Le 13 août 2007
Le gouvernement McGuinty aide les chercheurs et chercheuses à obtenir les outils qu’il leur faut pour rester à l’avant-garde de l’innovation, dont des locaux de laboratoire, de l’équipement et des logiciels en vertu du programme d’infrastructure de recherche du Fonds pour la recherche en Ontario. Cette série de financements au titre du programme fournira 2 788 567 $ pour l’appui de quatorze projets de calibre mondial à London.
Synthetic Laboratory for the Discovery of Inorganic Materials Chercheur principal : M. Paul J. Ragogna
Coût total du projet : 499 949 $
Financement provincial : 199 979 $
Le secteur de la haute technologie de l’Ontario a besoin de technologies nouvelles et moins polluantes pour veiller à ce que ses répercussions environnementales soient bénignes. Le Dr Paul J. Ragogna, de l’Université Western Ontario, dirige une équipe de chercheurs et chercheuses pour créer des systèmes de dissolvants écologiques et de métallopolymères uniques en leur genre à l’usage du secteur de la haute technologie. Une nouvelle installation permettra aux scientifiques d’opérer la synthèse des nouveaux composés dans le milieu exempt d’oxygène et d’humidité. En conséquence, le secteur de la haute technologie de l’Ontario recevra un apport de technologies avant-gardistes, dont de nouveaux matériaux commercialisables qui pourraient conduire à la réduction des déchets dans les industries de la haute technologie et dans d’autres industries.
Ubiquitous Network Laboratory Chercheur principal : M. Abdallah Shami
Coût total du projet : 274 250 $
Financement provincial : 109700 $
La télévision à haute définition (HDTV) et la voix sur IP (VOIP) engendrent une demande sans cesse croissante de service Internet fiable à haute vitesse et à faible coût. M. Abdallah Shami, de l’Université Western Ontario, mène une nouvelle étude de technologie des télécommunications et de l’information qui se concentre sur l’amélioration de la fiabilité et l’abaissement des coûts de service pour les réseaux d’accès optique à bande large et les réseaux locaux sans fil. Le nouvel équipement de laboratoire avant-gardiste permettra à l’équipe de recherche de concevoir, de mettre au point et de tester des solutions novatrices de réseau d’accès à bande large. Il s’agit de concevoir une série de nouvelles technologies de réseau qui pourraient fournir aux Ontariennes et Ontariens des télécommunications, meilleures, plus rapides et moins chères.
Chercheuse principale : La Dre Elizabeth Gillies
Coût total du projet : 517 342 $
Financement provincial : 206 937 $
Les biomatériaux offrent la promesse de nouvelles techniques de diagnotic et de nouveaux traitements des maladies. À l’Université Western Ontario, la Dre Elizabeth Gillies dirige des scientifiques dans l’exécution d’un programme de recherche sur les biomatériaux pour créer des antibiotiques innovateurs et des agents « intelligents » qu’on peut utiliser pendant le processus d’imagerie médicale pour contribuer au diagnostic de maladies particulières. La recherche pourrait conduire à la création d’antibiotiques et de technologies cliniques qui amélioreraient les soins aux patientes et patients et engendreraient des débouchés commerciaux pour l’industrie de la biotechnologie en expansion en Ontario.
Modernisation de 32 canaux de réception pour la recherche sur la résonance magnétique en parallèle Chercheur principal : Le Dr Charles A. McKenzie
Coût total du projet : 634 900 $
Financement provincial : 253 960 $
Les méthodes de l’imagerie standard par résonance magnétique (IRM) sont lentes, ce qui limite l’information qu’on peut obtenir. Le Dr Charles A. McKenzie et une équipe de scientifiques, à l’Université Western Ontario, conçoivent des techniques qui rendent vingt fois plus rapide le processus d’imagerie IRM. On pourrait ainsi représenter en trois dimensions tout le cœur en un seul battement, représenter en trois dimensions la poitrine à des résolutions presque aussi élevées que dans la mammographie aux rayons X ou à une résolution inférieure au millimètre, ainsi que réaliser des scintigrammes IRM tridimensionnels de tout l’abdomen en une rétention de respiration. Ces avancées de la technologie IRM, qui permettent un diagnostic et une surveillance plus précoces et plus précis de maladies comme l’arthrose, le cancer et les maladies du foie, sauveront des vies et amélioreront les soins de santé pour les Canadiennes et Canadiens et pour des personnes du monde entier.
Advanced Oxidation Process Laboratory Chercheur principal/Chercheuse principale : Mme Madhumita B. Ray
Coût total du projet : 528 841 $
Financement provincial : 211 536 $
L’élimination de la boue des eaux usées représente entre 30 et 50 % des frais d’exploitation des usines d’épuration. Au nouveau laboratoire de recherche avant-gardiste, Mme Madhumita B. Ray étudie les processus avancés d’oxydation pour trouver des technologies économiques de traitement de l’eau, de l’air et de la boue. En conséquence, cette recherche pourrait beaucoup réduire les frais d’épuration des eaux pour les municipalités, d’où des économies pour les résidentes et résidents et les grands utilisateurs industriels d’eau, une hausse de la réutilisation de l’eau et de l’application de boue sur les terrains.
Laboratoire innovateur de cartographie luminescente des NAPL in situ et installation de recherche géoenvironnementale d’évaluation technologique Chercheur principal : M. Jason L. Gerhard
Coût total du projet : 649 140 $
Financement provincial : 259 656 $
Nombre de collectivités de l’Ontario sont intéressées par la restauration de paysages contaminés par une activité industrielle antérieure, sites connus sous le nom de friches industrielles. Mais avant que de nouvelles entreprises ou de nouvelles habitations ne puissent occuper sans danger ces lieux, il faut comprendre la nature et l’ampleur de la contamination et confirmer le succès de la réduction de cette contamination. M. Jason Gerhard, chercheur à l’Université Western Ontario et titulaire d’une chaire de recherche du Canada en génie de restauration géoenvironnementale, met au point une installation pour fournir une représentation détaillée de ce qui se passe au-dessous des friches industrielles. Cette installation modélise les processus physiques complexes qui s’y produisent, notamment le mouvement des matériaux toxiques ou l’écoulement des eaux souterraines. Ainsi les résultats peuvent-ils démontrer l’efficacité des travaux de restauration, ainsi que les avantages économiques et sociaux connexes découlant de la viabilisation du terrain.
Chercheur principal : M. Leo W.M. Lau
Coût total du projet : 522 738 $
Financement provincial : 209 095 $
Une nouvelle classe prometteuse de dispositifs reposera sur la science de la microfluidique, l’application de faibles quantités de liquides caractérisés par leurs propriétés chimiques et biologiques qui s’écoulent par des canaux extrêmement étroits, comme ces minuscules éléments de transistors qui se trouvent sur les puces d’ordinateurs. L’équipement portatif qui emploie cette technique pourrait exécuter rapidement des tâches complexes consistant par exemple à identifier les polluants dans un lac ou les infections dans le sang d’une patiente ou d’un patient, analyses qui prennent actuellement bien plus de temps dans l’installation d’un laboratoire classique. M. Leo Lau, membre de Surface Science Western et du département de chimie de l’Université Western Ontario, utilisera un puissant microscope à effet tunnel, ainsi que d’autres technologies de surface, pour explorer certains des principes sous-jacents à la conception moléculaire des canaux microfluidiques. Cette recherche s’adresse à un domaine en expansion qui, estime-t-on, dispose déjà d’une marché mondial de deux milliards de dollars.
Developmental Cognitive Neuroscience Laboratory for the study of Numerical Cognition Chercheur principal : M. Daniel Ansari
Coût total du projet : 261 490 $
Financement provincial : 104 596 $
Certaines des activités les plus importantes de la société moderne exigent que nous comprenions et manipulions des nombres, en employant une notion de base que nous devrions acquérir dans l’enfance. M. Daniel Ansari, psychologue à l’Université Western Ontario et titulaire de la chaire de recherche du Canada en neuroscience cognitive développementale, examine les cas typiques et atypiques de ce mode de développement. Lui et son équipe créent un laboratoire pour évaluer la fonction cérébrale et les aspects comportementaux de la façon dont nous nous mettons à comprendre les nombres. Le travail, qui s’effectue avec des enfants dans un cadre de laboratoire et dans les écoles, étudiera pourquoi certaines personnes ont du mal à assimiler les mathématiques et quelles mesures on pourrait prendre pour régler le problème. Ainsi peut-on fournir aux éducateurs et éducatrices les connaissances et les outils qu’il leur faut pour veiller à ce que les enfants de l’Ontario acquièrent une aptitude fondamentale pour tant de choix prometteurs de carrières d’aujourd’hui.
Chercheur principal : M. Isaac Luginaah
Coût total du projet : 326 090 $
Financement provincial : 130 436 $
Des problèmes environnementaux comme la pollution environnementale sont souvent mesurés suivant le lieu d’implantation des stations de surveillance, plutôt que suivant le lieu où pourrait vivre la population touchée. M. Isaac Luginaah, chercheur à l’Université Western Ontario, conçoit une stratégie qui résout le problème, en assemblant des plates-formes mobiles pour évaluer la qualité de l’air d’une façon plus détaillée. Ce travail établit de nouveaux partenariats avec les organismes gouvernementaux et il entretient les compétences sur le terrain, éléments tous dévoués, sur le plan environnemental, à l’amélioration de la qualité de vie de la population de l’Ontario.
Biotransport and Cellular Engineering Laboratory Chercheur principal : M. Jun Yang
Coût total du projet : 503 335 $
Financement provincial : 201 334 $
Le transport et l’échange de matériaux aux niveaux moléculaire et cellulaire comptent parmi les fonctions biologiques les plus cruciales, en permettant aux cellules de collaborer dans des cadres aussi vitaux que la circulation du sang pour acquérir une réponse immunitaire contre l’infection. M. Jun Yang, professeur au département de génie mécanique et des matériaux à l’Université Western Ontario, compte étudier ce phénomène complexe dans un laboratoire équipé d’un des outils les plus perfectionnés disponibles pour la tâche : un microscope à force atomique. Cette technologie de pointe lui permettra, à lui et à son équipe, de prendre des mesures quantitatives précises de telles activités de base touchant le mode d’adhérence des cellules les unes aux autres. Du fait d’une aptitude croissante à comprendre et, même, à manipuler ces activités au niveau microscopique, ce travail pourrait marquer l’arrivée de nouvelles approches au traitement médical qui s’attaque aux aspects les plus fondamentaux de toute maladie donnée.
Landscape Genetics Laboratory Chercheuse principale : La Dre Nusha Keyghobadi
Coût total du projet : 578 711 $
Financement provincial : 231 484 $
Les activités humaines détruisent ou fragmentent régulièrement les paysages naturels, mais nous ne savons guère comment ces changements influent sur les espèces qui habitent ces milieux. La biologiste Nusha Keyghobadi, de l’Université Western Ontario, examine cette question grâce à un laboratoire consacré à l’étude de la diversité génétique d’espèces comme les papillons et d’autres insectes qui occupent les sarracénies pourpres. Ce travail, qui fait partie d’un tout nouveau domaine appelé génétique paysagère, révèle l’effet biologique fondamental d’un environnement modifié, qui peut menacer la survie des plantes ou des animaux. Une compréhension détaillée de cet effet peut aider à concevoir des stratégies destinées à conserver et à gérer les espèces en péril, à préserver l’intégrité de l’environnement naturel de l’Ontario, ainsi qu’à protéger la santé publique et l’agriculture contre l’apparition d’organismes nuisibles.
Fenêtre ouverte sur l’intérieur des planètes : Laboratoire d’étude des températures et des pressions extrêmes Chercheur principal : M. Sean Shieh
Coût total du projet : 494 843 $
Financement provincial : 197 937 $
Aussi inaccessibles que puissent l’être les parties les plus profondes de notre planète, la nouvelle technologie permet de reproduire les conditions qui s’y présentent. En analysant la combinaison des pressions et des températures extrêmes de tels cadres, les chercheurs et chercheuses sont en quête d’une description plus exacte d’événements naturels comme les changements de composition ou les variations des propriétés physiques des roches et des minéraux ayant causé des phénomènes sismiques dans notre monde et chez nos voisins, comme Mars ou Vénus. M. Sean Shieh, chercheur à l’Université Western Ontario, et son équipe créent un laboratoire pour modéliser ce type d’environnement souterrain et en mesurer le comportement. En plus de répondre aux questions relatives aux processus géologiques fondamentaux, cette installation examinera aussi comment de nouvelles formulations chimiques pourraient se créer, en produisant peut-être des matériaux extrêmement durs à un coût bien inférieur à celui des diamants.
Laboratoire de chimie et de recherche sur les matériaux dans des conditions extrêmes Chercheur principal : M. Yang Song
Coût total du projet : 635 639 $
Financement provincial : 254 255
Les conditions exceptionnelles de pressions extrêmement élevées, jusqu’à un million de fois plus élevées que celle de l’atmosphère qui nous entoure, peuvent créer des catégories entièrement nouvelles des matériaux. Les chercheurs et les chercheuses commencent juste à explorer comment les réactions chimiques se produisent dans ces conditions, mais leurs conclusions y voient déjà la perspective d’entreposer l’hydrogène dans des véhicules propulsés par des piles à combustible ou d’améliorer le rendement de processus industriels largement utilisés. M. Yang Song, chimiste à l’Université Western Ontario, et son équipe établissent un laboratoire doté d’équipement spécialisé pour étudier les points limites des phénomènes de haute pression et former des personnes qui posséderont des compétences uniques en leur genre dans un domaine riche en promesses économiques.
Rendement physiologique des insectes hivernants sous un climat changeant Chercheur principal : M. Brent J. Sinclair
Coût total du projet : 544 155 $
Financement provincial : 217 662 $
La perspective de températures plus élevées au cours de l’année dans des endroits comme l’Ontario pourrait rendre plus actives les populations d’insectes nuisibles, d’où une menace pour la foresterie et l’agriculture. Pour replacer cette menace dans son contexte, M. Brent Sinclair, biologiste à l’Université Western Ontario, étudie de plus près les divers mécanismes physiologiques que les insectes emploient pour survivre aux basses températures. Dans une nouvelle installation conçue pour simuler divers types de conditions hivernales, lui et son équipe examineront comment diverses espèces répondent à ces conditions et comment une tendance au réchauffement pourrait modifier leur physiologie. Cette compréhension jettera les bases d’une protection des industries clés contre un grand danger, ainsi que d’une formation de personnes qui apprendront des aptitudes utiles pour relever d’autres défis lancés par le changement climatique.
Par le truchement du Fonds pour la recherche en Ontario, le gouvernement McGuinty investit 527 millions de dollars au cours de cinq ans. Ce fonds est un élément essentiel du plan du gouvernement consistant à encourager l’excellence scientifique, en appuyant la recherche qui peut conduire à des produits et services innovateurs qui stimuleront l’économie de l’Ontario. En outre, il aide les chercheurs et chercheuses à commercialiser sur le marché mondial les nouvelles idées qui émanent des laboratoires de l’Ontario.
Le fonds fournit un guichet unique pour le financement de la recherche. Les propositions de financement sont évaluées suivant un processus compétitif d’examen par des pairs.
En vertu du Programme d’infrastructure de recherche, la Province complète les fonds engagés par la Fondation canadienne pour l’innovation. Le financement du projet est partagé entre la Fondation (jusqu’à 40 %), la Province (jusqu’à 40 %), ainsi que les établissements de recherche et les partenaires de l’industrie (au moins 20 %).
Pour obtenir de plus amples renseignements sur le Fonds pour la recherche en Ontario, veuillez visiter www.ontario.ca/innovation.