement provincial : 157 930 $
Comme nos collectivités deviennent plus diverses du point de vue racial, il nous faut des démarches efficaces pour surmonter le problème présenté par les stéréotypes. Mme Jennifer Steele dirige un programme de recherche à l’Université York pour étudier l’établissement et les conséquences des stéréotypes chez les enfants des minorités. L’équipe examinera comment les enfants utilisent des indices faciaux liés à la race pour se faire une idée d’autrui et évaluera comment diverses formes de stéréotypes influent sur l’orientation et le rendement scolaires des enfants des minorités. Le programme fournira des données aux directrices et directeurs, aux enseignantes et enseignants et aux familles qui peuvent contribuer à veiller à ce que les enfants de l’Ontario atteignent tout leur potentiel sans avoir à subir l’effet destructeur des stéréotypes raciaux.
Reconnaissance des visages et des situations : Corrélation du comportement et des neurones Chercheuse principale : La Dre Jennifer Steeves
Coût total du projet : 527 914 $
Financement provincial : 211 165 $
Comprendre comment notre cerveau utilise des indices visuels de base pour reconnaître les objets, les gens et les lieux et quelles parties du cerveau remplissent ces fonctions, voilà qui procure d’utiles renseignements pour le traitement des patients et patientes atteints d’une lésion cérébrale. La Dre Jennifer Steeves, de l’Université York, dirige une nouvelle étude sur la façon dont le cerveau traite les images et sur la détermination des parties du cerveau qui régissent ces fonctions. Les données aideront les cliniciens et cliniciennes à comprendre les effets des lésions aux zones particulières du cerveau et à créer des traitements qui amélioreront la qualité de vie des Ontariennes et Ontariens ayant une lésion au cerveau.
Améliorations du laboratoire des éléments visuels et moteurs pour la neurophysiologie expérimentale, calculatoire et appliquée Chercheur principal : Le Dr John D. Crawford
Coût total du projet : 508 960 $
Financement provincial : 203 584 $
La façon dont nous utilisons la vision pour amorcer et guider les mouvements physiques compte parmi les plus importantes aptitudes que nous possédons, d’où un important problème quand un accident ou une maladie compromettent cette partie de la fonction de notre système nerveux. Le Dr John Douglas Crawford, chercheur à l’Université York, étudie cet aspect critique de la fonction de notre cerveau, en établissant des connaissances détaillées à l’aide de modèles de calcul, d’essais de comportement et d’imagerie du cerveau. En révélant avec précision comment des perturbations comme les attaques, les traumatismes ou la maladie de Parkinson altèrent la fonction du système nerveux, ce projet aidera à améliorer notre façon de prévenir et de traiter ces dérèglements.
Orthopaedic Neuromechanics Laboratory (ONMLab) Chercheur principal : M. William Gage
Coût total du projet : 510 723 $
Financement provincial : 95 131 $
Une proportion croissante de notre population a plus de 50 ans et au moins un tiers de celle-ci connaîtra des affections éventuellement paralysantes déclenchées par l’arthrose. Pour améliorer la qualité de vie des personnes touchées, ainsi que pour réduire les coûts correspondants pour l’économie, M. William Gage, professeur de kinésiologie à l’Université York, crée un laboratoire pour analyser comment de telles affections se répercutent sur l’usage quotidien d’articulations comme le genou et la hanche. Équipés de caméras qui enregistrent les mouvements détaillés de la marche ou de la position debout, ainsi que d’un dispositif innovateur qui mesure l’efficacité des enjambées, lui et son équipe amélioreront la compréhension des facteurs neuromusculaires et biomécaniques qui nous permettent d’être stables sur les pieds. Qui plus est, ils jetteront de la lumière sur la façon dont l’arthrose change ces facteurs et comment nous pourrions faire face à ces changements pour conserver stabilité et confort.
Par le truchement du Fonds pour la recherche en Ontario, le gouvernement McGuinty investit 527 millions de dollars au cours de cinq ans. Ce fonds est un élément essentiel du plan du gouvernement consistant à encourager l’excellence scientifique, en appuyant la recherche qui peut conduire à des produits et services innovateurs qui stimuleront l’économie de l’Ontario. En outre, il aide les chercheurs et chercheuses à commercialiser sur le marché mondial les nouvelles idées qui émanent des laboratoires de l’Ontario.
Le fonds fournit un guichet unique pour le financement de la recherche. Les propositions de financement sont évaluées suivant un processus compétitif d’examen par des pairs.
En vertu du Programme d’infrastructure de recherche, la Province complète les fonds engagés par la Fondation canadienne pour l’innovation. Le financement du projet est partagé entre la Fondation (jusqu’à 40 %), la Province (jusqu’à 40 %), ainsi que les établissements de recherche et les partenaires de l’industrie (au moins 20 %).
Pour obtenir de plus amples renseignements sur le Fonds pour la recherche en Ontario, veuillez visiter www.ontario.ca/innovation.