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| David Wilkinson (à gauche) et Jidong Kang (à droite) examinent les résultats d’un essai de bombement sur un alliage d’aluminium coulé en bandes. |
Avec son chiffre d’affaires annuel de 100 milliards de dollars, l’industrie automobile est sans contredit le moteur de l’économie de l’Ontario.
Cependant, bien que nous fabriquions davantage de voitures et de pièces que partout ailleurs en Amérique du Nord, notre industrie a, au cours des dernières années, été soumise aux pressions croissantes des économies à faible coût et moins réglementées.
C’est dans ce contexte qu’a été lancée l’Initiative for Automotive Manufacturing Innovation (IAMI), un réseau de recherche de calibre mondial de l’industrie des produits automobiles.
L’IAMI, qui est établie à l’Université McMAster et à l’Université de Waterloo, s’est donné un but précis : assurer à l’Ontario l’avance technologique dont elle a besoin pour faire face à la concurrence croissante.
« L’industrie automobile a connu des changements radicaux au cours de la dernière décennie et en connaîtra encore davantage durant la prochaine, croit le codirecteur et chercheur principal de l’IAMI, David Wilkinson, qui est également directeur du McMaster Centre for Automotive Materials et du McMaster Manufacturing Research Institute. Nous ne pouvons être concurrentiels au chapitre des coûts. Nous devons par conséquent nous démarquer au plan des connaissances et de l’innovation et c’est ce que nous visons par cette initiative. »
L’IAMI, qui bénéficie d’un financement de 46,5 millions de dollars sur cinq ans, dont 15,5 millions du Fonds pour la recherche en Ontario du gouvernement McGuinty, un programme piloté par le ministère de la Recherche et de l’Innovation, met en présence 30 chercheurs de haut niveau et divers partenaires, dont des fabricants automobiles, des fabricants de pièces, des développeurs de matériaux et des fabricants d’équipement.
« Ce qui est unique dans le cas de l’IAMI, c’est que plutôt que de s’attaquer à un seul problème, ce qui est le fait de la plupart des projets de recherche courants, ses intervenants se pencheront sur le développement de l’ensemble de la structure de la carrosserie de l’avenir, a souligné M. Wilkinson. La participation de l’industrie et du gouvernement nous donne une rare occasion de produire un impact d’envergure sur toute l’industrie. »
L’IAMI mènera des recherches de pointe dans les domaines clés des matériaux et revêtements de pointe, des procédés de fabrication perfectionnés et du rendement des produits.
En outre, pour assurer la commercialisation et la mise en oeuvre rapide par l’industrie des progrès technologiques engendrés par ces recherches, on pourra compter sur un programme dynamique de transfert de technologie qui mise sur le savoir-faire du Xerox Centre for Entrepreneurship and Innovation, à McMaster, et du Centre of Business, Entrepreneurship and Technology, à Waterloo.
« Tous les éléments nécessaires sont en place, estime M. Wilkinson. Nous pouvons compter sur certains des chercheurs les plus éminents de l’Ontario – sans oublier que le projet permettra de former 200 autres jeunes chercheurs de talent -, sur un cadre de recherche concertée et sur des partenariats industriels vigoureux. Nous pouvons aussi compter sur un gouvernement qui favorise activement l’innovation, de sorte que nous bénéficions du contexte voulu pour nous acheminer vers la réussite. »
John Wood, conseiller principal en recherche-développement et en technologie à GM Canada, est d’accord avec M. Wilkinson.
« L’innovation est un élément fondamental de la préservation du succès de l’industrie automobile ontarienne, a-t-il affirmé. Par cette collaboration, non seulement serons-nous en mesure de concevoir des pièces et des procédés meilleurs qui nous aideront à préserver notre compétitivité, mais nous produirons aussi des chercheurs mieux éduqués qui nous permettront de multiplier les innovations. »
Tirez votre inspiration de la lecture du récit de ces réussites ontariennes dans les domaines de la recherche et de l'innovation.
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