Discours

Le 28 octobre 2009

Conférence sur les politiques scientifiques canadiennes

Le ministre de la Recherche et de l’Innovation, M. John Milloy

 

Sous réserve de modifications


INTRODUCTION

Merci, docteur Hariri, de cette aimable introduction.

C’est avec grand plaisir que je me trouve parmi vous ce soir.

Le travail que vous ferez au cours des deux prochains jours nous permettra de progresser vers l’établissement d’un consensus et d’une vision pour un programme national scientifique et d’innovation.

Et vous n’auriez pu choisir un moment plus opportun.

D’une part, aujourd’hui marque le début du rassemblement et de la remise des prix Gairdner 2009, qui se terminera demain.

Des centaines de lauréats de prix Nobel et de récipiendaires, passés et actuels, ont convergé sur Toronto pour célébrer l’excellence en matière de recherche et pour rendre hommage à son importance lorsqu’il s’agit d’améliorer nos vies et de renforcer notre économie.

Ce rassemblement arrive aussi à un moment critique alors que l’Ontario… et le Canada… se trouvent à une conjoncture extraordinaire de notre histoire économique.

Comme dit le proverbe : « Le temps n’attend pas. » Et les entreprises et le gouvernement ne doivent pas attendre pour transformer leur façon de penser et leurs priorités.

POSER DES QUESTIONS, ÉTABLIR DES PRIORITÉS

Au cours des deux prochaines journées, dans cette salle même, vous vous poserez des questions à savoir si le Canada s’est fixé les priorités appropriées…

Vous discuterez des avantages et des coûts liés à l’élaboration d’un programme national d’innovation audacieux…

Et il est à espérer que l’un ou l’une d’entre vous posera la question : « Pouvons-nous nous permettre de ne pas le faire? »

Mais ce qui est encore plus important, vous vous entendrez sur comment nous pourrons faire de notre vision une réalité.

Ici, en Ontario, nous avons commencé à nous poser ces questions il y a quatre ans, ce qui nous permet de croire que nous avons beaucoup à apporter à la discussion.

Et voici la première question que nous nous sommes posée : « Quel genre de monde, quel genre d’avenir voulons-nous léguer à nos enfants? »

La réponse à cette question et notre succès dans la nouvelle économie dépendent davantage de nos facultés mentales que de notre labeur physique.

Ce sont les nouvelles connaissances et les nouvelles idées qui créeront les nouvelles entreprises, les nouveaux emplois… et les nouvelles industries qui façonneront notre avenir.

L’ONTARIO ET SON ENGAGEMENT ENVERS L’INNOVATION

Voilà pourquoi en 2005, le premier ministre McGuinty a créé le premier ministère au Canada dont la seule vocation est celle de l’innovation.

Un ministère pour orienter et concentrer l’engagement de notre gouvernement envers l’innovation en tant que moteur clé de la création de notre richesse future.

Aujourd’hui, la recherche et l’innovation sont devenues l’un des piliers de la planification économique de l’Ontario.

TRANSFORMER UNE VISION EN RÉALITÉ

Cela s’est produit rapidement, mais pas du jour au lendemain.

Nous sommes partis d’une vision et de leadership des plus hauts échelons de notre gouvernement.

En fait, le premier ministre s’est donné lui-même le mandat d’être le premier des ministres de la Recherche et de l’Innovation.

Puis nous avons commencé à élaborer une stratégie. Le premier ministre a commencé à nous poser plus de questions… comme celles-ci :

Comment pouvons-nous transformer des défis mondiaux comme les changements climatiques… et la lutte contre des maladies comme le cancer… en de nouveaux emplois, un environnement plus propre et de meilleurs soins de santé pour les familles ontariennes?

Puis nous avons posé ces questions à des propriétaires d’entreprises, des chercheurs et des innovateurs brillants ayant réussi dans leur domaine de partout dans la province… des personnes comme vous.

Nous avons consulté les chefs de file de nos communautés d’affaires, de recherche et financières…

Puis nous avons amené nos questions et nos idées sur le terrain pour consulter nos contribuables.

Et nous en sommes arrivés à ce consensus :

Nous reconnaissons que toutes proportions gardées, l’Ontario n’est pas un géant.

Donc si nous voulons faire concurrence sur le plan mondial et réussir, nous devons nous concentrer sur le soutien des investissements, de l’innovation et de la croissance… dans les secteurs où l’Ontario est déjà fort et dans lesquels il joue déjà dans la cour des grands.

Dans les secteurs où nous sommes déjà un chef de file mondial, ou avons la possibilité de le devenir.

METTRE NOTRE CONSENSUS ŒUVRE

Voilà quatre ans que nous mettons ce consensus en œuvre.

Nous avons préparé le terrain et nous avons mis au point une feuille de route à l’intention de notre ministère de la Recherche et de l’Innovation…

Et puis – ce qui est peut-être encore plus important –, nous avons relié cette feuille de route au budget de l’Ontario pour mettre au point un plan de 3,2 billion de dollars pour investir dans l’avenir de l’Ontario…

Nous appelons ce plan le Programme d’innovation de l’Ontario.

Grâce à ce programme, nous appuyons des chercheurs de calibre international qui œuvrent dans les universités, les hôpitaux et les instituts de recherche ontariens…

Et nous aidons nos innovateurs à transformer de nouvelles connaissances en de nouveaux produits destinés aux marchés internationaux.

Et nous obtenons des résultats.

Mais comme le souligne le premier ministre McGuinty, nous pouvons toujours en faire plus et le faire plus rapidement quand nous travaillons tous ensemble – et quand nous avons le gouvernement fédéral comme partenaire.

LES AUTRES PROVINCES ONT AUSSI ADOPTÉ L’INNOVATION

L’Ontario n’est pas la seule province à miser sur les sciences et l’innovation…

Nos amis des autres provinces et des territoires avancent dans la même direction et nous avons pu en apprendre à ce sujet l’an dernier alors que l’Ontario a organisé et servi d’hôte à la toute première réunion provinciale-territoriale sur l’innovation.

Les ministres provinciaux et territoriaux responsables de l’innovation ont accepté l’invitation de l’Ontario de se réunir l’an dernier à Stratford pour discuter de comment le Canada pourrait provoquer la création de la nouvelle génération d’entreprises canadiennes compétitives à l’échelle internationale.

L’objectif de cette réunion était de discuter d’idées pour l’élaboration d’une stratégie d’innovation nationale plus efficace qui permette de créer une nouvelle génération d’emplois et une nouvelle prospérité. La réunion a connu un très grand succès, mais il s’agissait d’une réunion provinciale et territoriale, à laquelle le gouvernement fédéral n’était pas représenté.

Notre espoir – et je suis très optimiste à cet égard – est que notre prochaine réunion en novembre sera une réunion fédérale, provinciale et territoriale et que le gouvernement fédéral acceptera notre invitation afin que nous puissions faire avancer ces discussions…

Parce qu’il existe déjà un véritable terrain d’entente entre nous quant à l’importance – et à l’urgence – de procéder à l’élaboration d’un programme national et coordonné en matière d’innovation.

UN PROGRAMME NATIONAL EN MATIÈRE D’INNOVATION EXIGERA DES EFFORTS, MAIS IL EST POSSIBLE DE LE RÉALISER

S’il y a une chose dont je suis certain, c’est qu’en tant que ministre ontarien de la Recherche et de l’innovation, je parle par expérience :

Mettre au point un tel programme exigera un leadership en matière de politiques ainsi qu’un leadership politique.

Cela exigera un montant considérable de travail. Mais c’est ce qu’il nous faut faire et il n’y a jamais de meilleur moment pour le faire.

CONCLUSION

En conclusion, je tiens à remercier tous et toutes vous rassembler pour vous concerter et je vous souhaite énormément de succès.

Je m’intéresse vivement aux résultats de vos discussions et à les partager lors de notre prochaine réunion des ministres de l’Innovation.

Nous nous réunissons à nouveau dans quelques semaines et nous continuerons à chercher des moyens de travailler ensemble pour en arriver à une approche véritablement nationale pour appuyer l’innovation.

De mon point de vue personnel et de celui de notre gouvernement, vos discussions d’aujourd’hui portent autant sur le genre d’avenir que nous voulons pour l’Ontario que ce celui que nous voulons pour le Canada.

Merci.

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