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HISTOIRES DE RÉUSSITE 

 

Du laboratoire au chevet du malade : de nouveaux outils

Les professeurs Miller (à la toute gauche) et Goh (debout) dans le laboratoire de laser en compagnie de l’étudiant diplômé, Maher Harb (deuxième à partir de la gauche), et du boursier de recherches postdoctorales, Alberto German Sciaini (à droite), passant en revue les dernières données au moyen de lasers femtosecondes pour étudier les systèmes moléculaires et à l’état solide.
Les professeurs Miller (à la toute gauche) et Goh (debout) dans le laboratoire de laser en compagnie de l’étudiant diplômé, Maher Harb (deuxième à partir de la gauche), et du boursier de recherches postdoctorales, Alberto German Sciaini (à droite), passant en revue les dernières données au moyen de lasers femtosecondes pour étudier les systèmes moléculaires et à l’état solide.

« Les instruments de pointe pour l’étude des systèmes biologiques se sont avérés essentiels pour révolutionner notre compréhension de la santé et de la maladie, selon Dwayne Miller, professeur de chimie et de physique à l’Université de Toronto et directeur de l’Institute for Optical Sciences (IOS).

« Les technologies et concepts susceptibles de faire franchir de nouveaux pas à la biologie et à la médecine existent déjà dans les laboratoires des scientifiques et des ingénieurs. Ils sont cependant encore loin d’avoir atteint le stade où ils pourraient être utilisés par les professionnels des sciences de la vie. »

Pour réduire le délai du processus de matérialisation d’un concept, qui a toujours été long, M. Miller lance un nouveau projet de recherche d’une valeur de 23,5 millions de dollars. Ce projet est financé en partie par une subvention de 7,8 millions du Fonds pour la recherche en Ontario du gouvernement McGuinty, un programme piloté par le ministère de la Recherche et de l’Innovation.

« Prenons comme exemple la résonance magnétique nucléaire, qui est l’un des outils les plus importants de la science moderne, souligne M. Miller. Sa description théorique remonte aux années 1930 et sa démonstration expérimentale, en 1946. Or, la première expérience d’imagerie par résonance magnétique n’a eu lieu qu’en 1973 et ce n’est qu’en 1983 que le premier instrument commercial a été produit. Tout cela représente un écart de près de cinq décennies, soit cinq décennies de souffrances inutiles.

« Notre but est d’accélérer grandement le processus permettant de sortir les nouveaux appareils d’essai et de traitement des laboratoires pour en faire bénéficier le malade. »

M. Miller et son équipe de l’IOS proposent de développer des outils de haute précision légers et axés sur les nanotechnologies, qui pourront lire la composition chimique d’une cellule. En combinant de manière unique la technologie du laser et les capteurs moléculaires développés à l’Université de Toronto, on mettra au point de nouveaux outils révolutionnaires qui détecteront les maladies à leur stade le plus précoce possible.

Parallèlement, M. Miller et son équipe comptent aussi développer des biocapteurs à faible coût pour établir des diagnostics à la maison et au chevet. Ces dispositifs amélioreront et accéléreront les soins et en diminueront les coûts.

Afin de hâter le processus de commercialisation, l’équipe de l’IOS travaillera en collaboration étroite avec les scientifiques, qui sont les utilisateurs finals de la technologie, et avec les spécialistes de la commercialisation, qui les aideront à rétrécir l’écart entre les concepteurs et les utilisateurs.
 
Rocky Ganske, président d’Axela Biosensors, une société de biotechnologie qui a son siège à Toronto et qui se spécialise dans la recherche et le développement d’outils de diagnostic, est l’un de ces spécialistes. M. Ganske compte 30 années d’expérience au chapitre de la commercialisation dans le domaine des sciences de la vie et il est très enthousiaste devant les réalisations du laboratoire de M. Miller.

« Partout, les systèmes de soins de santé doivent composer avec la montée des coûts. L’un des moyens de réduire ceux-ci est de rapprocher le processus de diagnostic du patient, ce qui est le but de ce projet. Si nous réussissons, nous pourrons contribuer à changer la dynamique de la prestation des soins et aider l’Ontario à se tailler une place enviable dans le domaine du diagnostic. »

Une telle percée permettrait aussi à l’Institute for Optical Sciences de se hisser dans le club sélect des centres de recherche de calibre mondial spécialisés dans la science et la technologie de l’optique.

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