HISTOIRES DE RÉUSSITE

L’équipe de chercheurs de l’U. de T. vise à mettre en valeur le vent pour produire une énergie propre

M. Reza Iravani, professeur (à gauche), et M. Armen Baronijan, associé de recherche (à droite), réalisant un essai sur l’installation expérimentale d’énergie éolienne à l’Université de Toronto.
M. Reza Iravani, professeur (à gauche), et M. Armen Baronijan, associé de recherche (à droite), réalisant un essai sur l’installation expérimentale d’énergie éolienne à l’Université de Toronto.

La puissance éolienne – une énergie propre et renouvelable. Et elle diversifie l’approvisionnement en énergie.

Mais elle pose un gros problème. Puisque le vent ne souffle pas en permanence, l’électricité alimentée par le vent peut être imprévisible. Et cela ralentit sa croissance tant en Ontario que dans le reste du monde.

Concevoir une manière de rendre l’énergie éolienne fiable est le but de M. Reza Iravani et son équipe de recherche au Centre for Applied Power Electronics (CAPE). Ils amorcent un projet de 10,5 millions $ sur cinq ans, financé en partie par le Fonds pour la recherche en Ontario du gouvernement McGuinty, un programme du ministère de la Recherche et de l’Innovation.

« La demande en électricité augmente rapidement », explique M. Iravani, professeur de génie électrique et informatique à l’Université de Toronto. « Au même moment, les gouvernements sont à l’affût de façons de réduire les gaz à effet de serre. L’énergie éolienne pourrait jouer un grand rôle dans l’atteinte de ces deux objectifs.
 
« Notre solution est un système de convertisseur électronique d’énergie qui intégrera une unité éolienne ou un parc éolien et un système d’entreposage de l’énergie dans des piles et c’est ce que nous visons à développer. »

Bien que cela puisse sembler fort simple, il y a un certain nombre de défis à relever. Pour commencer, le système doit être très efficace et capter toute l’énergie éolienne possible puis l’emmagasiner dans la pile ou l’acheminer vers le réseau électrique. Il doit également être intelligent et libérer la bonne quantité de puissance lorsque c’est nécessaire. Enfin, le système doit pouvoir coordonner ses activités avec celles des autres systèmes dans le réseau énergétique, y compris les systèmes d’hydroélectricité et d’énergie nucléaire, afin de contribuer à l’efficacité et à la stabilité globales d’un système d’alimentation en électricité.

« C’est un domaine de recherche plutôt nouveau », affirme M. Iravani. « Il y a eu certains développements préliminaires au cours des deux ou trois dernières années, mais nous croyons qu’avec notre savoir-faire en recherche et développement dans ce domaine, nous avons une possibilité très réelle de positionner l’Ontario comme leader technologique dans la production d’énergie éolienne. »

M. Shashi Dewan, président du concepteur industriel électrique Digital Predictive Systems Inc. de Mississauga, est d’accord. Son entreprise est l’un des partenaires privés en jeu dans le projet de M. Iravani.

« Il y a un énorme marché pour cette technologie à l’échelle du globe », soutient M. Dewan. « Bien que l’énergie éolienne ne compte encore que pour une partie relativement faible de l’approvisionnement en électricité, c’est la ressource énergétique qui connaît la croissance la plus rapide au monde. Si nous parvenons à commercialiser cette technologie – et nous comptons bien le faire – nous ne faisons pas qu’installer l’Ontario comme important intervenant dans l’économie de l’hydrogène, nous créons de nouvelles possibilités pour les entreprises qui démarrent et des emplois de haute technologie dans l’important domaine stratégique de l’énergie renouvelable.

« Les retombées éventuelles pour l’Ontario sont énormes. »

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