Un cas de Réussite de la Région D'Ottawa
Un exemple remarquable de l'innovation en Ontario
La firme technique B-Con Engineering d’Ottawa est un chef de file mondial en conception de technologies optiques et à laser dont s’est servi l’Agence spatiale canadienne et d’innombrables autres clients dans diverses industries.
B-Con a mis son savoir-faire à contribution dans la conception et la fabrication de la station météorologique du module de l'atterrisseur polaire martien Phoenix. La technologie de l’entreprise permet d’examiner les nuages et la poussière atmosphérique en vue d’offrir aux scientifiques de la NASA une meilleure compréhension du climat sur Mars.
L’entreprise attribue le crédit d’un grand nombre de ses technologies de pointe aux collèges et aux universités de l’Ontario — B-Con part de leurs percées en recherche et les améliore jusqu’à ce qu’elles puissent être vendues à d’autres entreprises qui les intégreront à leurs produits.

B-Con a contribué à la conception et à la fabrication de la station météorologique du module de l'atterrisseur polaire martien Phoenix
Un exemple remarquable de la puissance de ce type de collaboration a vu le jour il y a quelques années de cela lorsqu’un groupe de professeurs du Collège Algonquin s’est réuni et en est venu à proposer l’idée de mettre au point une lentille optique innovatrice. La lentille éclairerait une large surface — de manière beaucoup plus uniforme et intense que les technologies existantes.
M. Brian Creber, président de B-Con Engineering, affirme que les applications de cette technologie sont nombreuses, notamment l’amélioration de l’efficacité et du rendement des réverbères ou l’utilisation même des capacités rehaussées d’éclairage uniforme de la lentille dans les médicaments anticancer activés par la lumière — où les éclairages ordinaires sont incapables de pénétrer la peau aussi profondément que ce qu’il faut pour que les médicaments produisent leur effet.
Les lentilles seront utiles pour prolonger la profondeur de champ d’un appareil-photo. Dans une vue rapprochée, seul le centre de la photo est compris dans la mise au point tandis que le reste est flou. Ces lentilles permettront à l’ensemble de la photo d’être dans la mire, a déclaré le Dr Mark Hoddenbagh, directeur de la Recherche appliquée et de l’Innovation au Collège Algonquin.
C’est avec cette théorie à l’esprit que le Dr Ilya Golub et son équipe du Collège Algonquin ont commencé à concevoir un nouveau type de lentille qui avait pour but de résoudre ce problème. Cependant, ils n’ont pas réussi à produire concrètement les lentilles en elles-mêmes. C’est alors qu’ils se sont tournés vers les Centres d’excellence de l’Ontario (CEO), qui relèvent du Réseau ontarien d’excellence (ROE) pour obtenir de l’aide.
Les CEO ont mis en lien le Collège Algonquin et B-Con Engineering, et deux années plus tard, l’entreprise et le collège signaient un accord historique en vertu duquel B-Con attribuait une licence d’exploitation de la technologie mise au point par le Dr Golub et son équipe.

La technologie de B-Con permet d'examiner les nuages et la poussière atmosphérique sur Mars pour aider à mieux comprendre les régimes climatiques
Ce partenariat avec le Collège Algonquin nous a permis de tirer profit des compétences de l’établissement afin d’effectuer sur les marchés de la haute technologie des percées qui auraient été impensables par le passé, a affirmé M. Creber.
M. Creber continue de travailler en étroite collaboration avec le Département de physique du Collège et a même embauché plusieurs diplômés pour compléter l’effectif de 19 employés de B-Con.
Comme l’explique le Dr Hoddenbagh, les projets de recherche appliquée sont à la hausse étant donné qu’ils jouent un rôle important dans l’augmentation de la viabilité des petites entreprises locales, qu’ils créent des emplois au sein de notre économie et qu’ils abrègent de manière significative le délai requis entre le moment où on propose une nouvelle idée et celui où on la commercialise en profitant de la vaste gamme de compétences disponible au collège. C’est un genre de recherche différent étant donné qu’il résout les problèmes aujourd’hui, pas dans 10 ou 15 ans d’ici.
Le Collège Algonquin continue de faire équipe avec B-Con par le truchement des CEO, et les deux organismes diversifient actuellement leurs activités en lorgnant du côté des innovations technologiques dans le secteur des carburants alimentés au biodiésel.