Le 18 septembre 2008
PROJETS DE RECHERCHE SUR LES SCIENCES DE LA VIE, LES TECHNOLOGIES DE POINTE DANS LE DOMAINE DE LA SANTÉ ET LA PHARMACEUTIQUE
RÉGION DU GRAND TORONTO
Shari Forbes
Aide apportée aux pouvoirs judiciaires pour la résolution d’assassinats, et aux responsables de la sécurité des aliments pour l’amélioration des normes relatives à la vitesse de décomposition des substances
Financement provincial : 125 000 $
La chimie de la décomposition organique est un domaine de recherche très particulier, axé sur les complexes réactions chimiques qui se produisentlorsque des tissus mous se dégradent. Ce domaine de recherche a beaucoup d’importance aux yeux des spécialistes de la médecine légale comme aux yeux du secteur de la science de l’alimentation. Dans de nouvelles installations de recherche médico‑légale et de chimie de la décomposition de l’Institut universitaire de technologie de l'Ontario, Shari Forbes étudie les mécanismes chimiques de la dégradation des tissus mous sous différentes conditions environnementales. Ses travaux aideront les organismes chargés de l’application de la loi et les organisations des droits de la personne à estimer le moment du décès dans le cadre d’enquêtes médico‑légales, ce qui contribuera en retour à l’identification des victimes et à celle des suspects. Cette recherche contribuera également au perfectionnement des techniques de prolongation de la durée de conservation des produits de viande.
Sridhar Krishnan
Mise au point d’outils diagnostiques non invasifs
Financement provincial : 100 654 $
La fibrillation ventriculaire correspond à un rythme cardiaque très irrégulier, et elle est la cause principale des arrêts cardiaques subits. S’il était possible de prévoir avec précision ce trouble avant qu’il ne s’installe, il serait possible d’obtenir de meilleures interventions. Voilà, parmi d’autres, un des domaines de travail de Sridhar Krishnan à l’Université Ryerson. Il a recours à des techniques mathématiques désignées sous l’appellation d’analyse de signaux biomédicaux. Sridhar Krishnan étudie les signaux de basse fréquence émis par le corps humain pour prévoir et empêcher l’apparition de la maladie. Ses travaux pourraient sans doute modifier la façon de diagnostiquer et de traiter les lésions et la maladie. Ils pourraient conduire à la mise au point d’outils diagnostiques et de dépistage, ainsi que de dispositifs d’aide, mieux conçus.
Victor Yang
Mise au point d’une technologie d’imagerie médicale prometteuse
Financement provincial : 125 000 $
Dans un remarquable laboratoire de génie biologique et de biophotonique à l’Université Ryerson, Victor Yang et ses coéquipiers appliquent de récents progrès en génie des télécommunications à la conception, à la fabrication de prototypes et à la production de sondes à fibres optiques d’un nouveau genre en fonction d’une prometteuse technique d’imagerie médicale. Il s’agit de la tomographie optique cohérente à effet Doppler. Les avantages des dispositifs que Victor Yang entend mettre au point sont leur petitesse, leur bas coût, le fait qu’ils ne sont pas effractifs et aussi qu’ils permettent aux équipes médicales d’observer les vaisseaux sanguins de patients en temps réel. En plus des avantages très nets sur le plan de la santé, Victor Yang, du Bioengineering and Biophotonics Laboratory, entend surmonter les obstacles actuels à la fabrication, auxquels sont confrontés les groupes de recherche, qui restreignent la grandeur des essais cliniques et entravent le passage à de nouvelles technologies.
Kari Hoffman
Détermination de la connexion entre la perception et la mise en mémoire
Financement provincial : 197 526 $
Au Canada, les troubles cérébraux et du système nerveux sont une cause majeure de décès et d’incapacité. On estime que, chaque année, ils coûtent 22,7milliards de dollars aux contribuables. La fréquence de ces troubles s’élèvera avec le vieillissement de la population. C’est pourquoi une meilleure prévention et l’amélioration des traitements sont devenues prioritaires. La recherche effectuée par Kari Hoffman, à l’Université York, portera sur la perception et la mise en mémoire. Le but est de mieux connaître les causes biologiques de ces troubles. Le but ultime est d’appliquer ces nouvelles connaissances au diagnostic et au traitement.
Dorota Crawford
Quelle est l’origine de l’autisme?
Financement provincial : 203 494 $
L’autisme est un trouble gravement invalidant et un handicap permanent qui nuit à la faculté de communiquer et d’interagir avec autrui. Le coût de l’autisme se chiffre en millions de dollars par année pour le réseau de la santé, et les personnes atteintes et leur famille sont profondément affectées. La fréquence des cas d’autisme est en hausse, sa cause inconnue. À l’Université York, Dorota Crawford appliquera une approche pluridisciplinaire à l’étude de ce qui fait défaut sur le plan du développement cérébral d’autistes, et concentrera son attention sur les facteurs génétiques et environnementaux. Sa recherche pourrait conduire à des traitements plus efficaces.
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Gérald Audette, Vivan Saridakis
Détermination de la fonction biologique des protéines
Financement provincial : 641 992 $
Les protéines sont des constituants essentiels des organismes. Elles participent à toutes les réactions intracellulaires. Chacune des fonctions des protéines est gouvernée par leur structure tridimensionnelle et par leurs interactions avec d’autres molécules d’origine biologique. Dans des installations ultramodernes de cristallographie des protéines par rayonsX à l’Université York, Gérald Audette et Vivian Saridakis établiront la structure tridimensionnelle de protéines en vue de comprendre leur fonction biologique. Gérald Audette examinera comment les bactéries propagent le matériel génétique, phénomène pouvant conduire à l’apparition de bactéries qui résistent aux antibiotiques. Vivian Saridakis portera son attention sur les protéines de suppression tumorale. La mise au point de nouvelles méthodes préventives et thérapeutiques plus efficaces est le but de leur recherche.
Derek Wilson
Élucidation du fonctionnement des protéines
Financement provincial : 201 412 $
Nous savons que les protéines sont des constituants essentiels des organismes et qu’elles participent à toutes les réactions intracellulaires, mais il reste beaucoup à apprendre sur leur mode de fonctionnement. S’appuyant sur les avancées les plus récentes en spectrométrie de masse et en résonance magnétique nucléaire, Derek Wilson, du Protein Biophysics Laboratory à l’Université York, étudie les liens entre les mouvements structuraux des protéines et leur fonction biologique, le but visé étant la découverte de nouvelles méthodes de conception de médicaments.
Dana Philpott
Découvrir de nouvelles thérapies pour les troubles inflammatoires graves
Financement provincial : 124 754 $
Les troubles inflammatoires graves comme l’asthme et la maladie de Crohn affectent des millions de Canadiens, mais leur cause demeure mystérieuse. La recherche effectuée par Dana Philpott dans les installations de recherche biomoléculaire, de microbiologie et de culture tissulaire, à la fine pointe technologique, de son laboratoire de l’Université de Toronto, portera sur l’étude des bases moléculaires de ces maladies. Cette recherche pave la voie à la mise au point de nouveaux médicaments pour le traitement, éventuellement pour la prévention, de ces troubles débilitants.
Jennifer Gommerman et Cindi Morshead
Découvrir de nouvelles thérapies régénératives pour les maladies neurodégénératives
Financement provincial : 210 438 $
La médecine régénérative consiste en l’emploi des propres cellules, tissus et ADN d’un organisme pour des traitements. Elle recèle la promesse de transformer les traitements administrés pour corriger une foule d’états et soigner une foule de maladies au moyen de thérapies nouvelles qui mènent à un rétablissement plus rapide et plus complet, avec beaucoup moins d’effets secondaires et de risques de complications. Jennifer Gommerman, Cindi Morshead et Wolfgang Vogel, de l’Université de Toronto, pratiqueront la transplantation de moelle osseuse pour déterminer le potentiel thérapeutique de gènes ou encore de types de cellules donnés. Ils ont pour but de mettre au point des traitements par la médecine régénérative de maladies neurodégénératives comme la sclérose en plaques, d’accidents vasculaires cérébraux et de troubles respiratoires qui frappent des milliers d’Ontariens chaque année.
Claudiu Gradinaru
Un microscope innovateur appliqué à l’étude de molécules biologiques
Financement provincial : 232 000 $
La révolution nanotechnologique en cours repose sur des techniques perfectionnées de microscopie électronique qui permettent d’établir les propriétés et le comportement d’atomes et de molécules. Claudiu Gradinaru, de l’Université de Toronto, construit un microscope optique perfectionné et ultrasensible permettant d’enregistrer en même temps de nombreux paramètres associés à la fluorescence. Ce nouveau microscope, le second au monde de ce type, contribuera à hisser l’Ontario à la pointe de la recherche sur les molécules uniques. Grâce à ce microscope, Claudiu Gradinaru percera les mécanismes du pliage des protéines et la dynamique des interactions entre les protéines et les médicaments. En retour, cela influera sur l’élaboration de stratégies contre les maladies associées à des anomalies du pliage de protéines, comme la fibrose kystique et la maladie d’Alzheimer.
Axel Guenther
Révolutionner la découverte de nouveaux médicaments
Financement provincial : 100 000 $
La création de nouvelles classes de nanomatériaux (dotés de propriétés physiques, chimiques, électriques et magnétiques différentes de celles des matériaux classiques) et leur intégration à des microdispositifs sont au cœur de la recherche menée par Axel Guenther, de l’Université de Toronto. Axel Guenther et son équipe de chercheurs fabriqueront des dispositifs microfluidiques de nouvelle génération qui seront dotés de propriétés déterminées en fonction d’applications biomédicales. Ces travaux promettent de révolutionner la découverte de nouveaux médicaments.
Jason Moffat
Identifier les gènes qui contribuent à l’évolution adaptative
Financement provincial : 391 086 $
L’avenir de la recherche médicale passe par la connaissance des fonctions de tous les gènes constituant le génome humain. L’une des façons de s’y prendre consiste à désactiver systématiquement chacun des gènes et à examiner les changements au plan de la prolifération, du développement, de la mort, de l’adhésion cellulaire et autres. C’est le travail de Jason Moffat à de nouvelles installations d’imagerie de l’Université de Toronto. Jason Moffat cherche à identifier les gènes promouvant l’évolution adaptative (un mécanisme évolutif de sélection naturelle qui aide une population à mieux s’adapter à un environnement donné) dans le cadre de la formation tumorale – le but visé étant de marquer des progrès dans la lutte contre le cancer.
Gary Bader
Créer une bibliothèque publique de tous les procédés biologiques connus
Financement provincial : 142 517 $
Sous la direction de Gary Bader, des chercheurs de l’Université de Toronto mettront au point de nouvelles méthodes informatiques de construction du schéma humain par cellules actives, un ensemble d’instantanés de tous les mécanismes biologiques connus à l’état normal ou associés à un état pathologique. Ce schéma servira au classement des maladies et à la préparation d’essais diagnostiques (détermination de la nature d’un état morbide) et de pronostic (prévision de l’évolution probable). Il servira aussi à définir de nouvelles cibles de traitement et à établir les listes de priorité, éventuellement à révéler de nouvelles méthodes de traitement.
Hiroshi Suzuki
Concevoir de meilleurs diagnostics et traitements pour les maladies neurodégénératives
Financement provincial : 163 998 $
Les maladies neurodégénératives (destruction de cellules du cerveau et de la moelle épinière) éprouvent durement les patients et les soignants – sans compter qu’elles imposent un fardeau économique important à la société. Malgré le grand besoin, il existe peu de méthodes diagnostiques et thérapeutiques efficaces. Dans de nouvelles installations de l’Université de Toronto, Hiroshi Suzuki utilisera un organisme modèle, le ver rond C. elegans, pour examiner les facteurs de risque génétiques et environnementaux de maladie neurodégénérative. Cette approche nouvelle devrait rendre possible la mise au point de nouveaux instruments diagnostiques et de nouvelles thérapies beaucoup plus rapidement que ce n’est possible actuellement.
Lidan You
Mettre au point une méthode de stimulation mécanique de la régénérescence osseuse
Financement provincial : 100 000 $
Le nombre de cas d’ostéoporose étant en hausse, il importe de mieux prévenir et de mieux traiter cet état débilitant. Au laboratoire de biomécanique cellulaire et moléculaire de l’Université de Toronto, Lidan You tente d’élucider le métabolisme des tissus osseux en vue de développer une méthode de stimulation mécanique de la régénérescence osseuse. Ses travaux pourraient conduire à la mise au point de thérapies basées sur le remplacement de tissu osseux avec un tissu osseux synthétique. Des conséquences possibles seraient l’abaissement du coût du traitement de l’ostéoporose et l’amélioration de la qualité de vie des millions de personnes souffrant de ce trouble au Canada.
Jason Plaks
Étudier le fonctionnement de la personnalité
Financement provincial : 71 165 $
Pourquoi certaines personnes persévèrent-elles devant l’adversité alors que d’autres abandonnent? Quand fait-on attention à l’information qui confirme les connaissances qu’on possède déjà et quand se concentre-t-on sur de nouveaux renseignements surprenants? Voilà deux questions auxquelles Jason Plaks cherche à apporter des réponses au nouveau Motivational Neuroscience Laboratory de l’Université de Toronto. C’est le premier du genre au Canada. Dans ce laboratoire de neurosciences motivationnelles, Jason Plaks combinera des techniques neurophysiologiques de pointe à des méthodes classiques de psychologie sociale et de la personne. Ses travaux ont d’importantes incidences dans le monde de l’enseignement (baisse du taux de décrochage), des affaires (productivité accrue des employés) et de la santé (baisse du taux de rechute chez les toxicomanes).
Agnes Wong, Doug Cheyne, Margot Taylor
Concevoir des traitements de l’œil paresseux, principale cause de la cécité monoculaire
Financement provincial : 399 988 $
Les troubles congénitaux ou acquis de la vue affectent des millions de personnes dans le monde. La notion de neuroplasticité, soit les mécanismes dynamiques qui permettent au cerveau de s’adapter au développement, au vieillissement, aux lésions et à la maladie, joue un rôle central. Un état anormal de neuroplasticité est à la base de bon nombre de ces troubles, notamment l’amblyopie (œil paresseux), la principale cause de la cécité monoculaire dans les pays occidentaux. À l’Institut de recherche du Hospital for Sick Children, Agnes Wong, Doug Cheyne et Margot Taylor étudient les mécanismes sous-jacents de ce trouble au moyen de méthodes anatomiques, comportementales, psychophysiques et de neuro-imagerie. Leurs travaux permettront de préparer de nouvelles stratégies préventives et thérapeutiques de retardement ou d’inversion de cet état ainsi que de nombreux autres troubles de la vue.
Yana Yunusova
Améliorer la détection précoce de la SLA
Financement provincial : 63 901 $
Coût total du projet: 159 753 $
La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie évolutive fatale causée par la dégénérescence des neurones moteurs, dont le corps cellulaire est situé dans le système nerveux central et qui commandent les muscles striés, responsables du mouvement. Il s’agit de la forme la plus répandue de trouble des neurones moteurs et l’une des plus perturbantes pour les personnes qui en sont atteintes comme pour leur famille. La SLA est une maladie peu comprise, et l’inexistence d’un indicateur biochimique de diagnostic ainsi que les variantes dans l’apparition et dans l’évolution de la maladie, selon les malades, complique l’obtention d’un diagnostic dès les premières phases de la maladie. Yana Yunusova, de l’Université de Toronto, cherche à mettre au point des techniques qui contribueront au dépistage précoce de la SLA, particulièrement sous sa forme la plus agressive, qui prend naissance dans le tronc cérébral et entrave l’élocution et la déglutition. Ses travaux auront des incidences importantes en ce qui concerne cette maladie et d’autres troubles qui interfèrent avec la maîtrise de la parole.
Bernard Le Foll
Créer de nouveaux médicaments pour traiter la dépendance au tabac
Financement provincial : 200 000 $
Coût total du projet: 500 000 $
Malgré les progrès accomplis, la dépendance à la nicotine demeure. Pourquoi certaines personnes deviennent‑elles dépendantes à la nicotine et d’autres non? Pourquoi certaines cessent‑elles de fumer alors que d’autres en sont incapables? Bernard Le Foll cherche réponse à ces questions en étudiant les mécanismes neurobiologiques à la base de la pharmacodépendance. Le but de sa recherche est la mise au point de nouveaux médicaments pour traiter la dépendance au tabac.
Rüdiger von Harsdorf
Concevoir un traitement non invasif de l’insuffisance cardiaque
Financement provincial : 258 163 $
L’insuffisance cardiaque survient lorsque le cœur ne parvient plus à pousser un volume suffisant de sang dans le réseau sanguin. Il s’agit de la principale cause de décès dans les pays industrialisés. Présentement, son traitement est fondé sur la médication, mais il est souvent inopérant. Lorsque la pharmacothérapie échoue, peu de solutions de remplacement subsistent – on pense surtout à la transplantation cardiaque et aux aides mécaniques – qui ont leur propre problématique. Rüdiger von Harsdorf, du Réseau universitaire de santé, étudie les mécanismes de régulation des cellules musculaires cardiaques en vue d’un traitement pour induire la division des cellules musculaires cardiaques en bon état, de manière à compenser la perte de tissu musculaire cardiaque découlant de l’insuffisance cardiaque. Sa recherche apporte un vent d’espoir aux millions de personnes souffrant de ce trouble.
Lakshmi Kotra
Infrastructure de chimie médicale
Concevoir de nouveaux médicaments contre des maladies infectieuses
Financement provincial : 396 580 $
Les maladies infectieuses comme le SARS, la grippe, la malaria et le cancer constituent un enjeu pressant pour la population de l’Ontario et pour son réseau de la santé. Dans de nouvelles installations de pharmacie chimique du Réseau universitaire de santé, des chercheurs dirigés par Lakshmi Kotra concentrent leurs efforts sur trois nouvelles avenues de mise au point de méthodes de dépistage et de traitement de ces problèmes de santé. Avec le concours de chimistes des médicaments qui concevront et optimiseront les possibles médicaments, ces travaux pourraient donner lieu à des progrès en matière de dépistage et de thérapie ciblée, ce qui se traduirait par une meilleure détection et une meilleure thérapie permettant de sauver davantage de vies et d’optimiser l’utilisation des sommes engagées en santé.
Subodh Verma
Amener plus rapidement les nouveaux traitements de maladies cardio-vasculaires au stade des essais cliniques
Financement provincial : 129 455 $
Avec la hausse des cas d’obésité, les maladies cardio-métaboliques comme le diabète de type 2 et les maladies cardio-vasculaires atteignent des proportions épidémiques. Subodh Verma, de l’Université de Toronto, travaille à la mise au point de modèles des maladies cardio-métaboliques. Son but est de proposer d’autres avenues de traitement et de les amener rapidement au stade des essais cliniques, à l’avantage des patients comme de l’industrie des sciences de la vie de l’Ontario.
David Haley
Examiner le lien entre le stress et le développement cérébral dans la petite enfance
Financement provincial : 40 000 $
David Haley, de l’Université de Toronto, étudie l’effet du stress, du parentage et du sommeil sur l’apprentissage dans la petite enfance. Cette étude portant sur les premiers stades du développement du cerveau aidera les cliniciens et les éducateurs à mettre au point des outils d’encadrement et d’éducation des enfants, ainsi qu’à optimiser l’aide apportée à ceux qui ont des besoins particuliers. Le but final est de réduire le coût des soins de santé mentale – et d’aider les enfants à développer leur plein potentiel.
Eli Sone
Concevoir des traitements contre la parodontolyse
Financement provincial : 180 000 $
La parodontolyse est une infection des gencives menant à la destruction des tissus entre la racine des dents et le ligament, donc à la perte de dents. Il s’agit de l’affection buccale la plus courante chez les adultes au Canada. Et avec le vieillissement de la population, davantage de personnes en souffriront. Il n’existe pas encore de traitement pour rétablir le pont entre le ligament et la racine de la dent. Dans un nouveau laboratoire de matériaux biologiques composites de l’Université de Toronto, Eli Sone étudie l’interface organique-inorganique, qui est essentielle au bon fonctionnement des dents et des os – et qui a un rôle important dans de nombreux autres systèmes biologiques. Ses travaux permettront de mettre au point des traitements de la parodontolyse, l’ostéoporose et la calcification des tissus cardio-vasculaires, tous des problèmes médicaux de plus en plus fréquents.
Marc Mengehini
Examiner le fonctionnement cellulaire
Financement provincial : 179 999 $
Les cellules humaines ont deux états fondamentaux : elles se divisent ou elles sont à l’état de repos. Les scientifiques savent que des défauts apparaissant dans le maintien de l’état de repos sont une cause courante de cancer; cependant, ils ne connaissent pas très bien les mécanismes en cause. Au moyen de deux organismes modèles, C. elegans et la levure S.cerevisiae, Marc Mengehini, de l’Université de Toronto, étudie les mécanismes fondamentaux qui gouvernent l’état de repos. Ses travaux ont d’importantes incidences sur le plan du traitement du cancer.
Frank Sicheri, Helen McNeill, Jim Woodgett
Étudier une nouvelle voie de développement et d’organisation tissulaires pour mettre au point de meilleurs traitements contre le cancer
Financement provincial : 369 840 $
Les thérapies appliquées au traitement de divers cancers sont conçues à partir de l’information limitée dont disposent les scientifiques. Par conséquent, elles ont un «mode d’action» très général et ne sont pas aussi efficaces qu’elles pourraient l’être. La connaissance des mécanismes associés aux principales voies est essentielle à la mise au point de traitements plus efficaces et sur mesure. Frank Sicheri, Helen McNeill et Jim Woodgett, de l’Université de Toronto, étudient une voie de développement et d’organisation tissulaires nouvellement présentée, la voie de signalisation lipidique. Des travaux récents montrent qu’il existe des perturbations de cette voie dans le cas d’une variété de cancers. Ces chercheurs examineront l’effet de la perte de la signalisation lipidique sur l’incidence des cas de cancer et sur les métastases.
Laura-Ann Petitto
Trouver des moyens pour les éducateurs d’améliorer leur enseignement aux enfants immigrés
Financement provincial : 141 781 $
Dans le nouveau Brain, Behaviour, Genes Laboratory de l’Université de Toronto, Laura-Ann Petitto étudie les fondements biologiques du langage. Dans ce laboratoire révolutionnaire sur le cerveau, le comportement et la génétique, elle cherche à mieux comprendre comment des enfants bilingues ou unilingues apprennent le langage et la lecture, ce qu’il advient lorsque ces mécanismes font défaut, et à voir quand et comment intervenir.
Jennifer Tackett
Prévenir et traiter les comportements antisociaux chez les enfants
Financement provincial : 75 263 $
Les comportements antisociaux d’enfants et d’adolescents – par exemple des agressions, la délinquance et l’hyperactivité – ont de profondes conséquences, non seulement sur les auteurs de ces comportements, mais aussi sur leurs parents, leurs enseignants, leurs pairs et l’ensemble de la société. Il est très difficile de prévoir ou de traiter ces comportements, en bonne partie parce que les facteurs de risque sont mal compris. Jennifer Tackett, de l’Université de Toronto, procède à de la recherche sur ces facteurs de risque. Ses travaux aideront à percer le problème et à mettre sur pied des programmes ciblés de prévention et d’intervention.
Ofer Levi
Mettre au point des capteurs miniaturisés pour un meilleur diagnostic des maladies graves
Financement provincial : 150 000 $
Coût total du projet: 375 000 $
À l’Université de Toronto, Ofer Levi travaille à la conception de capteurs miniaturisés, utilisés avec des systèmes de biodiagnostic portatifs, rapides et à faible coût. Ces systèmes pourront servir aux diagnostics in vivo, à l’intérieur de dispositifs implantables de détection et d’imagerie, par exemple pour suivre l’évolution de tumeurs. Ils seront également employés in vitro avec des laboratoires sur une puce en vue de diagnostics rapides et très peu invasifs avec du matériel portatif. Cette recherche a pour objet l’amélioration du diagnostic et du traitement de graves maladies, notamment du cancer.
Art Petronis
Trouver des moyens d’inverser le cours de maladies
Financement provincial : 217 373 $
Coût total du projet: 543 433 $
Même si le bagage génétique est à peu près figé dès la conception, l’exposition à des facteurs externes comme des toxines peut provoquer une réaction chimique dans l’organisme qui peut altérer de façon définitive le fonctionnement des gènes – sans modifier la séquence génétique. Des résultats scientifiques portent à penser que cette expression génétique dépendante de l’environnement, une empreinte épigénétique, non seulement a des effets sur l’organisme, mais pourrait aussi avoir des effets sur la descendance. Il devient important de procéder à des études épigénomiques à grande échelle portant sur des maladies comme la schizophrénie, la dépression, le diabète, la maladie d’Alzheimer et le cancer. Cela est au cœur des travaux d’Art Petronis, au Centre de toxicomanie et de santé mentale. Ses travaux pourraient conduire à des façons d’inverser le cours de maladies.
Lee Adamson, Isabella Caniggia, Robert Casper
Mettre au point des interventions visant à améliorer les taux de fécondité et de survie de la mère et de l’enfant
Financement provincial : 390 545 $
La réduction dans la plus grande mesure possible des complications au cours de la grossesse est au cœur des travaux de recherche de Lee Adamson, Isabella Caniggia et Robert Casper à l’Institut de recherche Samuel Lunenfeld. De façon précise, ces chercheurs veulent améliorer la santé des embryons afin d’accroître le taux de réussite de la fertilisation in vitro, qui n’est présentement que de 30%. Ils veulent aussi abaisser les risques pour la mère et pour le fœtus qui sont associés à la prééclampsie (un état observé pendant la grossesse, caractérisé par une tension artérielle élevée et qui peut être mortel) et à la restriction de croissance intra‑utérine (état tel que le fœtus n’atteint pas la taille que lui permettrait d’atteindre son potentiel génétique). Ces travaux ont pour objet la mise au point de modèles d’intervention visant à améliorer significativement le taux de fécondité ainsi que le taux de survie de la mère et de l’enfant.
Patrick Gunning
Vaincre le cancer grâce à un traitement de pointe
Financement provincial : 131 890 $
Un Canadien sur trois obtiendra un diagnostic de cancer au cours de sa vie. Et malgré les progrès observés dans le dépistage et le traitement du cancer, il existe un pressant besoin de thérapies plus efficaces, innovatrices, moins coûteuses et à l’origine de moins d’effets secondaires. C’est ce que cherche Patrick Gunning dans son laboratoire de l’Université de Toronto à Mississauga. Sa recherche vise à inverser le comportement anormal d’une protéine en perturbant les interactions entre les protéines par des manipulations moléculaires. Ce champ de recherche est tout nouveau et Patrick Gunning en est l’un des chefs de file.
Elizabeth Johnson
Découvrir comment se développe le langage chez le nourrisson
Financement provincial : 78 145 $
Bien avant que le nourrisson ne commence à parler, il doit apprendre que le langage est constitué d’une séquence de mots distincts. Il doit ensuite apprendre comment les adultes assemblent ces mots afin de communiquer. La façon dont le nourrisson surmonte ce défi si tôt dans son développement est au cœur de la recherche effectuée par Elizabeth Johnson dans un nouveau laboratoire de l’Université de Toronto à Mississauga. Elizabeth Johnson et son équipe font appel à une combinaison de méthodes classiques et de méthodes novatrices pour comprendre comment le nourrisson décode le langage et apprend à y reconnaître des mots, et comment il commence à attribuer un sens à ces mots. Ils veulent aussi étudier comment les interactions nourrisson-intervenant contribuent à l’apprentissage des premiers mots. Grâce à ces travaux, nous connaîtrons mieux le développement perceptuel et cognitif au plus jeune âge. Ils ont une grande importance pour les personnes oeuvrant dans les domaines de la santé des nourrissons, de l’orthophonie et de l’éducation préscolaire.
Voula Kanelis
Découvrir les fondements moléculaires de la maladie
Financement provincial : 80 000 $
La régulation équilibrée des procédés biologiques se fait en partie entre protéines. Les mutations génétiques qui perturbent les interactions essentielles conduisent à l’apparition de maladies. La compréhension des fondements moléculaires de la maladie est nécessaire à la conception de thérapies. Pour cela, il faut connaître les interactions entre les protéines. Dans de nouvelles installations de l’Université de Toronto, sur le campus Mississauga, Voula Kanelis explore les interactions au niveau de complexes protéiniques essentiels à la santé humaine. Ses travaux portent sur la famille de protéines SUR, nécessaires au fonctionnement du pancréas et de l’appareil cardio-vasculaire. La recherche de Voula Kanelis intéresse particulièrement le secteur pharmaceutique (mise au point de nouveaux médicaments) et le public (traitement possible de troubles cardio‑vasculaires et du diabète).
Kenneth Croitoru
Découvrir la cause des affections abdominales inflammatoires
Financement provincial : 43 815 $
Les affections abdominales inflammatoires, notamment la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, sont des troubles débilitants coûteux sur le plan humain et qui taxent durement les réseaux de la santé. Leur cause est inconnue. Il n’existe pas de traitement. C’est au Canada qu’on observe l’un des taux les plus élevés au monde de ces affections. Dans un nouveau laboratoire de l’Université de Toronto, Kenneth Croitoru utilise des souris et fait appel à des personnes pour en comprendre la cause etleur progression. Ses travaux permettront peut-être de trouver le «déclencheur» des réactions immunitaires anormales observées au niveau intestinal et qu’on croit être la cause de ces affections, éventuellement de trouver de nouvelles cibles moléculaires pour la mise au point de médicaments ou d’agents biologiques spécifiquement ciblés pour traiter ces maladies.
Andrew Emili
Accélérer la découverte de biomarqueurs pour améliorer le diagnostic et le traitement des maladies
Financement provincial : 135 268 $
Il est admis que les protéines agissent comme régulateurs essentiels de l’évolution des maladies. Tant leur mode d’expression que leur abondance sont révélateurs de maladies précises. Elles peuvent donc servir de biomarqueurs, de manière à identifier quels patients sont susceptibles de développer des maladies données ou de réagir à certaines thérapies. Mais à ce jour, seulement un nombre limité de biomarqueurs protéiniques ont été déterminés et validés cliniquement. Andrew Emili cherche à accélérer le processus de découverte de biomarqueurs dans les nouvelles installations avancées de protéomique de l’Université de Toronto. De manière précise, Andrew Emili exploite des percées en spectrométrie de masse qu’il associe à des méthodes et des concepts innovateurs de protéomique. Son objectif ultime est d’améliorer le diagnostic et le traitement des maladies.
Alan Moses
Comprendre les mécanismes de régulation de l’activité génique
Financement provincial : 88 000 $
Depuis 10 ans, le séquençage génomique a procuré aux chercheurs des catalogues complets de tous les gènes d’un bon nombre d’organismes. Toutefois, la plupart des processus biologiques résultant de l’action simultanée de multiples gènes qui s’expriment à des endroits et à des moments précis, il importe de comprendre, en biologie moléculaire moderne, comment est régulée l’activité des gènes – et comment elle se transforme. Alliant l’expérimentation au niveau moléculaire aux analyses informatiques à l’échelle des génomes, Alan Moses, de l’Université de Toronto, tente d’établir les séquences qui régulent l’activité génique. Ses travaux contribueront à expliquer les mécanismes à la base de maladies comme le cancer, et à expliquer comment l’évolution produit la diversité biologique.
Carolyn Cummins
Trouver de nouvelles cibles pour le développement de médicaments contre le diabète
Financement provincial : 176 169 $
Le diabète est une maladie grave qui porte l’organisme à ne pas réguler adéquatement le taux de sucre dans le sang. Il prive les personnes atteintes d’une belle qualité de vie et il accroît la probabilité de troubles cardiaques, d’un accident vasculaire cérébral, de troubles rénaux, de cécité, d’amputation et de décès. Il atteint des proportions épidémiques dans le monde occidental. Au Canada seulement, plus de deux millions de personnes souffrent de diabète, et ce nombre devrait s’élever à trois millions d’ici la fin de la décennie. Il existe un besoin pressant de diagnostics et de traitements plus efficaces. Les travaux de Carolyn Cummins portent sur cela. Cette chercheuse de l’Université de Toronto applique les outils de la biologie moléculaire et de la biochimie combinés à des méthodes d’analyse à la fine pointe de la technologie, à l’examen du rôle des récepteurs hormonaux nucléaires dans le métabolisme du sucre afin de trouver de nouvelles cibles pour des médicaments.
Phillip Sherman
Mettre au point un traitement efficace contre les affections abdominales inflammatoires
Financement provincial : 170 939 $
C’est au Canada qu’est observé le taux le plus élevé d’affections abdominales inflammatoires, notamment la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Ces maladies sont douloureuses et débilitantes, et elles privent ceux qui en sont atteints de leur qualité de vie. Les traitements, peu efficaces dans l’ensemble, sont coûteux. La cause de ces affections est inconnue, mais de plus en plus d’indices pointent vers une altération de la microflore intestinale (des colonies bactériennes qui aident au bon fonctionnement du tractus intestinal). Phillip Sherman, de l’Institut de recherche de l’Hospital for Sick Children, étudie le rôle des probiotiques (des suppléments alimentaires constitués de bactéries ou de levures) dans la prévention de l’inflammation intestinale.
William Stanford
Faire progresser la médecine régénérative afin de réparer les tissus endommagés
Financement provincial : 100 000 $
En médecine régénérative, les cellules souches sont stimulées de façon à ce qu’elles se différencient en des types cellulaires donnés, en vue de réparer des tissus endommagés. La médecine régénérative offre le potentiel de transformer le traitement de maladies humaines, notamment le cancer, les troubles cardiaques, le diabète et les lésions au niveau de la moelle épinière. Mais pour parvenir à exploiter tout ce potentiel, les scientifiques doivent comprendre beaucoup mieux comment fonctionnent les cellules souches, à l’état normal comme en cas de maladie. Les travaux de William Stanford, au Stem Cell Bioengineering and Functional Genomics Laboratory de l’Université de Toronto, portent sur ce point. Sa recherche conduira à la mise au point de nouvelles technologies de dépistage et de traitement des maladies humaines.
Belinda Chang
Étudier les mécanismes moléculaires responsables de la vision et des maladies oculaires
Financement provincial : 20 000 $
La vision est rendue possible par l’existence de capteurs moléculaires très précis qui sont situés dans l’œil, les pigments visuels protéiniques. Des changements des propriétés biochimiques de ces pigments peuvent exercer de profondes conséquences sur les capacités visuelles. Le fonctionnement de ces pigments fait l’attention de Belinda Chang, de l’Université de Toronto. Combinant de façon unique la bioinformatique, la génomique et l’évolution moléculaire, Belinda Chang reconstruit l’historique évolutionnaire des protéines des pigments visuels de manière à examiner expérimentalement leur fonctionnement. Elle cherche à mieux connaître les mécanismes moléculaires fondamentaux de la vision et des troubles oculaires. Elle compte aussi projeter un nouvel éclairage sur une super‑famille diversifiée de récepteurs couplés à des protéines G, dont on sait qu’elles ont d’importantes fonctions dans l’organisme, et pas seulement au niveau des yeux, comme dans l’apprentissage et la mémoire, la dépression, l’anxiété et la toxicomanie.
Dina Brooks
Concevoir de meilleures thérapies de rééducation pour traiter la broncho-pneumopathie chronique obstructive
Financement provincial : 96 718 $
Concevoir des meilleures thérapies de rééducation pour le traitement de la broncho-pneumopathie chronique obstructive (COPD) coûte cher. La rééducation vise à atténuer les symptômes et à améliorer la qualité de vie, de manière à ce que les malades puissent accomplir des tâches quotidiennes comme se vêtir, faire son épicerie et marcher. Mais on s’interroge toujours sur l’efficacité de différents volets et cadres de programmes de réadaptation et sur la meilleure façon de les appliquer. Ce sont des questions auxquelles Dina Brooks, de l’Université de Toronto, cherche à apporter des réponses, avec l’objectif de mettre au point de nouvelles thérapies plus efficaces.
Stuart Foster
Mettre au point des systèmes indolores pour voir à l’intérieur du corps
Financement provincial : 268 511 $
Dans les nouvelles installations ultramodernes de fabrication de transducteurs à ultrasons de l’Université de Toronto, Stuart Foster travaille à la mise au point de dispositifs de micro‑imagerie servant à l’étude de modèles murins de maladie humaine. Les nouveaux réseaux de transducteurs à haute fréquence ajouteront à la fonctionnalité de la biologie par micro‑images produites par ultrasons, et accéléreront la mise au point de nouveaux médicaments et de nouvelles thérapies pour traiter notamment le cancer et les troubles cardio-vasculaires. Ils constitueront également des outils uniques de recherche biologique alimentée par imagerie qui seront commercialisés auprès des laboratoires de recherche partout dans le monde.
M. B. Sokolowski
Concevoir de meilleurs traitements pour les personnes souffrant de troubles alimentaires
Financement provincial : 261 609 $
Les troubles alimentaires comme l’anorexie, la boulimie, l’hyperphagie boulimique et l’obésité affectent des millions de Canadiens. Malgré leur prévalence déjà élevée et en hausse, et malgré le lourd fardeau qu’ils constituent pour le réseau de la santé, les troubles alimentaires ne sont pas très bien compris et cela complique beaucoup leur traitement. M.B. Sokolowski, de l’Université de Toronto, travaille sur la drosophile pour découvrir les gènes qui participent à la régulation de l’ingestion d’aliments ainsi que les facteurs environnementaux en cause, avec l’objectif de mettre au point de nouveaux traitements pour ces troubles.
David Barner
Étudier la façon dont le langage se développe
Financement provincial : 100 000 $
La compréhension qu’ont les enfants du calcul et du raisonnement mathématique est‑elle marquée par la langue qu’ils apprennent? C’est ce que David Barner, de l’Université de Toronto, aimerait découvrir. En procédant à des essais avec des enfants et d’autres primates, il examinera de quelle façon le langage influe sur l’apprentissage des mathématiques. Ses travaux ont une grande incidence sur le développement aux premiers âges et sur l’enseignement des mathématiques dans le milieu multiculturel et multilinguistique qu’est l’Ontario.
Anthony Gramolini
Comprendre l’insuffisance cardiaque
Financement provincial : 200 000 $
Les maladies cardio‑vasculaires constituent la principale cause de mortalité au Canada. L’épidémie naissante d’insuffisance cardiaque, qui emporte un Canadien sur cinq, est le nouveau défi à surmonter. Les fondements moléculaires de l’insuffisance cardiaque sont complexes et ils sont mal élucidés. Anthony Gramolini, de l’Université de Toronto, applique une forme avancée de cartographie des interactions entre protéines à l’étude de la dégénérescence du muscle cardiaque. Son objectif final est de trouver des cibles cellulaires en vue d’interventions thérapeutiques.
Maydianne Andrade
Étudier la façon dont l’environnement influe sur l’accouplement
Financement provincial : 230 000 $
Tout phénotype est une caractéristique observable chez un sujet (un trait structurel, biochimique, physiologique ou comportemental) déterminée par un lien entre le génotype du sujet et son environnement. Les biologistes savent que les variations phénotypiques sont à la base de l’évolution par la sélection naturelle. Toutefois, ils voient moins bien comment, dans la nature, la sélection module l’évolution des phénotypes. En prenant pour sujet la veuve noire, Maydianne Andrade, de l’Université de Toronto, examine les variations phénotypiques de certains traits essentiels liés à la reproduction. Elle entend expliquer davantage pourquoi certaines espèces, comme certaines veuves noires, présentent des phénotypes variables et sont envahissantes. Sa recherche pave la voie à des stratégies de lutte contre les insectes nuisibles.
Andrea Jurisicova
Améliorer les taux de fécondité
Financement provincial : 344 432 $
Au Canada, un couple sur huit cherche à se faire traiter contre l’infertilité. Le plus souvent, on a recours à des techniques de reproduction assistée. Mais il demeure qu’après le recours à ces techniques, le taux de fécondité atteint 30% au mieux. Ce pourcentage s’est à peine apprécié en vingt ans. L’état inadéquat des embryons constitue l’un des principaux obstacles. Andrea Jurisicova, de l’Université de Toronto, applique de nouvelles techniques d’imagerie à l’examen de l’état des embryons en vue d’aider les couples stériles.
Martin Post
Concevoir des techniques pour le fonctionnement des poumons immatures
Financement provincial : 93 103 $
Les problèmes respiratoires constituent l’une des principales causes de morbidité et de décès chez les bébés prématurés. Les interventions visant à compenser le fonctionnement imparfait des poumons incomplètement développés constituent un défi médical de taille – défi que Martin Post relève à l’Institut de recherche de l’Hospital for Sick Children. Il concentre ses énergies sur la compréhension de la biologie et des mécanismes physiologiques fondamentaux qui règlent le développement pulmonaire, ainsi que sur les effets de la naissance avant terme sur ce procédé. Ses travaux contribueront au perfectionnement des thérapies existantes et à la mise au point de nouvelles, plus efficaces.
Elise Stanley
Établir les bases de traitements psychiatriques plus efficaces
Financement provincial : 393 311 $
Au nouveau Molecular and Behavioural Neurosciences Laboratory de l’Institut de recherche Toronto Western, Elise Stanley dirige une équipe de chercheurs qui explore les modes de communication entre les cellules nerveuses. Les avancées dans ce champ de recherche pourraient avoir des incidences considérables sur notre compréhension du fonctionnement cérébral – ainsi que sur notre compréhension des troubles psychiatriques graves tels que la schizophrénie, la psychose maniaco-dépressive et la dépression, ses sujets d’étude actuels.
Tak Mak
Concevoir des thérapies ciblées pour le cancer du sein
Financement provincial : 379 702 $
Le cancer du sein est la deuxième cause en importance de décès prématuré de femmes en Ontario. Le prix humain est très élevé et le fardeau économique sur le réseau de la santé est énorme. À l’Université de Toronto, Tak Mak dirige une équipe de chercheurs dont les efforts portent sur la mise au point de nouveaux traitements de la maladie, en faisant appel à la nouvelle approche qui porte sur le ciblage du métabolisme des cellules tumorales. Ces travaux sont fondés sur une découverte antérieure: avec certaines formes de cancer résistant aux traitements classiques, les cellules tumorales s’adaptent et prolifèrent dans les environnements à faible teneur en glucose et en oxygène. En ciblant ces procédés métaboliques altérés, Tak Mak escompte découvrir de nouveaux principes cellulaires sur lesquels s’appuyer pour développer des thérapies ciblées pour le cancer du sein.
Barry Sessle
Comprendre comment les gens perçoivent la douleur
Financement provincial : 121 662 $
La douleur chronique ou aiguë nuit à la qualité de vie et coûte des milliards de dollars chaque année au réseau de la santé et à l’économie en général. À l’Université de Toronto, Barry Sessle étudie le mécanisme de la douleur. Il porte son attention sur les mécanismes et les circuits cérébraux sollicités en cas de douleur faciale ou de mal de dents. Il a appris que l’expérience de la douleur, et que les mécanismes cérébraux mis en cause peuvent être influencés par toute une gamme de facteurs complexes, d’ordre physique comme psychologique. La recherche effectuée par Barrry Sessle facilitera la compréhension de la douleur et conduira à de nouveaux traitements.
Peter A. Newman
Trouver des moyens de faire participer la collectivité à la mise au point de vaccins antisida
Financement provincial : 126 912 $
Malgré tous les efforts consentis en sensibilisation, on estime que le nombre de nouveaux cas de sida se chiffre entre 2300 et 4500 par année au Canada, plus de 2,5 millions dans le monde. Le VIH/sida provoque d’indescriptibles drames humains et coûte au réseau de la santé des millions de dollars chaque année. On estime que les vaccins antisida sont les porteurs des plus grands espoirs de stopper la progression de ce syndrome, cependant, pour les prochaines années, leur mise au point requiert la participation de dizaines de milliers de personnes à des essais cliniques. Or le recrutement en vue de l’essai de vaccins antisida et le taux de participation posent de nombreux et véritables défis sur le plan social comme sur celui des comportements. Il en va de même quant à la diffusion éventuelle d’un vaccin antisida efficace, sans danger et d’un coût acceptable. Au laboratoire de recherche assistée par ordinateur à la fine pointe de la technologie de l’Université de Toronto, Peter A. Newman recueille et analyse des données sociologiques et comportementales que pourront utiliser les collectivités, les décideurs en matière de politiques et les responsables de l’hygiène publique pour la préparation de stratégies visant à relever ces défis.
Laurence Pelletier
Utiliser des cellules vivantes pour identifier les protéines régulatrices du fonctionnement du centrosome
Financement provincial : 325 178 $
En biologie cellulaire, le centrosome est une inclusion spécialisée du cytoplasme. Il est le centre principal de l’organisation du cytosquelette cellulaire et agit à titre de régulateur de la signalisation et de la progression du cycle cellulaire. Il occupe un rôle essentiel dans la régulation de ce cycle. Et en cas de dysfonctionnement, il peut apparaître des maladies comme le cancer et des troubles du développement comme le syndrome de Down. À l’Université de Toronto, Laurence Pelletier a recours à un dispositif automatique ultraperfectionné de microscopie de cellules vivantes pour étudier le fonctionnement du centrosome. Précisément, il entend identifier de nouvelles protéines nécessaires au fonctionnement du centrosome – ce qui pourrait mener à de meilleures interventions et à de meilleurs traitements.
Bryan Stewart
Percer les secrets du cerveau pour mieux traiter les troubles neurologiques
Financement provincial : 43 428 $
Les neurones sont les cellules nerveuses qui perçoivent, traitent et acheminent l’information. Malgré des années de recherche, leur fonctionnement exact demeure mystérieux. À l’Université de Toronto, Bryan Stewart étudie la drosophile afin de mieux connaître les mécanismes moléculaires de la communication neuronale et leurs dérèglements. Sa recherche fondamentale sur le fonctionnement de la cellule nerveuse pourrait être la clef conduisant à la mise au point de nouveaux traitements de troubles neurologiques.
Voir aussi: