HISTOIRES DE RÉUSSITE

ROE logoUN CAS DE RÉUSSITE DE LA RÉGION DE KINGSTON

 

BKIN Technologies

Une percée en robotique transforme la façon d'étudier et de traiter les traumatismes crâniens

Actuellement, la seule manière d’évaluer le caractère fonctionnel du cerveau d’un patient après un accident vasculaire cérébral (AVC) est d’avoir recours à des tests subjectifs tout simples — habituellement effectués par une infirmière qui demande au patient de se toucher le nez puis de coter sa réaction sur une échelle de zéro à deux. Mais un nouveau dispositif de réalité virtuelle mis au point à l’Université Queen’s Lien externe s’apprête à chambouler cette procédure.

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Le Dr Stephen Scott,
inventeur du KINARMMC
et fondateur de BKIN Technologies

Appelé KINARMMC Lien externe (pour « Kinesiological Instrument for Normal and Altered Reaching Movement » ou « instrument kinésiologique pour le mouvement ordinaire et modifié de prolongement vers les objets »), il a la capacité de brosser à l’intention des médecins un portrait net du fonctionnement réel du cerveau du patient.

« Le KINARMMC fournit un aperçu plus pointu du fonctionnement du cerveau — en montrant les subtiles augmentations des fonctions, là où le test « de zéro à deux » habituel omettait de le faire. Il procure une empreinte digitale virtuelle de la façon dont fonctionne le cerveau — ce qui est très important, par exemple, chez les personnes qui récupèrent après un AVC », a affirmé Mme Anne Vivian-Scott, chef de la direction chez BKIN Technologies.

Le KINARMMC opère par le truchement d’un simulateur de réalité virtuelle fixé à un fauteuil qui, lui, est doté de bras robotisés. Les cliniciens guident le patient assis à travers une série de tâches normalisées — notamment frapper des balles avec des raquettes virtuelles ou interagir avec des objets dans un monde virtuel — ensuite de quoi le dispositif mesure la vitesse et l’exactitude des tâches accomplies.

L’appareil est une invention du Dr Stephen Scott, un chercheur de l’Université Queen’s et fondateur de BKIN Technologies Lien externe — la société qui commercialise le KINARMMC. 

Un neuroscientifique mondialement reconnu, le Dr Scott a créé le système robotique afin de faire avancer sa propre recherche. Dès 2004, il recevait des demandes d’utilisation du KINARMMC de la part de ses collègues chercheurs partout en Amérique du Nord. Ainsi, avec l’aide de PARTEQ Innovations Lien externe de l’Université Queen’s et du cofondateur, le Dr Ian Brown, BKIN Technologies est née. 

« En imbriquant la technologie dans une entreprise en démarrage, nous avons pu vendre le produit à des chercheurs de base dès le départ. Cela nous a permis d’amorcer les travaux de conception et de développement additionnels requis pour transporter le KINARMMC hors des murs du laboratoire pour le déposer entre les mains des autres chercheurs », a rappelé M. John Molloy, président-directeur général de PARTEQ Innovations — qui a déjà dérivé plus d’une douzaine d’entreprises de démarrage de ce genre dans la région de Kingston.  

Les trois hôpitaux de Kingston utilisent maintenant le KINARMMC dans le cadre de leurs recherches et l’appareil est maintenant mis à profit par plus de 20 établissements de recherche à l’échelle du globe — aidant les scientifiques à comprendre comment les personnes effectuent les mouvements heureux et délibérés de leurs membres supérieurs et comment cette faculté est touchée par les traumatismes crâniens et les maladies.

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Le KINARMMC à l'oeuvre

BKIN est actuellement locataire du Innovation Park de l’Université Queen’s Lien externe et fabrique des appareils KINARMMC, en vertu d’un contrat, à l’université.

La société a connu une augmentation constante de ses ventes et vend dorénavant près de six KINARMMC par année. Bien que le dispositif puisse être utilisé seulement pour la recherche à ce moment-ci, l’entreprise instaure déjà les normes de conception et de fabrication internationales nécessaires pour faire passer le dispositif à la prochaine étape du processus : l’approbation règlementaire. 

Et l’avenir semble reluisant pour BKIN. Deux secteurs émergents d’application du KINARMMC sont celui des sports professionnels et celui des opérations militaires, où les traumatismes crâniens par suite d’un impact sont une réalité professionnelle et où on note un important manque d’outils efficaces pour déterminer à quel moment les patients peuvent réintégrer en toute sécurité leurs fonctions habituelles sans risque d’une blessure qui viendrait mettre fin à leur carrière.

Mme Vivian-Scott déclare qu’avec les chercheurs de classe mondiale présents à l’Université Queen’s et des connexions qui se trouvent à deux pas de là par le truchement du Eastern Lake Ontario Regional Innovation Network (ELORIN) Lien externe et du Réseau ontarien d’excellence (ROE) Lien externe, « nous avons épousé Kingston et nous serions bien sots de déménager ».


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