HISTOIRES DE RÉUSSITE
Centre For The Control Of Emerging Contaminants : Protection De Notre Approvisionnement En Eau
En mai 2007, de grands organismes médiatiques, dans tout le pays, ont rendu compte d’une étude menée par une ichtyologiste canadienne. Elle a découvert que d’infimes quantités d’oestrogènes – servant dans les contraceptifs oraux – détectées dans l’eau de lac suffisaient pour gravement altérer la croissance d’espèces entières de poissons.
Ce rapport est presque passé inaperçu dans le public, mais il a attiré l’attention de M. Wayne Parker, à l’université Waterloo. Depuis des années, ce professeur de génie civil et environnemental s’intéresse aux « contaminants émergents » de l’eau et à l’effet qu’ils produisent sur la santé de l’être humain.
« Par « contaminants émergents », on désigne les milliers de composés rejetés chaque jour dans nos systèmes fluviaux, déclare-t-il. Ils comprennent des substances comme les résidus de médicaments, les produits de soins personnels, les produits d’entretien ménager, les produits chimiques industriels et, même, de « nouveaux » composés libérés chaque jour dans notre système fluvial, précise-t-il.
« Nombre de ces composés ne subissent presque aucune modification quand ils passent dans les systèmes d’épuration des eaux usées, systèmes qui n’avaient jamais été conçus pour enlever ces substances et qui peuvent se retrouver dans des puits et dans des sources municipales d’eau potable. »
Les contaminants émergents (CE) préoccupent de plus en plus la population canadienne, mais on en comprend mal les dangers.
C’est toutefois sur le point de changer, grâce à M. Parker et à son équipe de chercheurs et de chercheuses de cinq universités de l’Ontario, qui créent un Centre for the Control of Emerging Contaminants (CCEC). Ce centre de 14,5 millions de dollars, financé en partie par le Programme d’excellence en recherche du ministère de la Recherche et de l’Innovation, rassemblera un groupe interdisciplinaire composé de nombre de scientifiques de l’eau, parmi les plus respectés du Canada, ainsi que de partenaires de l’industrie et du gouvernement.
Ce centre se concentrera sur l’élimination des contaminants émergents de l’eau et des eaux usées. En particulier, les chercheurs et chercheuses concevront et éprouveront de nouvelles technologies pour mesurer, surveiller, supprimer et enlever les CE dans les systèmes d’épuration de l’eau actuels et de la prochaine génération.
« Les technologies que nous concevons non seulement feront de l’Ontario un chef de file international dans l’élimination des CE, mais aussi pourraient donner lieu à d’énormes retombées commerciales, a affirmé M. Parker. Les menaces que constituent les CE sont mondiales. La conception de méthodes d’intervention efficaces sera très profitable. Voilà pourquoi nous avons pu inciter plusieurs compagnies ontariennes de classe mondiale à participer au centre. »
L’une de celles-ci est Trojan Technologies. Cette compagnie établie en Ontario, à London, offre des solutions évoluées d’épuration de l’eau par ultraviolets (UV) adoptées aux quatre coins du globe.
« De nouveaux contaminants ne cessent de se pointer à l’horizon, a déclaré M. Ted Mao, vice-président à la recherche de Trojan. En collaborant avec le centre, il nous sera plus facile d’identifier ces contaminants et nous pourrons mettre au point de nouvelles et meilleures façons de les traiter, ce qui contribuera à nous donner un important avantage concurrentiel. »



