Le 18 septembre 2008
PROJETS DE RECHERCHE SUR LES SCIENCES DE LA VIE, LES TECHNOLOGIES DE POINTE DANS LE DOMAINE DE LA SANTÉ ET LA PHARMACEUTIQUE
Jamie Joseph
Établir de nouvelles approches pour traiter le diabète en étudiant les cellules bêta sécrétrices d’insuline
Financement provincial : 251 487 $
L’incapacité ou le dysfonctionnement de la sécrétion d’insuline par les cellules B du pancréas constituent un important facteur dans l’apparition du diabète du type 1 comme du type 2. La transplantation d’îlots (assemblages de cellules pancréatiques produisant l’insuline) constitue un traitement viable du diabète de type 1 et peut-être de celui de type 2. Cependant, le nombre de donneurs humains d’îlots est restreint. Dans le nouvel Islet Cell Biology Laboratory de l’Université de Waterloo, Jamie Joseph a recours à des moyens perfectionnés d’étude des cellules bêta insulino‑sécrétrices. Il a pour but de trouver de nouvelles approches à l’obtention de cellules ou de lignées cellulaires se prêtant à la transplantation. Ses travaux pourraient fort bien donner lieu à l’amélioration du traitement du diabète du type 1 comme du type 2.
Kam Chiu Tam
Laboratoire de caractérisation physique et thermodynamique de nouvelles nanostructures pour des applications dans les systèmes chimiques et biologiques
Financement provincial : 146 000 $
La recherche nanotechnologique effectuée par Kam Chiu Tam, de l’Université de Waterloo, est axée sur deux plates‑formes technologiques : celle de l’administration de gènes et celle de la séparation par emploi de nanoparticules magnétiques. Sa recherche apportera une contribution à deux domaines d’importance critique : l’administration ciblée de médicaments pour traiter des maladies graves comme le cancer, et la mise au point d’une solution efficace et à bon coût d’élimination de nombreux contaminants toxiques des lacs et des cours d’eau. La recherche de Kam Chiu Tam pourrait aussi conduire à la mise sur pied de sociétés essaimées et contribuer à garder l’Ontario à l’avant‑plan d’une importante technologie émergente.
Zoya Leonenko
Approfondir notre connaissance des maladies associées à la protéine amyloïde comme l’Alzheimer
Financement provincial : 180 000 $
Zoya Leonenko dirige une équipe de chercheurs en nanométrique et en biophysique à l’aide d’un microscope-sonde à balayage à la pointe de la technologie à l’Université de Waterloo. Leurs recherches portent sur l’amyloïdose, maladie causée par le dépôt de protéines normales ou mutantes qui se sont mal déployées. Dans cette situation instable, les protéines forment des fibres capillaires, ou fibrilles, qui se déposent des organes vitaux comme le cœur, les reins, le foie, le pancréas et le cerveau, provoquant leur défaillance jusqu’au décès. La recherche de Mme Leonenko approfondira nos connaissances des maladies associées à la protéine amyloïde, comme la polyarthrite rhumatoïde, la maladie d’Alzheimer et le diabète de type 2, et pourrait aboutir à des méthodes de détection et de prévention précoces.
Aimee Nelson
Trouver la cause de la dystonie focale de la main
Financement provincial : 40 000 $
La dystonie focale de la main est une perte indolore du contrôle des mouvements d’un ou de plusieurs doigts chez des personnes qui répètent très souvent de mêmes gestes, comme les dentistes, les chirurgiens, les écrivains et les musiciens. Elle n’apparaît qu’avec certains actes, par exemple un mouvement rapide au piano, mais elle peut ruiner une carrière. Il n’existe pas de traitement. Au moyen de techniques de simulation magnétique transcrânienne (SMT), Aimee Nelson, de l’Université de Waterloo, veut découvrir ce qui se passe dans le cerveau pour provoquer la « panne » du programme sensorimoteur essentiel aux mouvements ultrarépétitifs. Son but est de mettre au point une intervention faisant appel à la SMT pour traiter cet état.
James Danckert
Approfondir nos connaissances sur la façon dont le cerveau dirige le comportement
Financement provincial : 361 323 $
James Danckert a consacré les dix dernières années de sa vie à étudier la façon dont le cerveau sélectionne l’information pertinente dans l’environnement et l’emploie pour gérer des comportements complexes en fonction d’un objectif donné, par exemple se pencher pour saisir un objet ou orienter le regard. Il reste cependant beaucoup de questions fondamentales au sujet des fonctions du cortex pariétal humain (la partie du cerveau située au-dessus et à l’arrière) dans le contrôle de toute une gamme de comportements effectués en fonction d’un objectif donné. James Danckert se penche sur ces questions en combinant des études d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle à des études comportementales de sujets en bonne santé et de sujets souffrant de lésions au niveau du cortex cérébral. Sa recherche aidera à mieux comprendre les relations entre le cerveau et le comportement, et conduira à de nouvelles méthodes de réhabilitation des personnes souffrant de ces troubles neurologiques.
Voir aussi: