HISTOIRES DE RÉUSSITE
Des Bonnes Idées Devienne Les Nouvelles Opportunité Économique
Par le Conseil BioAuto de l’Ontario, la province investit 2,5 millions de dollars dans The Woodbridge Group, Canadian General-Tower Limited et GreenCore Composites Inc.
| (en anglais seulement) | Transcription |
Inna Dolgopolsky
Directrice du développement des produits
The Woodbridge Group
Inna Dolgopolsky est devenue « écolo ».
Qu’elle étudie les médecines naturelles et les maladies parallèles pour ses besoins personnels pendant son temps libre ou qu’elle crée de nouveaux produits et applications avec des huiles et des fibres naturelles pour les pièces automobiles respectueuses de l’environnement produites par Woodbridge Group, Mme Dolgopolsky est à l’avant-garde de la révolution verte.
En tant que directrice du développement des produits à Woodbridge, juste au nord de Toronto, elle a pour mission de « développer les affaires », c’est-à-dire présenter la gamme croissante de pièces d’origine biologique à l’industrie automobile et promouvoir les produits respectueux de l’environnement destinés aux véhicules du futur.
La technologie BioFoam, dérivée d’huiles de graines plutôt que de pétrole, est aujourd’hui utilisée pour rembourrer les sièges, les appuie-tête et les accoudoirs de plusieurs véhicules populaires. De nouvelles applications ont été mises au point, l’une d’elles consistant à associer BioFoam à des fibres naturelles pour créer des plafonds d’automobile (garnitures de toit) plus légers et améliorer l’acoustique des véhicules. La province a consenti 1 million de dollars à ce projet par l’entremise de l’Ontario BioAuto Council.
Mme Dolgopolsky a vu beaucoup de changements depuis son arrivée dans la société en 1996, juste après avoir obtenu une maîtrise en génie de l’Université McMaster. Son plus grand défi est de créer des produits à haute teneur en matières naturelles sans en compromettre l’intégrité.
En fait, c’est ce qu’elle préfère dans son travail, dit-elle. « Je peux être créative et mettre au point des produits utilisés dans la vie de tous les jours. Je suis très fière quand je vois une voiture dans la rue de savoir que la garniture de toit a été produite par nous, qu’elle est le résultat de mon travail. À Woodbridge, nous avons la capacité de modifier l’image – et d’influer sur l’avenir – de l’industrie des pièces automobiles. »
Cette image change déjà. « L’industrie automobile s’intéresse beaucoup à ce que nous faisons. Tous nos clients sont en fait intéressés. Les fabricants d’automobiles nord-américains et japonais se passionnent pour la nouvelle automobile écologique. En fait, ils voudraient voir plus de produits écologiques. »
Kevin Liping Dong
Chercheur en développement des produits
The Woodbridge Group
Kevin Liping Dong est un cas de réussite typiquement ontarien.
Arrivé de Chine continentale en 1996, M. Liping Dong s’est vu confronté à un problème que partagent beaucoup de nouveaux arrivants au Canada : décrocher un emploi, et plus particulièrement dans son domaine de compétence.
Comme beaucoup de nouveaux arrivants, il a accepté tout ce qu’il a pu pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille.
Il est entré ensuite au service de Woodbridge Group, producteur international de pièces automobiles, situé juste au nord de Toronto. Ce fut dur au début, mais M. Liping Dong accepta volontiers de travailler comme opérateur de machine, chargeur et empaqueteur. « J’ai tout fait », dit-il.
Deux ans plus tard, il eut l’occasion de parler de son éducation avec Hamdy Khalil, directeur mondial, recherche et développement des produits, à Woodbridge, qui découvrit que M. Liping Dong était un chimiste de haut niveau en possession d’un baccalauréat et d’une maîtrise de chimie d’universités chinoises.
M. Khalil l’invita à postuler pour un poste de technicien de laboratoire et M. Liping Dong est aujourd’hui l’un des meilleurs chercheurs en développement de produits de la société. Celui-ci se dit « inventeur d’idées ». « Mon travail consiste à trouver de nouvelles idées », dit-il en souriant.
Son dévouement envers la société qui lui a ouvert ses portes et donné sa chance transpire dans tous ses propos. « Woodbridge est devenue ma patrie, dit-il avec fierté, ma patrie et ma famille. C’est une bonne entreprise et je suis fier d’appartenir à l’équipe de développement des produits. Je souhaite dédier toutes mes connaissances et mes compétences à cette entreprise », affirme-t-il.
« Et au Canada », ajoute-t-il dans la même foulée.
L’amour de M. Liping Dong pour son nouveau pays est inspirant : « Je suis canadien maintenant. J’en suis très fier. En plus, l’Ontario a de beaux paysages, un air pur et une eau pure et propre. »
Un véritable cas de réussite ontarien.
Hamdy Khalil
Directeur technique mondial, recherche et développement des produits
The Woodbridge Group
Hamdy Khalil sait qu’il peut trouver en Ontario tous les brillants éléments et le matériel dont il a besoin pour faire de Woodbridge Group un chef de file mondial.
À titre de directeur technique mondial, recherche et développement des produits, à Woodbridge, grand producteur multinational de pièces pour l’industrie automobile, M. Khalil est un inconditionnel de tout ce que l’Ontario a à offrir.
« L’Ontario dispose d’un vivier de personnes compétentes sans égal dans le monde. Nous avons une biomasse en quantité inégalée nulle part ailleurs. Nous pouvons nous mesurer à n’importe qui, nous avons le savoir-faire et les idées et nous sommes capables de les mettre en œuvre. »
Il faudra beaucoup d’éléments brillants et encore plus de biomasse pour faire de Woodbridge le principal fournisseur mondial de produits automobiles d'origine biologique.
La technologie BioFoam de Woodbridge Group prend une place de plus en plus importante dans les nouvelles automobiles. La technologie BioFoam, dérivée d’huiles de graines plutôt que de pétrole, est aujourd’hui utilisée pour rembourrer les sièges, les appuie-tête et les accoudoirs de plusieurs véhicules populaires.
Woodbridge, qui a ses vues sur les automobiles du futur, met également au point de nouvelles applications pour ses matériaux respectueux de l'environnement.
L’une d’elles consiste à associer BioFoam à des fibres naturelles pour créer des plafonds d’automobile (garnitures de toit) plus légers et améliorer l’acoustique des véhicules. La province a consenti 1 million de dollars à ce projet par l’entremise de l’Ontario BioAuto Council.
La décision de la société d’utiliser des matériaux d'origine biologique est conforme à sa philosophie originale, soit créer des emplois stimulants et enrichissants. « Lorsqu’on a déterminé ce qu’est un emploi stimulant et enrichissant, on établit une politique de développement précise, une stratégie de croissance bien déterminée et une image très claire de la manière dont nous gérons nos activités et interagissons avec nos divers départements. Cette philosophie a toujours été la pierre angulaire de la société. »
M. Khalil est en permanence de chercheurs qualifiés. Il collabore pour cela avec les universités ontariennes afin de choisir les étudiantes et étudiants qui participeront au programme coopératif de Woodbrige.
« En plus de posséder de solides connaissances scientifiques, les personnes que nous recherchons doivent avoir les idées larges, elles ne doivent pas avoir l’esprit dogmatique. Nous voulons des gens capables de bien travailler en équipe, d’accepter de nouvelles idées et de s’adapter au changement. Nos recherches commencent toujours en premier dans les universités canadiennes. » M. Khalil est rarement obligé d’élargir ses recherches au-delà de l’Ontario.
« Nombre de nos employés sont des diplômés des universités ontariennes, notamment celle de Waterloo. Notre chef de la direction a fait ses études dans cette université et a commencé à travailler chez nous comme étudiant coopératif. Tous les membres de la haute direction et beaucoup de nos scientifiques et ingénieurs sont aussi diplômés d’universités ontariennes. »
C’est l’une des principales raisons pour lesquelles la multinationale Woodbridge est vraiment une société ontarienne. « Nous restons en Ontario car nous savons que nous pouvons y prospérer. Les universités de la province sont d’excellents viviers de diplômés, de travailleurs spécialisés hors pair, atout dont ne bénéficient pas d’autres instances. »
M. Khalil est également fier des réalisations de Woodbridge visant à rendre les pièces automobiles encore plus vertes et écologiques. « Nous avons pu montrer que la technologie bio n’est pas une utopie, une curiosité. Nos produits sont la preuve concrète que la technologie bio peut être utilisée dans les produits durables, pour les applications les plus exigeantes et qu’on peut l’appliquer en utilisant les processus de fabrication existants. »



