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Discours 

 

Le 9 mars 2009

Reconnaissance des percées de l’Ontario en matière de recherche sur les cellules souches

Le ministre de la Recherche et de l’Innovation, M. John Wilkinson
Déclaration à l’Assemblée législative

 

Sous réserve de modifications


Monsieur le président, je prends aujourd’hui la parole pour demander à tous les côtés de la Chambre de se joindre à moi pour célébrer la nouvelle d’une percée de la recherche menée en l’Ontario, la nouvelle de ce que les expertes et experts appellent une « élégante découverte ».

L’humanité a soif de traitements qui permettent de guérir les maladies et les lésions qui nous tourmentent encore.

Aujourd’hui, c’est avec une assurance croissante que nous pouvons imaginer un monde où nous libérerons les pouvoirs que notre corps détient pour guérir des maladies comme le diabète, le cancer, la mucoviscidose, la néphropathie et la cardiopathie, afin de réparer les dégâts que des lésions ont causés au cerveau et à la moelle épinière et ce, en remettant en état les éléments touchés ou même, un jour, en cultivant des organes et des tissus de rechange à partir de nos propres cellules.  

Nous sommes à un grand tournant de l’histoire.

Un organe endommagé par une maladie ou une lésion ne signifierait plus une condamnation à mort, ni une invalidité pour toute la vie.     

Le système immunitaire ne rejetterait plus le nouvel organe ni le nouveau tissu, qui ne seraient pas étrangers à notre corps, mais qui proviendraient de notre propre corps.  

Voilà la promesse de la « médecine régénératrice ». À mon avis, cette médecine s’intégrera de plus en plus dans nos soins de santé de l’avenir, du fait des cellules souches, cellules spéciales présentes dans notre corps qui peuvent se transformer et qui, en fait, se transforment en toute partie du corps.  

On se sert déjà de cellules souches dans les greffes de moelle osseuse pour traiter la leucémie, mais ce domaine en est encore à ses débuts.

Monsieur le président, du fait des investissements avisés de gouvernements successifs, l’Ontario est connu comme chef de file mondial en matière de recherche sur les cellules souches. De fait, ce sont des scientifiques de l’Ontario – les docteurs Ernest McCulloch et James Till de l’Université de Toronto – qui ont découvert les cellules souches dès 1961.

L’Ontario a tiré parti de cette découverte, en établissant de solides bases pour la recherche sur les cellules souches. M. Tony Pawson a percé les secrets de la biologie des cellules, M. John Dick a découvert les cellules souches du cancer et Mme Janet Rossant a induit des cellules souches pluripotentes.

Nous sommes maintenant en présence d’une nouvelle et grande percée, dont nous pouvons être fiers, tous et toutes.  

Le Dr Andras Nagy, à l’institut de recherche Samuel Lunenfeld, à l’hôpital Mount Sinai, à Toronto, a dirigé une équipe de chercheurs qui ont trouvé un moyen nouveau et plus sécuritaire de créer des cellules souches à partir des plus prêtes et des plus accessibles des sources, les cellules de notre propre peau.  

Ils viennent de publier leurs découvertes dans Nature, revue scientifique de renom international.

Monsieur le président, permettez-moi de vous donner une idée de l’importance de leur découverte. Non seulement elle a fait la une des journaux d’ici, mais aussi elle figuré dans les nouvelles à Washington et en Californie et même jusqu’en Irlande, en Angleterre et jusqu’au Japon.

Monsieur le président, la découverte du Dr Nagy et de son équipe représente une énorme contribution à l’avenir de la science de la santé.  

Qui plus est, le Dr Nagy et son équipe comptent parmi les 10 000 scientifiques, investigateurs cliniciens et autres chercheurs qui font de l’Ontario le plus grand centre d’activité biomédicale du Canada et, par ordre d’importance, le quatrième centre de recherche biomédicale d’Amérique du Nord.

Dans le cadre de ce groupement, l’Ontario appuie d’autres initiatives captivantes en fait de recherche sur les cellules souches.

Nous avons engagé 357 millions de dollars sur cinq ans pour l’Institut ontarien de recherche sur le cancer, qui a concentré une partie de son travail sur les cellules souches.  

Par le truchement de l’institut, nous avons investi 30 millions de dollars pour appuyer l’International Cancer Genome Consortium, par l’intermédiaire duquel des scientifiques du monde entier collaborent pour percer les secrets du génome des 50 tumeurs cancéreuses les plus courantes qui sévissent dans le monde. Ces connaissances pourraient aboutir à des traitements innovateurs, voire à des guérisons.  

L’Ontario agira en qualité de centre mondial de coordination de ces initiatives.

L’Ontario a aussi été chargé de remplir le rôle de centre mondial de données. Au fond, nous créons la plus grande base de données informatiques qui ait jamais existé sur la santé.   

Monsieur le président, l’Ontario, à lui seul, ne peut pas financer toute la recherche. Tous les ordres de gouvernement doivent appuyer les chercheurs et chercheuses de pointe pour qu’ils puissent relever le défi consistant à vaincre des maladies comme le cancer, le diabète et la cardiopathie.  

Monsieur le président, la recherche et l’innovation forment un élément vital du plan économique en cinq points de l’Ontario.

Le premier ministre, M. McGuinty, a créé le ministère de la Recherche et de l’Innovation pour orienter l’engagement de notre gouvernement de sorte à faire de l’innovation l’élément moteur de l’économie de l’Ontario. 

Au titre du programme d’innovation de l’Ontario, de trois milliards de dollars, nous créons un solide milieu pour l’innovation en Ontario. Nous appuyons des chercheurs et chercheuses de calibre mondial, ainsi que des industries et des compagnies qui jettent un pont entre l’innovation de l’Ontario et le marché mondial.

Ainsi, les meilleurs chercheurs et les meilleures chercheuses resteront en Ontario et des découvertes comme celle du Dr Nagy continueront de se réaliser ici. Et, comme nous l’avons vu, l’histoire continuera de se créer, ici même en Ontario.

Merci.

 

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