Le 30 septembre 2008
En appuyant les médias numériques et les nouvelles technologies de l’information et des communications
Slim Boumaiza
Mise au point de dispositifs portables souples de communication sans fil à un coût compétitif
Financement provincial : 230 624 $
De la même façon que la microélectronique a propulsé le développement de l’industrie informatique, les technologies de la radio logicielle et de la radio intelligente font progresser les communications sans fil. Elles permettent d’obtenir l’interopérabilité (la faculté d’utiliser et d’échanger de l’information n’importe où) et de mieux utiliser le spectre de fréquences, mais leur développement passe par la résolution de nombreux défis technologiques. C’est ce à quoi s’intéresse Slim Boumaiza, de l’Université de Waterloo. Son but est de mettre au point des radios logicielles et intelligentes de nouvelle génération. C’est aussi de contribuer au maintien du leadership de l’Ontario dans le domaine des communications sans fil.
Kevin Resch
Laboratoire de recherche sur les technologies de calcul et de communication quantique optique
Financement provincial : 130 000 $
Les technologies quantiques vont révolutionner le monde informatique et la communication de l’information, allant de la rapidité de traitement à la sécurité de la transmission de données. Au nouveau laboratoire des technologies de calcul et de communication quantiques optiques de l’Université de Waterloo, Kevin Resch veut découvrir comment maîtriser les propriétés quantiques de la lumière et les appliquer aussi bien à la recherche fondamentale en physique qu’à la mise au point de dispositifs cryptographiques. Ses travaux mèneront à la commercialisation en Ontario des technologies quantiques et maintiendront cette province à l’avant‑plan de la révolution quantique.
Dayan Ban
Mise au point de produits de communication de nouvelle génération
Financement provincial : 100 000 $
Les fréquences électromagnétiques des plages des radiofréquences et des hyperfréquences et le rayonnement dans le spectre du visible et de l’infrarouge sont largement appliqués à toutes sortes de dispositifs, notamment le radar, la câblodistribution et le téléphone cellulaire portatif. Les fréquences situées entre ces deux bandes de fréquences —la bande des térahertz— demeurent sous-exploitées malgré leur potentiel sur le plan de la détection chimique ou de l’imagerie médicale, ou encore à des fins sécuritaires, ainsi que sur celui des communications optiques sans fil. Dayan Ban, de l’Université de Waterloo, travaille sur la bande des térahertz en vue de concevoir et de fabriquer des dispositifs exploitant ces fréquences et qui pourraient donner lieu à des systèmes d’imagerie et de produits de communication de nouvelle génération.
David Nairn
Mise au point de convertisseurs de nouvelle génération pour assurer une passerelle entre les mondes de l’analogique et du numérique
Financement provincial : 50 000 $
Les convertisseurs numérique-analogique (DAC) sont des dispositifs permettant de transformer un code numérique (binaire) en un signal analogique. Les convertisseurs analogique-numérique (ADC) font l’opération contraire. Les DAC et les ADC ultrarapides et ultraprécis sont des composantes essentielles de la majorité des systèmes d’imagerie et de communications existants ou qui sont en voie d’être mis au point par des entreprises de traitement de l’image ou de communications de l’Ontario et d’ailleurs dans le monde. À l’Université de Waterloo, David Nairn a recours à un banc d’essai d’avant-garde, « à faible gigue », pour mettre au point des convertisseurs ultrarapides de nouvelle génération qui feront le pont entre le numérique et l’analogique.
Jonathan Baugh
Mise au point d’ordinateurs plus rapides et plus puissants
Financement provincial : 119 998 $
Les ordinateurs sont de plus en plus petits, rapides et puissants, mais la technologie fondée sur le silicium a ses limites. Peut-être dès 2020, les circuits d’ordinateur passeront à l’échelle moléculaire, sinon atomique. Nous touchons ici au monde quantique, où des scientifiques comme Jonathan Baugh, de l’Université de Waterloo, exploitent des lois nouvellement découvertes, à l’œuvre à l’intérieur des atomes – penser au spin (une propriété quantique fondamentale des électrons et des noyaux) – de manière à coder et à manipuler de l’information quantique. Ses travaux contribueront à la fabrication d’ordinateurs plus rapides et plus puissants qui permettront de résoudre des problèmes complexes qui sont tout à fait hors de la portée des ordinateurs de la présente génération – tout en protégeant l’information. Les travaux de Jonathan Baugh contribueront à renforcer la réputation de l’Ontario à titre de chef de file dans ce domaine en rapide développement et extrêmement prometteur.
Gregor Weihs
Mise au point du code de sécurité parfait
Financement provincial : 157 424 $
La cryptographie quantique exploite la mécanique quantique pour protéger les communications. Elle permet à deux parties de produire une chaîne aléatoire d’informations binaires qu’elles sont les seules à connaître et qui peut servir à l’encryptage et au décryptage des messages. Elle permet aussi aux deux parties de déceler la présence de quiconque tenterait d’apprendre la clef. Cette technologie émergente recèle un énorme potentiel commercial dans des domaines aussi divers que le militaire et que les soins de santé, cependant il faut de la recherche fondamentale concernant les protocoles, les applications et l’analyse de systèmes pratiques. La recherche de Gregor Weihs, au nouveau Quantum Cryptography Test Bed de l’Université de Waterloo, porte sur ces enjeux. Les résultats de sa recherche contribueront à maintenir l’Ontario à l’avant‑plan de cette technologie—et encourageront la création d’entreprises informatiques essaimées.
Manoj Sachdev
Mise au point de circuits intégrés de nouvelle génération
Financement provincial : 145 000 $
Les circuits intégrés sont des circuits électriques très perfectionnés – et ils sont omniprésents. On en trouve notamment dans les ordinateurs, les automobiles les appareils de télévision, les lecteurs de CD et les téléphones cellulaires. Depuis qu’ils ont été inventés, ils sont devenus de plus en plus petits et puissants, et de moins en moins coûteux. Dans un nouveau laboratoire de recherche sur les circuits intégrés de l’Université de Waterloo, Manoj Sachdev développe des circuits intégrés nanométriques de nouvelle génération. Ce type de circuits contient plusieurs centaines de millions de composants logés sur une superficie ne dépassant pas la surface de l’ongle. Manoj Sachdev veut les rendre plus rapides, moins coûteux et plus fiables à long terme. Ses travaux aideront les entreprises de semi‑conducteurs de haute technologie de l’Ontario, comme Tundra Semiconductors, Gennum Corporation et Mosaid Corporation à demeurer à la fine pointe du progrès.
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