Document d'information

Le 13 août 2007

PROGRAMME D’INFRASTRUCTURE DE RECHERCHE
 DU FONDS POUR LA RECHERCHE EN ONTARIO

Le gouvernement McGuinty aide les chercheurs et chercheuses à obtenir les outils qu’il leur faut pour rester à l’avant-garde de l’innovation, dont des locaux de laboratoire, de l’équipement et des logiciels en vertu du programme d’infrastructure de recherche du Fonds pour la recherche en Ontario. Cette série de financements au titre du programme fournira 1 634 355 $ pour l’appui de dix projets de calibre mondial à Guelph.                       

Université de Guelph

David StanleyCentre for Organizational Studies
(centre d’études en organisation)
Créer des stratégies pour le lieu de travail en évolution

Chercheur principal : M. David Stanley et Harjinder Gill
Coût total du projet : 533 681 $
Financement provincial : 213 473 $

Les lieux de travail de l’Ontario Harjinder Gillsont en  rapide évolution et il faut de meilleures pratiques d’organisation, dont peuvent bénéficier les employés, les organisations et les collectivités. Au nouveau Centre for Organizational Studies de l’Université de Guelph, des chercheurs et chercheuses sous la direction de MM. David Stanley et Harjinder Gill collaborent avec des psychologues travaillant à l’Université Western Ontario et à l’Université de Leeds, au R.-U., pour améliorer l’efficacité des lieux de travail et la satisfaction au travail des employés et employées de l’Ontario. Il s’agit de proposer aux gestionnaires des suggestions pratiques qui amélioreront le rendement d’organisation.



Hermann J. EberlComputational Biomathematics Laboratory (laboratoire de biomathématiques calculatoires) : Postes de travail et serveur de calcul
Ajouter des ressources de traitement informatique pour procéder à de nouvelles recherches

Chercheur principal : M. Hermann J. Eberl
Coût total du projet : 300 969 $
Financement provincial : 119 014 $

Aujourd’hui, la recherche de pointe nécessite une énorme puissance de traitement informatique pour gérer des quantités considérables de données. À l’Université de Guelph, des scientifiques sous la direction de M. Hermann Eberl combinent leurs compétences en mathématiques, sciences de la vie et ingénierie pour découvrir de meilleures méthodes d’épuration des eaux usées, de restauration des sols et d’hygiène du traitement des aliments. Un nouveau serveur et cinq postes de travail Linux haut de gamme permettront à l’équipe de créer des outils novateurs de simulation informatique et de mener des expériences de recherche d’une importance capitale.

Karen Gordon Infrastructure de soutien des mesures de distension dans le tissu mou en orthopédie
Réduire les effets de l’arthrose

Chercheuse principale : La Dre  Karen Gordon
Coût total du projet : 320 348 $
Financement provincial : 127 953 $

Plus de trois millions de Canadiennes et Canadiens sont atteints d’arthrose, le plus gros problème musculo-squelettique de l’hémisphère occidental. Ce chiffre augmente au fur et à mesure que vieillit la population. À l’Université de Guelph, la Dre  Karen Gordon a lancé un programme de recherche révolutionnaire qui utilise les technologies non effractives pour mesurer les tensions et distensions changeantes auxquelles l’arthrose expose les ligaments et d’autres tissus mous quand la maladie progresse. En collaboration avec des scientifiques des domaines de l’ingénierie, des sciences de la santé de l’être humain et de la médecine vétérinaire, la Dre Gordon prévoit que son approche multidisciplinaire permettra de mieux comprendre comment l’arthrose se forme, ainsi que de mieux cibler et de mieux concevoir des traitements efficaces. 

Katerina S. JordanProgramme intégré pour les études de la physiologie de l’herbe à gazon, de la gestion intégrée des ennemis des cultures et de la microbiologie des sols pour concevoir des systèmes écologiques de paysage urbain.
Concevoir une herbe à gazon plus robuste pour nos parcs et nos écosystèmes urbains

Chercheuse principale : Mme Katerina S. Jordan et Eric Lyons
Coût total du projet : 617 361 $
Financement provincial : 246 945 $

L’herbe à gazon est une des couvertures végétales les plus courantes des milieux urbains. C’est aussi en Ontario le produit clé d’une industrie de plusieurs milliards de dollars. Mais la baisse de la disponibilité de l’eau, les risques de pollution des éléments nutritifs sous l’effet du lessivage et du ruissellement et l’idée que le public se fait de l’utilisation des pesticides et des engrais lancent des défis cruciaux à l’avenir de l’industrie et à celui de l’herbe à gazon dans notre paysage urbain. À l’heure actuelle, des scientifiques travaillant à l’Université de Guelph sous la direction de Mme Katerina Jordan et de M. Eric Lyons ont lancé un programme novateur de recherche qui étudiera les divers écosystèmes d’herbe à gazon et aidera à évaluer les nouvelles variétés d’herbe à gazon qui conviennent le mieux au climat et à l’environnement de l’Ontario. Il s’agit de créer un paysage urbain plus durable, où l’herbe à gazon reste un élément vital et ce, de nos pelouses aux parcs de voisinage, en passant par les espaces verts en bordure des routes.

Steffen GraetherProtein Structural Biology Facility
(installation de biologie structurelle des protéines)
Trouver de nouvelles applications pour les protéines de confection

Chercheur principal : Le Dr Steffen Graether et Matthew Kimber
Coût total du projet : 626 683 $
Financement provincial : 250 672 $

Ces dernières années, une Matthew Kimbermeilleure compréhension des structures protéiniques a permis aux scientifiques de concevoir des protéines aux fonctions déterminées et de créer des médicaments efficaces ciblant diverses maladies. À l’Université de Guelph, les Drs Steffen Graether et Matthew Kimber utilisent l’équipement de laboratoire, nouveau et avant-gardiste, pour étudier plusieurs problèmes importants de structure protéinique. Ils travaillent avec des partenaires de l’université et de l’industrie  pour identifier les protéines « antigel » éventuelles qui pourraient allonger la saison de croissance des cultures clés de l’Ontario. L’équipe conçoit aussi de nouvelles protéines antimicrobiennes qui pourraient conduire à des traitements médicaux innovateurs.

T.R. GregoryGenomic Diversity Laboratory
(laboratoire de la diversité génomique)
Suivre la diversité des espèces au niveau moléculaire

Chercheurs principaux : MM. T.R. Gregory et R.H. Hanner.
Coût total du projet : 625 959 $
Financement provincial : 249 586 $

De plus en plus conscients du fait que les activités humaines R. H. Hannerinfluent profondément sur la diversité de la vie sur terre, les scientifiques affinent leurs outils pour étudier cette diversité. MM. T. Ryan Gregory et Robert Hanne, biologistes à l’Université de Guelph, équipent une installation des toutes dernières technologies pour étudier la diversité sous une perspective génétique. En premier lieu, ils proposeront des méthodes d’identification des espèces d’après l’ADN, approche lancée par des chercheurs et chercheuses à Guelph et qui accélère notre aptitude à dresser l’inventaire de la biodiversité des terres et des eaux du Canada. En second lieu, ils établiront une installation à grande capacité pour quantifier la taille des génomes ou la quantité d’ADN dans les chromosomes de chaque espèce. Chez les animaux, le maximum peut être 3 000 fois plus élevé que le minimum. Ce fait rend perplexe depuis plus de la moitié d’un siècle.

Judi McCuaigConvivialité et essai du système adaptatif et conscient du contexte
Élargir l’horizon des ordinateurs

Chercheuse principale : Mme Judi McCuaig
Coût total du projet : 160 057 $
Financement provincial : 64 023 $

Aussi puissants et efficaces que nombre de nos systèmes informatiques puissent être, ils sont mal reliés à la réalité extérieure, ce qui les rend moins efficaces. Un logiciel qui aide les usagers et usagères à planifier la livraison d’un colis, par exemple, pourrait incorporer de l’information sur un jour férié ou certaines configurations météorologiques qui risqueraient de retarder la livraison. Le logiciel pourrait alors proposer d’autres dispositions qui garantiraient une livraison opportune. L’incorporation de ce contexte étendu est une des toutes dernières innovations en matière de conception de logiciels, domaine qu’encadrera Mme Judi McCuaig, professeure de science de l’information et de calcul à l’Université de Guelph. Son équipe et elle-même créent un laboratoire d’informatique qui étudiera comment incorporer un contexte dans les interactions des êtres humains et des ordinateurs, en tenant compte des multiples informations disponibles, dont le lieu, les objectifs et, peut-être même, l’état émotif des usagers et usagères individuels. De telles capacités pourraient rehausser en particulier la valeur pratique des dispositifs mobiles de calcul, largement utilisés et fabriqués en Ontario.

Andrew BrooksDéterminants génétiques de la prédisposition aux maladies infectieuses chez les porcins
Rechercher les moyens de rendre le bétail plus sain

Chercheur principal : Le Dr  Andrew Brooks
Coût total du projet : 288 603 $
Financement provincial : 115 141 $

L’industrie porcine de l’Ontario, qui a fourni quelque quatre milliards de dollars et 33 000 emplois à l’économie de la province en 2006, doit relever les défis lancés par les maladies infectieuses que contracte le bétail. Nombre de ces animaux résistent naturellement à de telles maladies, caractéristique qu'on pourrait lier aux éléments génétiques qui pourraient alors servir à la reproduction de générations bien plus saines de porcs. Le Dr Andrew Brooks, membre du département de pathobiologie au Collège de médecine vétérinaire de l’Ontario, à Guelph, conçoit un programme de recherche en quête de ces génotypes souhaitables. La sélection de porcins dotés d’une résistance naturelle permettrait de réduire la quantité d’antibiotiques qu’on leur administre actuellement, quantité qui prévient l’exportation de porcs à destination de certains marchés. D’après le succès de cette approche, l’identification de la résistance à la maladie pourrait aussi s’appliquer aux industries du bovin et de la volaille de la province. 

Ian J. TetlowStarch Biology Laboratory
(laboratoire de biologie des amidons)
Révéler les dimensions cachées de la production végétale

Chercheur principal : M. Ian J. Tetlow
Coût total du projet : 308 572 $
Financement provincial : 123 429 $

Comme denrée et élément brut de nombreux processus industriels, l’amidon compte parmi les plus importants produits synthétisés par les végétaux. Nous ne savons guère, toutefois, comment les plantes produisent les granules d’amidon, hautement ordonnés, que nous trouvons si utiles. M. Ian Tetlow, biologiste à l’Université de Guelph, a déjà jeté un peu de lumière sur cette question, qui est devenue le thème d’un nouvel établissement consacré à la production biologique de l’amidon. Son équipe et lui-même ont hâte de travailler directement avec les mécanismes cellulaires qui régularisent cette production, l’objectif étant d’améliorer tant la qualité que la quantité de l’amidon qui en résulte. Les aliments pourraient incorporer, à plus ou moins longue échéance, de nouveaux types d’amidons qui moduleraient la digestion par le corps, ce qui atténuerait certains des problèmes posés par des maladies comme le cancer du côlon et le diabète.

Steven NewmasterInfrastructure d’étude de la diversité dans les plantes cryptiques et de la conception d’outils taxinomiques moléculaires modernes
Identifier les ressources botaniques inconnues de l’Ontario

Chercheur principal : M. Steven Newmaster
Coût total du projet : 310 300 $
Financement provincial : 124 119 $

Nombre d’espèces végétales résistent à une classification directe, en tombant dans une catégorie complexe surnommée « cryptique ». Pour l’étude de ces plantes, on se sert maintenant d’outils mis au point pour analyser les génomes, ce qui permet de classifier ces espèces d’une façon bien plus efficace et systématique. M. Steven Newmaster, biologiste à l’Université de Guelph, intégrera le travail de beaucoup de stations locales de tout l’Ontario pour établir les caractéristiques de nombre de lichens, de champignons et d’algues qu’on ne connaissait pas auparavant. La banque de données sur les nouvelles plantes, en voie d’établissement, devrait en principe aider l’industrie forestière de la province à concevoir de nouvelles approches pour enlever les arbres tout en préservant la biodiversité indigène du paysage, ainsi que fournir des données essentielles pour l’évaluation des effets du changement climatique et des espèces envahissantes. Les techniques moléculaires utilisées par M. Newmaster et son équipe aideront aussi les cultivateurs de fines herbes de l’Ontario à identifier des constituants éventuellement toxiques dans leurs produits, ce qui contribuera à accroître la salubrité des aliments.

Fonds pour la recherche en Ontario

Par le truchement du Fonds pour la recherche en Ontario, le gouvernement McGuinty investit 527 millions de dollars au cours de cinq ans. Ce fonds est un élément essentiel du plan du gouvernement consistant à encourager l’excellence scientifique, en appuyant la recherche qui peut conduire à des produits et services innovateurs qui stimuleront l’économie de l’Ontario. En outre, il aide les chercheurs et chercheuses à commercialiser sur le marché mondial les nouvelles idées qui émanent des laboratoires de l’Ontario.

Le fonds fournit un guichet unique pour le financement de la recherche. Les propositions de financement sont évaluées suivant un processus compétitif d’examen par des pairs. 

En vertu du Programme d’infrastructure de recherche, la Province complète les fonds engagés par la Fondation canadienne pour l’innovation. Le financement du projet est partagé entre la Fondation (jusqu’à 40 %), la Province (jusqu’à 40 %), ainsi que les établissements de recherche et les partenaires de l’industrie (au moins 20 %).

Pour obtenir de plus amples renseignements sur le Fonds pour la recherche en Ontario, veuillez visiter www.ontario.ca/innovation.