L’Ontario a été choisi pour devenir le chef de file mondial dans la réalisation d’essais cliniques de nouvelles technologies de dépistage du cancer du sein.
GE Healthcare a retenu la ville de Hamilton pour être le premier centre au monde à recevoir les prototypes des nouvelles technologies devant être utilisées dans le cadre d’un programme de recherche de technologie d’imagerie moléculaire du sein. Les chercheurs de Hamilton mettront au point et dirigeront des essais cliniques dans le but d’évaluer les nouvelles technologies utilisant des traceurs d’imagerie moléculaire qui ciblent le cancer du sein. Cette stratégie d’avant-garde rend possible la détection de très petites tumeurs et favorise ainsi l’intervention précoce. Les essais viseront principalement les femmes à risque élevé, pour lesquelles, à l’heure actuelle, la mammographie ne suffit pas.
« Notre but, c’est que le cancer puisse être diagnostiqué au stade le plus précoce possible. Cette technologie promet d’avoir d’importantes répercussions sur les soins pour les patients à risque élevé, dont les tumeurs minuscules sont indétectables par mammographie. Nous espérons que cette avancée permettra une détection plus précoce, un meilleur traitement, et, à terme, sauvera des vies », déclare le docteur Tom Hudson, président et directeur scientifique de l’Institut ontarien de recherche sur le cancer (IORC).
GE Healthcare a choisi l’Ontario – et Hamilton – en raison de l’alliance des forces provenant du partenariat de collaboration qui existe entre l’Institut ontarien de recherche sur le cancer, le Centre pour le développement et la commercialisation des traceurs (CPCT), l’Université McMaster et Hamilton Health Sciences (association des sciences de la santé de Hamilton).
La Ville de Hamilton offre une riche expérience, forte des travaux de recherche et des essais cliniques sur le cancer du sein – de renommée mondiale – qui y sont effectués, de son programme de médecine nucléaire, et des travaux actuels du CPCT, un nouvel organisme œuvrant au développement et à la commercialisation de traceurs d’imagerie moléculaire et de technologies connexes. Les technologies de GE Healthcare seront installées à l’Hôpital général Henderson de Hamilton, et les travaux de recherche et de développement seront menés par l’Université McMaster et Hamilton Health Sciences (association des sciences de la santé de Hamilton).
Au moyen d’une évaluation méticuleuse qu’ils effectueront pendant les essais cliniques, les chercheurs détermineront l’ensemble du potentiel de la stratégie d’imagerie moléculaire du sein.
« Les percées scientifiques que nous réalisons ici aideront les familles ontariennes – ainsi que des millions de personnes autour du globe – à jouir d’une meilleure qualité de vie et d’une meilleure santé pendant plus longtemps », affirme John Wilkinson, le ministre de la Recherche et de l’Innovation.
Un dépistage précoce améliore énormément les taux de survie dans le cas du cancer du sein. D’après la Mayo Clinic, pour un cancer localisé et peu avancé, le taux de survie sur cinq ans est de 98 pour cent. Par l’intermédiaire de l’Imaging Pipeline Group et du One Millimetre Cancer Challenge (diagnostic de cancer par détection de tumeurs de l’ordre du millimètre), tous deux rattachés à l’IORC, le gouvernement de l’Ontario investit actuellement dans la recherche portant sur diverses techniques pour le dépistage précoce du cancer.
En 2005, le gouvernement de l’Ontario a lancé l’Institut ontarien de recherche sur le cancer, le premier institut de recherche collaborative au Canada, dans le but de rassembler l’élite des chercheurs de toute la province dans le cadre de travaux coordonnés visant à lutter contre le cancer.
En réunissant des partenaires des secteurs public et privé, l’Institut permet aux chercheurs de toute la province de travailler de concert à l’élaboration d’une stratégie de lutte contre le cancer – de la nécessité d’une meilleure prévention et d’un dépistage précoce à des diagnostics mieux ciblés, en passant par des traitements plus efficaces. Étant un important centre de recherche sur le cancer, l’Institut collabore par ailleurs avec d’autres grands établissements provinciaux, nationaux et internationaux qui œuvrent dans la recherche sur le cancer, afin de stimuler les possibilités de recherche.
L’approche collaborative qui caractérise l’Institut – et l’Ontario – a maintenant débouché sur un partenariat qui fera de la province le meilleur endroit au monde pour évaluer et perfectionner les nouvelles technologies d’imagerie moléculaire pour le dépistage précoce du cancer du sein.
Le docteur John Valliant, directeur scientifique et chef de la direction du CPCT, déclare : « Le CPCT et ses partenaires travaillent à la mise au point et à l’évaluation de technologies de pointe, comme l’imagerie moléculaire du sein, une technologie qui a le potentiel de dépister et diagnostiquer des maladies comme le cancer de façon plus précoce et plus précise que ce que nous permettent les technologies actuelles. »
« Pour exploiter au maximum le potentiel offert par le système d’imagerie moléculaire du sein, il faut utiliser des traceurs d’imagerie moléculaire qui détectent et éclairent les cellules cancéreuses. Le CPCT se spécialise dans la mise au point et la commercialisation de ces traceurs de même que dans la recherche de nouvelles applications, par exemple dans leur utilisation pour accélérer la découverte de nouveaux traitements ou comme guide en chirurgie », précise le docteur Valliant.
La principale raison d’être de la recherche axée sur l’imagerie moléculaire réside dans sa capacité à produire des résultats qui influent sur l’état de santé à long terme et améliorent la qualité de vie des femmes menacées par le cancer du sein. Mais elle offre aussi des avantages pratiques à court terme.
Une fois mises en place dans le cadre d’un essai clinique, ces technologies entraîneront une augmentation du nombre d’emplois de technologues en médecine nucléaire, des spécialistes qui sont très recherchés dans le monde entier. Ces technologies les attireront, eux ainsi que d’autres professionnels de la santé, en Ontario », estime le docteur Valliant.
À l’heure actuelle, l’Ontario oriente son engagement en matière de recherche et d’innovation de manière à faire de la province un centre incontournable pour les spécialistes de renommée mondiale, des spécialistes comme le docteur Tom Hudson, déménagé de Montréal pour s’installer à Toronto, et tels d’autres chercheurs chevronnés de l’Institut, notamment le docteur Lincoln Stein (du Cold Spring Harbor Laboratory, à New York) et le docteur John McPherson, de retour en Ontario après avoir travaillé aux États-Unis pendant une vingtaine d’années.
Le ministère de la Recherche et de l’Innovation a engagé près de 435 millions de dollars depuis 2003 pour soutenir le travail de ces établissements – un travail de chef de file sur la scène mondiale – et contribue au projet en versant la somme de 450 000 $ par l’intermédiaire de l’Institut ontarien de recherche sur le cancer.
Les essais cliniques auront lieu au Juravinski Cancer Centre de l’Hôpital général Henderson, ce dernier faisant partie du réseau Hamilton Health Sciences (association des sciences de la santé de Hamilton).